Castelnau-Rivière-Basse

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Castelnau-Rivière-Basse
Castelnau-Rivière-Basse
Paysage dans les environs
du village de Castelnau-Rivière-Basse
Blason de Castelnau-Rivière-Basse
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Intercommunalité Communauté de communes Adour Madiran
Maire
Mandat
Sandra Ducès
2020-2026
Code postal 65700
Code commune 65130
Démographie
Gentilé Castelnauviens
Population
municipale
623 hab. (2018 en diminution de 6,46 % par rapport à 2013)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 34′ 52″ nord, 0° 01′ 44″ ouest
Altitude Min. 128 m
Max. 249 m
Superficie 18,5 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Castelnau-Rivière-Basse

Castelnau-Rivière-Basse est une commune française située dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Castelnauviens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Castelnau-Rivière-Basse se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[1].

Elle se situe à 40 km à vol d'oiseau de Tarbes[2], préfecture du département, et à 14 km de Maubourguet[3], bureau centralisateur du canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Plaisance[1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Jû-Belloc (2,7 km), Saint-Lanne (3,0 km), Préchac-sur-Adour (3,2 km), Hères (3,9 km), Cannet (4,0 km), Madiran (4,1 km), Goux (4,1 km), Galiax (5,2 km).

Sur le plan historique et culturel, Castelnau-Rivière-Basse fait partie du pays de Rivière-Basse, qui s’allonge dans la moyenne vallée de l’Adour, à l’endroit où le fleuve marque un coude pour s’orienter vers l’Aquitaine[5].

Carte de la commune de Castelnau-Rivière-Basse et des proches communes.
Communes limitrophes de Castelnau-Rivière-Basse[6]
Goux
(Gers)
Préchac-sur-Adour
(Gers)
Saint-Lanne Castelnau-Rivière-Basse Jû-Belloc
(Gers)
Madiran Hères

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est parcourue par l'Adour et son affluent le Louet qui s'y jette au quartier des Tallabardes. Cette dernière rivière alimente différents canaux qui animaient quatre moulins (Montus, Foulon ou Batan, Debat et La Loncagne) et servaient à l'irrigation par submersion des prés et cultures. L'Arrioutor, affluent gauche de l'Adour, prend naissance sur la commune, tout comme son affluent droit, le Boscassé connu localement sous le nom de ruisseau de Doue.

L'Adour a sur le cours de la commune une dynamique fluviale importante : bras morts, espaces de saligues (boisements hygrophiles dominés par les saules) modifiés par les crues qui vaut le classement de la vallée de l’Adour en site du Réseau Natura 2000[7].

Les espèces remarquables sont la loutre, la cistude d'Europe ainsi qu'une variété de moule fluviale, la Margaritifera margaritifera.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est tempéré de type océanique, dû à l'influence proche de l'océan Atlantique situé à peu près 150 km plus à l'ouest. La proximité des Pyrénées fait que la commune profite d'un effet de foehn, il peut aussi y neiger en hiver, même si cela reste inhabituel.

Données climatiques à Castelnau-Rivière-Basse.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,6 1,3 2,7 5,2 8,3 11,6 14,1 13,9 11,7 8 3,6 1,3 6,9
Température moyenne (°C) 5,3 6,1 7,8 10 13,3 16,7 19,3 19 17,2 13,3 8,5 5,8 11,9
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11 12,9 14,8 18,3 21,7 24,5 24 22,6 18,6 13,4 10,4 16,8
Ensoleillement (h) 108,8 118,8 155,6 157,2 181,3 191,5 215,5 196,4 194,5 164,4 124,4 104,4 1 912,8
Précipitations (mm) 112,8 97,5 100,2 105,7 113,6 80,7 57,3 70,3 71 85,2 93 112,1 1 099,4
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale d'Ossun de 1961-1990[8].


Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux », constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 2]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : la « vallée de l'Adour »[10], d'une superficie de 2 694 ha, un espace où les habitats terrestres et aquatiques abritent une flore et une faune remarquable et diversifiée, avec la présence de la Loutre et de la Cistude d'Europe[11].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[12] : « l'Adour, de Bagnères à Barcelonne-du-Gers » (2 786 ha), couvrant 59 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 40 dans les Hautes-Pyrénées[13] et une ZNIEFF de type 2[Note 4],[12] : l'« Adour et milieux annexes » (3 634 ha), couvrant 60 communes dont 18 dans le Gers, une dans les Landes et 41 dans les Hautes-Pyrénées[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Castelnau-Rivière-Basse est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[15],[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Les halles.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (71,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (37,9 %), zones agricoles hétérogènes (25,5 %), forêts (25,4 %), prairies (6,2 %), cultures permanentes (3,2 %), zones urbanisées (1,7 %), eaux continentales[Note 6] (0,1 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune comprend outre « la Ville » initialement contenue dans ses murailles, les faubourgs de La Castelle, des Esparguères, de Cabaré.

À l'extérieur de cette zone agglomérée se rencontrent les hameaux de La Tyre, Le Tail, Le Rengouer (proche de Château Montus) et Mazères (qui avec Montus constituaient des paroisses distinctes au XVIIIe siècle). D'autres groupes d'habitat de moindre importance sont qualifiés de quartiers : la Gare et Laloncagne dans la plaine, le Capmas et les Arrauzets sur le plateau, Trencalie et les Aouquerats aux limites nord de la commune.

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 336[21].
Parmi ces logements, 72,9 % sont des résidences principales, 17,3 % des résidences secondaires et 9,8 % des logements vacants.

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

L'ancien bâtiment voyageurs de la gare de Castelnau-Rivière-Basse sur la ligne de Morcenx à Bagnères-de-Bigorre en 2016.

Cette commune est desservie par la route départementale D 935.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Castelnau-Rivière-Basse.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[22] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • Castrum Novum de Auriberia, latin (1256, procès Bigorre) ;
  • Castrum Novum de Riparia, latin (ibid. ; 1300, enquête Bigorre) ;
  • de Castro Novo, de Castronovo in Ripparia (1342, pouillé de Tarbes) ;
  • Castetnau de Rivière-Basse (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie : du gascon castèth nau (= château neuf) et ribèra baisha (= basse vallée de l’Adour).

Son nom en gascon (et en aragonais) est Castèthnau de Ribèra Baisha mais les « fors et coutumes » confirmés en 1309 emploient le terme de Castetnau d’Aribera (ou d’Arribera)[23].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'a pas été trouvé sur le territoire communal de site protohistorique ni gallo-romain. Toutefois un chemin de crête baptisé Poudge (du latin podium, endroit élevé) traverse la commune et semble joindre le confluent de l'Adour et de l'Arros (limite de la Bigorre primitive) à Maubourguet.

La ville de Castelnau — ville est le terme propre — bénéficie depuis le Moyen Âge (vraisemblablement du Xe siècle ou XIe siècle) de « fors et coutumes » dont le texte est connu par une confirmation de novembre 1309.

Elle possède les attributs de la ville (murailles, foires et marchés, jurats) et un statut apparemment avantageux puisqu'en 1309 un article concernant ses droits de « dépaissance et d'accès » est étendu à l'ensemble de la Rivière-Basse dont elle est le « chef-lieu ».

La ville suit donc les changements de suzerain : jusqu'en 1256, elle est fief de Bigorre, puis de 1256 à 1306, rattachée au Béarn et enfin à partir de 1306 rattachée à l'Armagnac, qui reconnait les fors et coutumes de la ville de Castelnau.

Le 4 septembre 1489, Charles VIII décide de faire de Castelnau une place forte réunie provisoirement au domaine de la couronne, situation provisoire mais durable... jusqu'à la chute de la royauté.

Même rattachée au Béarn puis à l'Armagnac, la Rivière Basse dépendait du diocèse de Tarbes, héritage de son premier suzerain bigourdan. Lors de la création des départements, Castelnau et une grande partie de la Rivière Basse viendront constituer la pointe nord des Hautes-Pyrénées.

Cadastre napoléonien de Castelnau-Rivière-Basse[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Castelnau-Rivière-Basse est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[24].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie de Castelnau-Rivière-Basse.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Castelnau et Mazères qui en dépend au civil, avec la communauté distincte de Montus sont de la sénéchaussée de Lectoure, élection d'Armagnac, pays de Rivière-Basse, chef-lieu de canton de Castelnau-Rivière-Basse (depuis 1790). Castelnau se voit rattacher entre 1791 et 1801 Mazères et Montus, communes en 1790[26].

Structures intercommunales[modifier | modifier le code]

Castelnau-Rivière-Basse appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en janvier 2017 qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.

Dans le cadre du schéma départemental de coopération intercommunale qui sert de base de discussion entre services préfectoraux et élus, il est envisagé de fondre en une seule, les trois communautés de communes du nord des Hautes-Pyrénées : celle du Madiranais, celle du Val d'Adour (grosso modo le canton de Maubourguet) et celle des Castels (Lascazères, Villefranque, Hagedet), cette dernière appartenant en totalité au canton de Castelnau-Rivière-Basse. La nouvelle entité regrouperait environ 7 000 habitants.

Services publics[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[28]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[29]. En 2018, la commune comptait 623 habitants[Note 7], en diminution de 6,46 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,14 %, France hors Mayotte : +1,78 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2271 2911 0681 3371 3011 3621 3231 3621 365
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 2551 2321 1701 1401 1951 1841 1251 055953
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
925870872802751742729636699
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2018
698654661670667695664631623
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[31].)
Histogramme de l'évolution démographique

Population et société[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[32].

Sports[modifier | modifier le code]

  • une piste d'ULM, au nord ouest de la commune, près de l'Adour, divisée avec la commune de Goux.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Tauromachie[modifier | modifier le code]

Arènes de Castelnau-Rivière-Basse.

Castelnau-Rivière-Basse possède des arènes bâties : les arènes de la Galope. La tradition taurine y date du XIXe siècle. Des courses landaises mais aussi des novilladas non piquées y ont été organisées ces dernières années (y compris des novilladas-concours) durant les fêtes du village qui se déroulent au début du mois de juillet.

Économie[modifier | modifier le code]

Vignes de l'AOC madiran.

La commune fait partie des zones d'appellation d'origine contrôlée (AOC) du madiran, du pacherenc-du-vic-bilh et du béarn. L'implantation de la vigne a fait l'objet d'études historiques notamment par Charles Latterrade[33], puis Stéphane Granier[34] ainsi que les synthèses plus larges de Francis Brumont.

Bien que présente dans la région depuis l'époque gallo-romaine, la vigne a accentué sa présence grâce à l'installation à Madiran vers 1030 de moines bénédictins venus de Marcillac (Lot). Ce qui donna au vin local le nom de « vin des curés ».

La particularité culturale tenait à une conduite des vignes « en hautains » afin de les mettre à l'abri des gelées tardives. Ces hautains étaient initialement des arbres dans lesquels grimpaient les branches mais ils furent remplacés progressivement par des hautains échalassés qui coûtaient plus chers mais ne concurrençaient pas la vigne en nutriments et soleil.

Le vignoble s'accrut et au milieu du XVIIIe siècle, les vins dits « de Madiran » donnaient naissance à trois directions commerciales : la principale vers les Pyrénées centrales dont les habitants appréciaient la « hortalesse » (grande force) du produit. Une direction vers les pays du nord en suivant celle déjà prise par les vins de Béarn exportés par Bayonne. Enfin une direction bordelaise où ces vins forts en tannin et alcool servaient à remonter certains vins locaux. Minoritaire en surface, la vigne apporte à la fin de l'Ancien Régime la moitié des revenus.

À la fin du XVIIIe siècle, Castelnau est la commune du Madiranais qui comporte la plus grande part de vignes : elles couvrent 21 % de la surface totale et exactement la moitié des terres labourables (389 ha de vignes contre 780 ha de terres labourables). Cet âge d'or de la fin du XVIIIe siècle dure, même si l'accroissement faiblit, jusqu'en 1820 où la surface de vignes atteint 452 ha.

À partir de 1854, le vignoble castelnauvien est frappé par l'oïdium, le mildiou apparaît en 1880 en même temps que les prémices de la crise phylloxérique qui culmine vers 1892. En 1910, la surface communale en vigne n'est plus que de 262 ha pour descendre à 180 ha en 1920.

Pas plus la création de l’appellation madiran en 1948, que celle de la Cave coopérative du Madiranais la même année, ne changent l'évolution d'un vignoble en déclin jusque dans les années 70 où le renouveau s'amorce.

Mais il se fait désormais sur le plan de la qualité bien plus que des surfaces cultivées qui continuent à décroître par rapport aux niveaux historiques du début du XIXe siècle (en 2011, environ 110 hectares localisés essentiellement sur les versants de La Tyre-Arrauzets et Rengouer-Montus). La quasi-totalité sont en AOC madiran (92 ha 63 a) ou AOC béarn (9 ha 44 a)[35].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune possède plusieurs édifices répertoriés à l'inventaire des monuments historiques :

  • Le château de Montus, inscrit au titre des monuments historiques le [36] ;
  • L'église Saint-Cyr-et-Sainte-Julitte de Castelnau-Rivière-Basse, datant du XVe siècle et XVIe siècle, inscrite au titre des monuments historiques le [37] ;
  • L'église Saint-Jean-Baptiste de Mazères, dans le hameau de Mazères, classée au titre des monuments historiques le [38] ;
  • Le domaine de Laborie : toitures et façades de deux chais édifiés en 1835 à l'apogée de la prospérité du vignoble (quartier de La Tyre), inscrit au titre des monuments historiques le [39].
  • La Fontaine de Gabaret (lavoir).
  • La halle : bâtie au départ sur des piliers de bois, elle fut reconstruite en 1687, elle a été rénovée en 1986.
  • Moulin de Montus.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Sabail ou Sabailh (1663-1743) : Praticien (homme de loi), né à Termes d'Armagnac (Gers), décédé en 1743 à Montus en son Château.
  • Pierre Sabailh ou de Sabail (1690-1749) : Avocat en parlement, fils de Gabriel Sabailh, né et décédé à Montus.
  • Aimé François de Sabail (1731-1801) : Conseiller du Roy, lieutenant de la justice en Rivière-Basse. Il est le fils de Pierre Sabailh. Les Sabailh ont été anoblis en 1733.
  • Dominique (de) Sabail (1757-1799) : Avocat en parlement, juge de paix de Castelnau en 1790, membre du directoire du département des hautes pyrénees, entre 1790 et 1793. Il est le fils de François de Sabailh (le port de la particule a été interdit à Castelnau à partir de 1791). Il est né à Montus et décédé à Monguilhem (Gers).
  • Alexandre (de) Sabail (1790-1841) : Juge de paix de Castelnau, maire de la commune (1819-1826). Il est le fils de Dominique (de) Sabail. Il épouse le 2 mars 1817, Emilie Dartigaux. Il est décédé au château Montus.
  • Jules Sabail : Fils de Alexandre Sabail et frère de Alfred Sabail. Avocat, juge de Paix, deux fois maire de Castelnau (1914-1920) et (1925-1935). Administrateur de la Banque de France à Tarbes. Il est décédé au Château Montus.
  • Alfred Sabail, né au Château de Montus en 1840, décédé en 1927 à Plaisance, notaire et homme politique libérale, par deux fois maire de Plaisance, (1870-1871) (1908-1920), Président de la Chambre des Notaires du Gers. Il épousa la fille de Jean-François Doat, Louise Doat. Frère de Jules et fils d'Alexandre Sabail. Il est également le beau-frère de Henri Mieussens, Maire de Castelnau (1884-1890).
  • Jean Faget (milieu du XVIIIe siècle) : chirurgien major des Gardes françaises[40].
  • Paul Dufouert (naissance vers 1730 à Castelnau) : neveu du précédent, chirurgien de son Altesse, Mgr le Prince de Clermont[40].
  • Pierre Dufouert (juin 1737–1813) : son frère cadet succède à Jean Faget, chirurgien-major des armées en Allemagne puis des Gardes françaisesinspecteur général des Hôpitaux de Paris[40].
  • Jean-François Xavier Noguès (déc. 1769–déc. 1808 au château de Montus) : engagé volontaire dans l'armée des Pyrénées-Orientales, commandant la place de Marseille (1799) puis la Xe division militaire (Toulouse) ; lieutenant-général des armées de Louis Bonaparte, roi de Hollande[40].
  • Antoine Noguès (mai 1777–déc. 1853 à Jû-Belloc (Gers) : frère du précédent, général de brigade, blessé à Waterloo[40].
  • Paul Despouey (1897–1983) : huissier de justice et viticulteur ; maire de la commune de 1935 à 1983 puis conseiller général (1969-1982) au décès de son frère ; il créa la cave coopérative du Madiranais en 1948. Le stade municipal porte son nom.
  • Pierre Despouey (1902–1969) : frère du précédent, médecin ; conseiller général (1931-1969) du canton de Castelnau-Rivière-Basse. On lui doit notamment l'installation du préventorium, établissement de soins (ouvert en août 1955), bâtiment qui abrite aujourd'hui le Centre départemental de travail protégé et d'hébergement (CEDEPTH) ; médaillé de la Résistance ; président (de janvier 1948 à juillet 1952) de l'Office départemental HLM.
  • Vern Cotter : joueur de rugby à XV, il joua durant la saison 1998-1999 à l'Union Sportive Castelnau-Madiranais (club fondé en 1912) avant de devenir entraîneur.
  • Jean Joseph Dareau-Laubadère homme politique français né en 1750 à Castelnau-Rivière-Basse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux deux loups contournés d'or passant en barre, accompagnés de deux besants d'argent rangés en bande, le tout surmonté d'un lambel aussi d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[9].
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  7. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Castelnau-Rivière-Basse », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Castelnau-Rivière-Basse et Tarbes », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. Stephan Georg, « Distance entre Castelnau-Rivière-Basse et Maubourguet », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  4. « Communes les plus proches de Castelnau-Rivière-Basse », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman 1999, p. 362-363.
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Classement Natura 2000 de la vallée de l'Adour.
  8. « Climatologie mensuelle à Tarbes », sur le site de l'association InfoClimat (consulté le ).
  9. Réseau européen Natura 2000, Ministère de la transition écologique et solidaire
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  23. Castetnau d’Aribera (ou d’Arribera) s’écrit sans le h prosthétique qui disparaît entre les deux racines accolées du premier mot, et sans accent qui n'apparaît que plus tard dans les graphies modernes, le doublement du r dans le second mot hésitant entre une graphie gascone et une graphie languedocienne. Quant au terme baisha, il est certainement plus d'origine aragonaise qu’occitane, mais pourrait avoir été ajouté plus tard lors des changements de suzeraineté, et repris aujourd’hui en français pour rappeler la dominationde la vallée en tant que fief. On peut consulter les caractéristiques gasconnes de Castetnau d'Arribera : le collectif y propose un panneau de ville bilingue français-occitan, qui emploie aussi deux noms occitans modernisées plus proches de l'ancien nom occitan mais distinctes selon les variantes dialectales actuelles d'orthographe et de prononciation.
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  36. « Château de Montus », notice no PA00095362, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  37. « Église de Castelnau », notice no PA00095363, base Mérimée, ministère français de la Culture.
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  40. a b c d et e site de Yves Bodard http://castelnau.e-monsite.com/