Cierp-Gaud

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Cierp-Gaud
Le château de Cierp, actuelle mairie de Cierp-Gaud.
Le château de Cierp, actuelle mairie de Cierp-Gaud.
Blason de Cierp-Gaud
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Haute-Garonne
Arrondissement Saint-Gaudens
Canton Bagnères-de-Luchon
Intercommunalité Communauté de communes du Canton de Saint-Béat
Maire
Mandat
Joël Gros
2014-2020
Code postal 31440
Code commune 31144
Démographie
Gentilé Cierpois-Gaudois
Population
municipale
807 hab. (2012)
Densité 58 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 54′ 59″ N 0° 38′ 22″ E / 42.9163888889, 0.63944444444442° 54′ 59″ Nord 0° 38′ 22″ Est / 42.9163888889, 0.639444444444  
Altitude Min. 460 m – Max. 1 894 m
Superficie 13,90 km2
Localisation

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Cierp-Gaud

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Cierp-Gaud

Cierp-Gaud est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région Midi-Pyrénées.

Ses habitants sont appelés les Cierpois-Gaudois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Pique à Cierp-Gaud.

Commune située au pied des Pyrénées, sur la Pique, à 35  km au sud de Saint-Gaudens et à 15  km de l'Espagne, dans le Haut Comminges.

L'altitude minimale, 460 mètres, se trouve au nord, là où la Pique quitte le territoire communal pour servir de limite entre ceux de Chaum et d'Esténos. L'altitude maximale atteint 1 894 mètres au pic de Maupas, à l'extrême-sud, en limite de deux autres communes, Baren et Marignac.

La commune est desservie par les routes départementales 44 et 125. À proximité immédiate, la gare de Marignac - Saint-Béat située sur la ligne de Montréjeau à Luchon permet un accès par le train.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Cierp-Gaud est limitrophe de onze autres communes, dont cinq dans le département des Hautes-Pyrénées. Au nord-ouest, le territoire communal de Cierp-Gaud est limitrophe de celui de Cazarilh par un simple quadripoint au Soum d'Esclété[1]. Au nord, il est limitrophe de celui de Saléchan par un autre quadripoint, au sommet de Cot de Coudous.

Communes limitrophes de Cierp-Gaud
Thèbe
(Hautes-Pyrénées),
Cazarilh
(Hautes-Pyrénées),
Saléchan
(Hautes-Pyrénées),
Esténos
Chaum
Mauléon-Barousse
(Hautes-Pyrénées),
Esbareich
(Hautes-Pyrénées)
Cierp-Gaud Marignac
Signac Burgalays,
Baren

Histoire[modifier | modifier le code]

Environ 3 000 ans av. J.-C., sous la poussée de nouvelles populations venues du nord-est de l'Europe qui occupèrent les sous-plateaux pyrénéens, les montagnes servirent probablement de refuge à des populations qui s'installèrent à flanc de montagne, sur les soulasses (terrasses glaciaires), évitant ainsi les fonds de vallées marécageux.

C'est ainsi que s'installent les Celtes (900 à 500 av. J.-C.) puis les Ibères (600 av. J.-C.) et les Volques Tectosages (IIIe siècle av. J.-C.).

Vers 125 av. J.-C. les Romains soumettent les montagnes commingeoises et en 75 av. J.-C. rattachent les Gautes ou Guitos, peuple du confluent Pique - Garonne, aux Convènes (les Convenae, d'où le nom de Comminges), peuple du Comminges né du succès de Pompée sur Sertorius qui après avoir maté la révolte des Celtibères fait de la région un vaste camp de prisonniers.

En 52 av. J.-C., les Gautes restent insensibles à la cause de Pompée et à l'appel de Vercingétorix. Au VIe siècle, les Vascons s'installent dans la vallée, puis les Francs (Dagobert serait venu lui-même fouler le sol du confluent). La vallée connait à son tour les razzias des Sarrasins.

En 1156, les Templiers s'installent à Cierp et dans d'autres villages de la région d'où ils rayonnaient pour garder les passages de la montagne et défendre les voyageurs.

Pendant la guerre de Cent Ans, le pays du confluent est occupé par des collaborateurs des Anglais.

En 1591, à l'époque des guerres de religion, Cierp-Gaud et son château ont vécu des moments dramatiques.

En 1702, alors que la guerre de Succession d'Espagne se déroule dans les plaines de Catalogne et d'Aragon des préparatifs en vue de l'attaque du Vénasque et du Val d'Aran sont déclenchés. Le sentier qui relie Montréjeau à Luchon est amélioré et les troupes régulières installent un dépôt à Cierp.

Vers 1715, à l'occasion de la guerre de la Quadruple-Alliance, trois bataillons de Picardie et de Suisse installent leur quartier général à Cierp.

Entre 1830 et 1841, la terre ne permettant que de faibles récoltes, de nombreux habitants émigrent vers Toulouse, Bordeaux, Paris, l'Algérie et l'Amérique et d'autres se lancent dans le colportage.

Le nom de Cierp-Gaud n'apparait qu'en 1972, lorsque les communes de Cierp et de Gaud fusionnent. L'année suivante, la commune de Signac entre en fusion-association avec Cierp-Gaud qui prend alors le nom de Cierp-Gaud-Signac. En 1983, Signac reprend son indépendance et Cierp-Gaud-Signac redevient Cierp-Gaud[2].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1983 2008 Bernard Fernandez    
mars 2008 en cours Joël Gros    
Les données manquantes sont à compléter.

Commune faisant partie de la huitième circonscription de la Haute-Garonne.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Avant la fusion des communes de 1972[modifier | modifier le code]

Les communes de Cierp et de Gaud étaient indépendantes jusqu'en 1972, date à laquelle elles fusionnent sous le nom de Cierp-Gaud.

Cierp[modifier | modifier le code]
Évolution démographique de Cierp
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
861 740 744 765 1 011 1 115 1 141 1 223
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
1 202 1 028 1 003 1 012 1 004 883 785 870
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
828 799 822 815 828 834 829 802
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
634 789 652 581 583 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[2].)


Gaud[modifier | modifier le code]
Évolution démographique de Gaud
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846
204 254 215 307 359 363 380 396
1851 1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886
400 354 337 337 338 326 347 360
1891 1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931
387 359 292 290 278 291 344 360
1936 1946 1954 1962 1968 - - -
317 324 268 341 371 - - -
À partir de 1962 : population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini [3].)


Cierp-Gaud-Signac[modifier | modifier le code]

De 1973 à 1983, la commune de Signac et celle de Cierp-Gaud fusionnent sous le nom de Cierp-Gaud-Signac.

Évolution démographique de Cierp-Gaud-Signac
1975 1982
950 1 019
Population sans doubles comptes.
(Source : Ldh/EHESS/Cassini[2].)


Cierp-Gaud[modifier | modifier le code]

En 1983, la commune de Signac reprend son indépendance et Cierp-Gaud-Signac redevient Cierp-Gaud.

À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans. Pour Cierp-Gaud, cela correspond à 2006, 2011, etc.[4]. Les autres dates de « recensements » (2009, etc.) sont des estimations légales.

Évolution démographique de Cierp-Gaud
1990 1999 2006 2009 - - - -
990 865 892[5] 883[6] - - - -
Jusqu'en 1999 : population sans doubles comptes ; à partir de 2006 : population municipale légale.
(Source : Insee [7])


Évolution recalculée sur le territoire actuel de la commune[modifier | modifier le code]

Les tableau et graphique suivants correspondent aux habitants rassemblés des communes de Cierp et Gaud jusqu'en 1973, à ceux de Cierp-Gaud-Signac moins les habitants recensés sur Signac jusqu'en 1983, puis ceux de Cierp-Gaud depuis.

Sur le territoire actuel, la population a donc atteint un maximum en 1846 avec 1619 habitants, puis a baissé périodiquement jusqu'à aujourd'hui.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 065 994 959 1 072 1 370 1 478 1 521 1 619 1 602
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 382 1 340 1 349 1 342 1 209 1 132 1 230 1 215 1 158
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 114 1 105 1 106 1 125 1 173 1 162 951 1 113 920
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
922 954 874 944 990 862 892 815 807
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château du XVIe siècle avec des tourelles du XIXe siècle[10], siège de l'actuelle mairie.
  • Église Notre-Dame de Cierp.
  • Église Notre-Dame de Gaud.
  • Chapelle de Soueste.
  • Grotte sarrasine.
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cierp

Blason de Cierp : Tiercé en bande de sable, d'or et d'azur.
Blason de Gaud : Taillé de gueules et de sinople.

Blason de Gaud

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cadastre de Cazarilh, feuille A 02.
  2. a, b et c « Notice communale de Cierp-Gaud », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 16 novembre 2011)
  3. « Notice communale de Gaud », sur Ldh/EHESS/Cassini (consulté le 16 novembre 2011)
  4. « Calendrier de recensement », sur Insee (consulté le 16 novembre 2011)
  5. « Populations légales 2006 des communes du département », sur Insee (consulté le 16 novembre 2011)
  6. « Populations légales 2009 des communes du département », sur Insee (consulté le 6 février 2012)
  7. « Évolution et structure de la population », sur Insee (consulté le 16 novembre 2011)
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  10. Mairie de Cierp-Gaud sur l'Office de tourisme des vallées de Saint-Béat, consulté le 17 novembre 2011.