Bergfried

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Le château de Topolcany (Slovaquie). On voit la ligne de défense extérieure d'époque renaissance, l'enceinte intérieure médiévale et le bergfried au centre.

Un bergfried est une grande tour typique des châteaux médiévaux des terres d'Empire et de France méridionale[1].

Le mot bergfried ou berchfrit est proche du mot beffroi.

C'est une tour de défense. Elle se différencie des donjons des châteaux français ou anglais par le fait qu'elle ne contient pas de locaux d'habitation. De ce fait, elle pouvait être construite avec seulement des préoccupations de défense, avec par exemple des fenêtres peu nombreuses et de petite taille.

Pour un maximum de protection, le bergfried pouvait être dans une cour intérieure au centre du château. Ou au contraire, intégré au mur d'enceinte pour améliorer par sa puissance défensive la protection d'un point faible du château. Par exemple, le Marksburg (Rhénanie-Palatinat) présente un bergfried en son centre, alors que le Château du Katz (Rhénanie-Palatinat) dispose d'un bergfried en périphérie sur un point exposé.

Certains châteaux tels que le château de Münzenberg (en Hesse) et le château de Plesse (en Basse-Saxe) ont deux bergfrieds.

En dehors de l'Allemagne, les châteaux croisés de Montfort (Israël) et de Judin construits par les chevaliers Teutoniques ont des hautes tours comparables à des bergfrieds.

Le château d'Eynsford dans le Kent est un des rares exemples de châteaux anglais avec un bergfried comme élément central de la structure.

Exemples[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Matthieu de la Corbière, L'invention et la défense des frontières dans le diocèse de Genève. Étude des principautés et de l'habitat fortifié (XIIe – XIVe siècle), Annecy, Académie salésienne, 2003, 647 p., p. 294.