Jesús Caldera

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Jesús Caldera
Jesús Caldera, à la conférence politique du PSOE de 2010.
Jesús Caldera, à la conférence politique du PSOE de 2010.
Fonctions
Ministre espagnol du Travail
et des Affaires sociales

(3 ans 11 mois et 27 jours)
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Gouvernement Zapatero I
Prédécesseur Eduardo Zaplana
Successeur Celestino Corbacho (Travail)
Mercedes Cabrera (Social)
Bibiana Aído (Égalité)
Porte-parole du groupe socialiste
au Congrès des députés

(3 ans 6 mois et 28 jours)
Législature VIIe
Prédécesseur Luis Martínez Noval
Successeur Alfredo Pérez Rubalcaba
Secrétaire général du groupe socialiste
au Congrès des députés

(4 ans 8 mois et 12 jours)
Législature Ve et VIe
Prédécesseur José Vicente Beviá
Successeur María Teresa Fernández de la Vega
Député aux Cortes Generales

(33 ans 1 mois et 25 jours)
Élection
Réélection






Législature IIe, IIIe, IVe, Ve, VIe,
VIIe, VIIIe, IXe, Xe
Groupe politique Socialiste
Biographie
Nom de naissance Jesús Caldera Sánchez-
Capitán
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Béjar (Espagne)
Parti politique PSOE
Diplômé de Université complutense de Madrid
Profession Fonctionnaire local

Jesús Caldera
Ministres du Travail d'Espagne

Jesús Caldera Sánchez-Capitán, né le à Béjar, est un homme politique espagnol membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Il est député de Salamanque entre 1982 et 2016, secrétaire général du groupe socialiste au Congrès des députés entre 1993 et 1998, porte-parole du groupe de 2000 à 2004, ministre du Travail et des Affaires sociales entre 2004 et 2008, et secrétaire aux Idées et aux Programmes du PSOE de 2008 à 2014.

Biographie[modifier | modifier le code]

Un très jeune député[modifier | modifier le code]

Il est titulaire d'une licence de sciences politiques et sociologie, et d'une licence de droit obtenues à l'université complutense de Madrid. Ayant réussi le concours des secrétaires de l'administration locale au début des années 1980, il est affecté à la mairie d'Ávila.

Il adhère en 1979 au PSOE. Pour les élections législatives anticipées du 28 octobre 1982, il est investi en troisième position sur la liste de la province de Salamanque[1]. Avec un total de 46 % des voix, les socialistes emportent trois des quatre sièges. À 25 ans, Jesús Caldera est élu au Congrès des députés, et passe ce premier mandat comme simple membre de la commission du Régime des administrations publiques[2].

Une lente ascension[modifier | modifier le code]

En vue des élections anticipées du 22 juin 1986, il est remonté à la deuxième place à Salamanque[3]. Cela sauve son mandat puisque les 38,7 % du PSOE ne lui garantissent que deux élus. Il continue de siéger à la commission du Régime des administrations publiques, mais devient en 1987 membre suppléant de la députation permanente[4].

Il est à nouveau investi à la deuxième place dans la province de Salamanque pour le scrutin anticipé du 29 octobre 1989[5]. Pour ce troisième mandat, il reste à la commission du Régime des administrations publiques et membre suppléant de la députation permanente. Cependant, en 1990, il intègre en plus la commission bicamérale pour les Communautés européennes, puis la commission des Affaires étrangères[6].

Le numéro deux du groupe parlementaire[modifier | modifier le code]

Dans la perspective des élections législatives anticipées du 6 juin 1993, il se trouve investi à 35 ans tête de liste socialiste dans la circonscription de Salamanque[7].

Lors de la réunion de la commission exécutive fédérale du PSOE du , le porte-parole du groupe parlementaire au Congrès Carlos Solchaga le propose comme secrétaire général du groupe, en lieu et place de José María Mohedano, dont le nom avait été approuvé pour cette fonction le précédent[8]. Le , Solchaga confirme aux députés socialistes qu'il désigne Jesús Caldera aux fonctions de numéro deux du groupe parlementaire[9]. Siégeant à la députation permanente et à la commission du Règlement[10], il est confirmé par Joaquín Almunia en 1994.

Il est une fois de plus reconduit dans ses responsabilités internes, après les élections législatives anticipées du 3 mars 1996 où il mène de nouveau la liste du PSOE dans la province de Salamanque[11]. Initialement, il reste membre de la députation permanente et à la commission du Règlement, et se trouve confirmé dans ses fonctions en 1997 par Juan Manuel Eguiagaray.

Le , le groupe parlementaire valide à l'unanimité le bureau proposé par le nouveau porte-parole Josep Borrell dans lequel le poste de secrétaire général revient à l'ancienne secrétaire d'État María Teresa Fernández de la Vega[12], quand bien même Almunia et Eguiagaray avaient défendu devant Borrell les qualités de Caldera[13]. Il rejoint alors au mois de septembre la commission des Budgets, devient suppléant à la députation permanente et porte-parole socialiste à la commission des Infrastructures[14],[15]. Il est réélu aux élections législatives du 12 mars 2000.

Un proche de Zapatero[modifier | modifier le code]

Ayant participé au groupe « Nouvelle voie » (en espagnol : Nueva Vía) qui porte en le rénovateur José Luis Rodríguez Zapatero au secrétariat général du PSOE, Caldera est désigné le de ce même mois comme futur porte-parole du groupe parlementaire au Congrès[16]. À la fin du mois d'août, la commission exécutive du parti valide la composition du nouveau bureau, dans lequel Fernández de la Vega est confirmée en tant que secrétaire générale[17]. Très rapidement, il est perçu comme l'un des « numéro deux » de Zapatero avec le secrétaire à l'Organisation du PSOE José Blanco, ce dernier affirmant toutefois que ce titre revient uniquement au porte-parole parlementaire[18].

Le , lors du débat parlementaire au sujet du naufrage du pétrolier Prestige, il fait l'objet d'une attaque en règle du Parti populaire (PP) après avoir accusé le gouvernement d'être responsable de l'accident en omettant partiellement le déroulement des faits : qualifié de député « indigne » par le premier vice-président du gouvernement Mariano Rajoy la veille, il voit l'ensemble des députés du PP, à l'exception du porte-parole Luis de Grandes, quitter leurs sièges au moment de son intervention dans l'hémicycle[19]. Le surlendemain, il reconnaît devant Rajoy avoir « commis une erreur » et affirme n'avoir « jamais eu l'intention de manipuler, altérer ou falsifier »[20].

Il est choisi le comme coordonnateur du programme électoral du PSOE pour les élections de 2004, lors de la constitution du comité électoral dont le coordonateur est José Blanco, le coordonateur adjoint Alfredo Pérez Rubalcaba et la porte-parole Carme Chacón[21]. En conséquence, il est responsable des travaux de la conférence politique convoquée en afin de valider les bases du projet socialiste[22].

Ministre du Travail[modifier | modifier le code]

Jesús Caldera en 2007, au cours de la conférence de presse postérieure à la réunion du conseil des ministres.

Après que les socialistes ont remporté la majorité relative aux élections législatives du 14 mars 2004, Zapatero annonce le que Jesús Caldera, qu'il perçoit comme un homme de combat politique, occupera les fonctions de ministre du Travail et des Affaires sociales et non un poste de vice-président du gouvernement comme cela avait un temps envisagé[23]. Son intention est de transformer son ministère en un grand département ministériel des politiques sociales, s'appuyant notamment sur Consuelo Rumí, chargée des migrations, et Amparo Valcarce, chargée des questions sociales[24].

Il est formellement nommé le , à l'âge de 46 ans, et prend possession de ses fonctions le lendemain. Son premier objectif est de présenter en conseil des ministres l'avant-projet de loi relatif à la violence faite aux femmes, dont le texte final doit être le premier adopté par les nouvelles Cortes Generales[25]. Il annonce le la création immédiate du secrétariat général des Politiques d'égalité et que la loi sur les violences domestiques prévoira l'institution d'une délégation du gouvernement spécifique à cette problématique[26]. Le gouvernement ayant l'objectif que le salaire minimum atteigne 600 euros en 2008, le ministre du Travail décide au cours du mois de qu'il passera de 460 à 490 euros dès le [27].

La loi organique relative aux mesures de protection intégrale contre les violences faites aux femmes est approuvée définitivement par le Congrès des députés le suivant, sans vote contre ni abstention. À cette occasion, Caldera assume ce texte comme un exemple « d'actions discriminatoires positives » : « quand les inégalités sont si profondes, il faut établir des actions inégales pour réellement créer l'égalité »[28].

Après un accord passé avec l'ensemble des partis – à l'exception du Parti populaire – et les partenaires sociaux, il fait adopter le par le gouvernement le décret permettant de régulariser huit cent mille immigrés clandestins, ceux-ci remplissant les deux conditions posées, à savoir vivre en Espagne depuis au moins six mois et disposer d'un contrat de travail. Il explique ainsi vouloir faciliter l'immigration légale, en connectant le phénomène migratoire avec le marché du travail. Cette politique est vertement critiquée par le PP, dont le secrétaire général Ángel Acebes affirme qu'elle est contraire à la politique de l'Union européenne et dénonce une « politique de portes ouvertes »[29].

Il annonce, le , que le salaire minimum interprofessionnel croîtra encore de 5 % pour atteindre 540 euros au [30]. Le , il présente à la presse l'avant-projet de loi de promotion de l'autonomie personnelle et d'attention aux personnes dépendantes, qui prévoit près d'un milliard quatre cent millions d'euros de dépenses publiques par an entre 2007 et 2015 pour la mise en place d'un système complet de financement de l'aide aux personnes de plus de 65 ans en situation de dépendance[31]. Quelques mois plus tard, le , le gouvernement, les syndicats et le patronat signent leur premier accord collectif depuis la victoire des socialistes en 2004, dont l'objectif est de réduire les contrats temporaires et le chômage des femmes, tout en réduisant les cotisations sociales patronales et augmentant les aides à l'embauche des entreprises, un pacte que Caldera juge « ambitieux, réaliste et cohérent »[32]. Le décret-loi d'application est adopté dès le pour une entrée en vigueur au , les deux cent mille contractuels temporaires de la fonction publique étant concernés par les règles de passage au contrat à durée indéterminée, pour un coût de plus d'un milliard d'euros[33]. Un nouvel accord, jugé plus timide, réformant les pensions de veuvage et de retraite est signé le [34].

À la fin de l'année, le , le Congrès adopte définitivement la loi sur la dépendance, sans le soutien des nationalistes catalans et basques, qui jugent que ce texte est une ingérence dans les compétences décentralisées. Cette loi institue le « droit subjectif des citoyens » à bénéficier d'une aide pour la vie quotidienne, incluant les personnes en situation de handicap physique et mental, un tronc commun de services que toutes les communautés autonomes devront assurer et un financement par les bénéficiaires, en fonction de leurs revenus[35]. La loi relative à l'égalité est adoptée quatre mois et demi plus tard, le , avec l'abstention du Parti populaire, prévoyant au moins 40 % de femmes sur les listes de candidatures électorales, un plan d'égalité dans certaines entreprises et un congé de paternité de quinze jours[36].

En , les Cortes Generales adoptent la loi créant le « chèque bébé », une aide de deux mille cinq cents euros pour toute naissance ou adoption, une mesure jugée électoraliste par la plupart des groupes parlementaires et sur laquelle le PP décide de s'abstenir[37].

« L'idéologue » du PSOE[modifier | modifier le code]

Jesús Caldera intervenant devant la conférence politique du PSOE de 2010.

Coordonnateur du programme électoral pour les élections générales du 9 mars 2008 et réélu député de Salamanque, il révèle trois semaines après le scrutin qu'il n'a toujours pas été appelé par Zapatero pour évoquer son avenir ministériel[38]. Il ne figure finalement pas dans la liste du cabinet dévoilée le suivant, expliquant se sentir « satisfait » et révélant que Zapatero lui a confié « une nouvelle mission sur le terrain des idées »[39]. Son éviction est vécue comme une surprise, du fait de son excellente gestion au cours des quatre années passées[40].

Deux jours plus tard, José Blanco confirme que Caldera aura la responsabilité de présider une nouvelle fondation du PSOE, qui remplacera les quatre structures actuelles à l'issue du congrès fédéral convoqué en et qu'il commence immédiatement à travailler sur la fusion de ces institutions, dont l'une est présidée par Felipe González et une autre par Alfonso Guerra[41]. Ainsi, comme la plupart des membres de Nueva Vía, il se trouve hors du nouveau gouvernement, mais il explique que le plus important est de « développer un projet qui a débuté avec Nouvelle voie », tout en reconnaissant que le président du gouvernement a procédé à un renouvellement pour entamer « une nouvelle étape avec une nouvelle génération »[42]. Au Congrès des députés, il préside la commission des Politiques d'intégration du handicap et siège à la députation permanente[43].

Le , le trente-septième congrès fédéral du Parti socialiste ouvrier espagnol confirme la création de la « fondation IDEAS ». Zapatero explique que « ideas » (« idées » en français) est à la fois « une belle idée » et un acronyme qui regroupe « les cinq raisons d'être et de vivre » des socialistes : l'égalité (en espagnol : igualdad), les droits, l'écologie, l'action et la solidarité[44]. Caldera intègre par ailleurs la commission exécutive fédérale du parti, au poste nouvellement créé de secrétaire aux Idées et aux Projets[45]. Dans l'année qui suit, IDEAS propose de réguler les transactions financières, d'améliorer la gouvernance des entreprises ou encore de fermer toutes les centrales nucléaires pour développer les énergies renouvelables[46],[47].

Un retrait programmé[modifier | modifier le code]

Pour la campagne des élections générales anticipées du 20 novembre 2011, le chef de file socialiste Alfredo Pérez Rubalcaba le choisit pour occuper une nouvelle fois les fonctions de coordonnateur du programme électoral, la coordination de la campagne étant confié à la députée Elena Valenciano[48]. Réélu parlementaire, il est choisi le comme rédacteur de la motion d'orientation (en espagnol : ponencia marco) du trente-huitième congrès fédéral, convoqué au début du mois de à Séville[49]. Lors du processus de désignation du secrétaire général, il soutient Rubalcaba face à Carme Chacón et se voit confirmé dans ses fonctions à la commission exécutive lors de la clôture du congrès, le [50].

Initialement désigné porte-parole socialiste à la commission de l'Emploi et de la Sécurité sociale du Congrès des députés, il devient premier vice-président de la commission de l'Économie et de la Compétitivité en [51]. En , Rubalcaba décide de la fermeture de la fondation IDEAS – du fait d'un scandale financier causé par l'ancien directeur de la structure – à compter du et de la création d'une nouvelle institution dont Caldera sera toujours le principal dirigeant[52]. À la fin du mois de juillet 2014, il quitte les organes de la direction fédérale du PSOE, à l'issue du congrès extraordinaire qui consacre le remplacement de Rubalcaba par Pedro Sánchez.

Le , il succède à Manuel Chaves comme président de la commission de Suivi et d'évaluation des accords du pacte de Tolède[51]. Deux mois plus tard, il annonce publiquement qu'il ne sera pas candidat aux élections générales du suivant, indiquant qu'il s'en va « volontairement » et qu'il appuie pleinement Sánchez comme chef de file[53]. Il met ainsi un terme à trente-trois ans de vie politique.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il est marié et père de trois enfants[51].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado convocadas por Real Decreto 2057/1982, de 27 de agosto. », Bulletin officiel de l'État, publié le 2 octobre 1982
  2. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la IIe législature, site du Congrès des députés
  3. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 794/1986, de 22 de abril. », Bulletin officiel de l'État, publié le 21 mai 1986
  4. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la IIIe législature, site du Congrès des députés
  5. (es) « Candidaturas presentadas para las Elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 1047/1989, de 1 de septiembre. », Bulletin officiel de l'État, publié le 24 septembre 1989
  6. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la IVe législature, site du Congrès des députés
  7. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 534/1993, de 12 de abril », Bulletin officiel de l'État, publié le
  8. (es) « Caldera, un diputado próximo a Solchaga », El País, le
  9. (es) « Solchaga elige a Mohedano portavoz de comisión, por su "menor imagen exterior" », El País, le
  10. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la Ve législature, site du Congrès des députés
  11. (es) « Candidaturas proclamadas para las elecciones al Congreso de los Diputados y al Senado, convocadas por Real Decreto 1/1996, de 8 de enero », Bulletin officiel de l'État, publié le
  12. (es) « Apoyo unánime del PSOE a la nueva dirección del Grupo Parlamentario », El País, le
  13. (es) « Martínez Noval acepta ser adjunto de Borrell en el grupo parlamentario », El País, le
  14. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la VIe législature, site du Congrès des députés
  15. (es) « VI Legislatura (1996-2000) – Composición de la Comisión de Infraestructuras. », site du Congrès des députés
  16. (es) « Zapatero "intensificará" la relación con el Gobierno, pero con la mano tendida al PNV », El País, le
  17. (es) « Zapatero incorpora diputados afines a la dirección del grupo parlamentario », El País, le
  18. (es) « El círculo íntimo de Zapatero », El País, le
  19. (es) « El Gobierno y el PP convierten en una causa general contra Caldera el debate del 'Prestige' », El País, le
  20. (es) « Caldera dice que su "error" fue no contar con "las malas artes del PP" », El País, le
  21. (es) « Zapatero refuerza el papel de Blanco, Caldera y Rubalcaba en la cúpula socialista », El País, le
  22. (es) « Zapatero encarga a sus "10 notables" unas primeras actuaciones de gobierno », El País, le
  23. (es) « La cara socialdemócrata del nuevo Gobierno », El País, le
  24. (es) « Solbes completa la cúpula de Economía con David Vegara y Juana Lázaro », El País, le
  25. (es) « Caldera se estrena con una ley contra la violencia machista », El País, le
  26. (es) « El Gobierno crea una secretaría de igualdad para combatir la discriminación », El País, le
  27. (es) « El salario mínimo subirá un 6,6% en julio », El País, le
  28. (es) « Unanimidad contra la violencia machista », El País, le
  29. (es) « El Gobierno aprueba el Reglamento que permitirá regularizar a 800.000 inmigrantes », El País, le
  30. (es) « El salario mínimo subirá el 5% en enero para alcanzar los 540 euros al mes », El País, le
  31. (es) « El Estado gastará 1.400 millones al año para implantar la Ley de Dependencia », El País, le
  32. (es) « Zapatero asegura que la reforma laboral mejorará la productividad », El País, le
  33. (es) « Caldera asegura que la reforma laboral reducirá la temporalidad un 20% », El País, le
  34. (es) « Gobierno, patronal y sindicatos firman el segundo acuerdo social de la legislatura », El País, le
  35. (es) « La atención pública a las personas dependientes despegará la próxima primavera », El País, le
  36. (es) « Clara Campoamor en el recuerdo », El País, le
  37. (es) « El Senado aprueba el "cheque bebé" con las abstenciones de CiU y del PP », Público, le
  38. (es) « Caldera, a la espera de la llamada de Zapatero », El País, le
  39. (es) « Chacón, primera mujer al frente de Defensa », El País, le
  40. (es) « Cinco caras nuevas y sin Caldera », El País, le
  41. (es) « El PSOE unirá sus cuatro fundaciones en la que será dirigida por Caldera », El País, le
  42. (es) « La Nueva Vía, en 'vía muerta' », El País, le
  43. (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la IXe législature, site du Congrès des députés
  44. (es) « El observatorio que dirige Caldera se llamará IDEAS », El País, le
  45. (es) « Zapatero aúpa a Leire Pajín », El País, le
  46. (es) « La Fundación de Caldera se estrena con recetas para la crisis », El País, le
  47. (es) « La fundación del PSOE pide cerrar todas las nucleares », El País, le
  48. (es) « Caldera coordinará el programa y Valenciano la campaña de Rubalcaba », El País, le
  49. (es) « Rubalcaba será la voz y el rostro del PSOE hasta el próximo congreso », El País, le
  50. (es) « Ejecutiva continuista... de Rubalcaba », El País, le
  51. a, b et c (es) « Caldera Sánchez-Capitán, Jesús », fiche biographique de la Xe législature, site du Congrès des députés
  52. (es) « El PSOE cerrará la Fundación Ideas un año después del ‘caso Amy Martin’ », El País, le
  53. (es) « Dos ministros de Zapatero dejan la política », El País, le

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]