Escarpe

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Plan en coupe.
Exemple du fort de Saint-Priest, présentant une escarpe et contrescarpe revêtues en maçonnerie. Au bout, le coffre de contrescarpe assure la défense du fossé, large de 10m et haut de 8m, pour une longueur totale de 770m autour du fort.

L'escarpe est le talus intérieur du fossé d'un ouvrage fortifié qui regarde la campagne[1].

Présentation[modifier | modifier le code]

L'escarpe est celui des deux talus d'un fossé qui se trouve du côté de la place, le talus opposé étant la contrescarpe. L'escarpe est soit en terre, soit revêtue en maçonnerie. Les premières escarpes, hautes et verticales, rappelaient les murailles antérieures où le rôle de la contrescarpe était insignifiant. L'emploi de l'artillerie tirant de loin fit sentir le besoin de défiler les escarpes contre les coups, d'où l'idée de les réduire et de les enterrer dans un fossé[2].
L'escarpe peut être aménagée avec des moineaux. L'exemple sur le plan en coupe montre une escarpe servant de poste de tir pour l'infanterie depuis une banquette, la ventilation en haut pour les fumées de tir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire encyclopédique Larousse, édition 1998
  2. Encyclopédie Larousse du XXe siècle, Paris, 1932

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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