Saint-Sever-de-Rustan

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Saint-Sever-de-Rustan
Saint-Sever-de-Rustan
La mairie (pavillon des Hôtes de l'abbaye).
Blason de Saint-Sever-de-Rustan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Hautes-Pyrénées
Arrondissement Tarbes
Intercommunalité Communauté de communes Adour Madiran
Maire
Mandat
Jean-Pierre Curdi
2020-2026
Code postal 65140
Code commune 65397
Démographie
Gentilé Rustanais
Population
municipale
165 hab. (2019 en augmentation de 0,61 % par rapport à 2013)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 09″ nord, 0° 13′ 30″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 385 m
Superficie 9,52 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Tarbes
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Saint-Sever-de-Rustan est une commune française située dans le nord du département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne. Exposée à un climat de montagne, elle est drainée par l'Arros, le Lurus, le Lanénos et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé de deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Saint-Sever-de-Rustan est une commune rurale qui compte 165 habitants en 2019, après avoir connu un pic de population de 569 habitants en 1836. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes. Ses habitants sont appelés les Rustanais ou Rustanaises.

Géographie[modifier | modifier le code]

Vue générale du village en hiver.
Vue de l'abbaye.

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sever-de-Rustan se trouve dans le département des Hautes-Pyrénées, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 18 km à vol d'oiseau de Tarbes[1], préfecture du département, et à 20 km de Maubourguet[2], bureau centralisateur du canton du Val d'Adour-Rustan-Madiranais dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Vic-en-Bigorre[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Moumoulous (1,7 km), Laméac (2,1 km), Mansan (2,9 km), Montégut-Arros (3,0 km), Fréchède (3,2 km), Sénac (3,4 km), Peyrun (3,6 km), Jacque (3,6 km).

Sur le plan historique et culturel, Saint-Sever-de-Rustan fait partie de l’ancien comté de Bigorre, comté historique des Pyrénées françaises et de Gascogne créé au IXe siècle puis rattaché au domaine royal en 1302, inclus ensuite au comté de Foix en 1425 puis une nouvelle fois rattaché au royaume de France en 1607. La commune est dans le pays de Tarbes et de la Haute Bigorre[4].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Pont sur l'Arros.

La rivière de l'Arros (affluent droit de l'Adour) traverse la commune du sud au nord au centre du bourg.
Le ruisseau de Lanénos traverse la commune du sud au nord et forme une partie de la limite ouest avec les communes de Peyrun, Sénac et Mansan.
Le ruisseau de Lurus, affluent droit de l'Arros, traverse la commune du sud au nord.
Le ruisseau de Savaric, affluent droit du Lurus, traverse la commune d’est en ouest et forme une partie de la limite sud-est avec la commune de Bouilh-Devant.
Le ruisseau du Busquet traverse la commune d’est en ouest et forme une partie de la limite nord avec le département du Gers.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat des marges montargnardes », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[6]. En 2020, la commune ressort du type « climat de montagne » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, la température décroît rapidement en fonction de l'altitude. On observe une nébulosité minimale en hiver et maximale en été. Les vents et les précipitations varient notablement selon le lieu[7].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[6]

  • Moyenne annuelle de température : 13 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,4 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 7 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 979 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 10,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 7,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[9] complétée par des études régionales[10] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Castelvieilh », sur la commune de Castelvieilh, mise en service en 1988[11] et qui se trouve à 8 km à vol d'oiseau[12],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 13,6 °C et la hauteur de précipitations de 931,6 mm pour la période 1981-2010[13]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Tarbes-Lourdes-Pyrénées », sur la commune d'Ossun, mise en service en 1946 et à 28 km[14], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[15], à 12,6 °C pour 1981-2010[16], puis à 12,9 °C pour 1991-2020[17].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Deux ZNIEFF de type 2[Note 5] sont recensées sur la commune[18] :

  • les « coteaux de Capvern à Betplan » (10 246 ha), couvrant 46 communes dont huit dans le Gers et 38 dans les Hautes-Pyrénées[19] ;
  • le « cours de l'Arros » (1 675 ha), couvrant 41 communes dont 20 dans le Gers et 21 dans les Hautes-Pyrénées[20].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Sever-de-Rustan est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[21],[I 2],[22].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Tarbes, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 153 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[I 3],[I 4].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (72,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (72,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,7 %), forêts (27,1 %), zones agricoles hétérogènes (24,7 %), prairies (5,5 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2012, le nombre total de logements dans la commune est de 91[I 5].
Parmi ces logements, 72,0 % sont des résidences principales, 15,7 % des résidences secondaires et 12,3 % des logements vacants.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Cette commune est desservie par les routes départementales D 6, D 14 et D 27.

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Sever-de-Rustan est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée)[24]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[25].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment l'Arros, le Lanénos et le Lurus. La cartographie des zones inondables en ex-Midi-Pyrénées réalisée dans le cadre du XIe Contrat de plan État-région, visant à informer les citoyens et les décideurs sur le risque d’inondation, est accessible sur le site de la DREAL Occitanie[26]. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1999, 2009 et 2018[27],[24].

Saint-Sever-de-Rustan est exposée au risque de feu de forêt. Un plan départemental de protection des forêts contre les incendies a été approuvé par arrêté préfectoral le pour la période 2020-2029. Le précédent couvrait la période 2007-2017. L’emploi du feu est régi par deux types de réglementations. D’abord le code forestier et l’arrêté préfectoral du , qui réglementent l’emploi du feu à moins de 200 m des espaces naturels combustibles sur l’ensemble du département. Ensuite celle établie dans le cadre de la lutte contre la pollution de l’air, qui interdit le brûlage des déchets verts des particuliers. L’écobuage est quant à lui réglementé dans le cadre de commissions locales d’écobuage (CLE)[28]

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Sever-de-Rustan.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[29].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (44,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 90 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 90 sont en en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 75 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[30],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[31].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

65 HP 00 8732.jpg
65 HP 00 8733.jpg
Extrait de la carte de Cassini (entre 1756 et 1789) situant Saint-Sever-de-Rustan.

On trouvera les principales informations dans le Dictionnaire toponymique des communes des Hautes-Pyrénées de Michel Grosclaude et Jean-François Le Nail[32] qui rapporte les dénominations historiques du village :

Dénominations historiques :

  • S. Seueri Russitanensis, latin (1022, Marca, Histoire de Béarn) ;
  • Monasterium sancti Severi confessoris, in valle Rostanensi, in loco Abiciaco situm, in episcopatu Tarbensi, in comitatu Bigorritano, latin (1087, Cartulaire Saint-Victor Marseille) ;
  • Abbate de Sancto Severo de Rosta, latin et gasc. (entre 1153 et 1190, cartulaire Berdoues) ;
  • Forto de Sent Scever, latin et gascon (ibid.) ;
  • Apud Sanctum Severum, monachi Sancti Severi, latin (1235, cartulaire Berdoues) ;
  • Sencever (1285, montre Bigorre) ;
  • de Sancto Severio de Rostano, latin (1300, enquête Bigorre) ;
  • De Sancto Severo, latin (1342, pouillé Tarbes) ;
  • De Sancto Severio, latin (1379, procuration Tarbes) ;
  • Sent Seuer (1429, censier Bigorre) ;
  • Saint-Sever, 1737, 1738, 1740-1743 ; Saint-Sever de Rostain, 1739 ; Saint-Sever de Rustan, 1744-1789 (registres paroissiaux) ;
  • Saint-Sever-de-Rustan (1790, Département 1 et 2 ; 1806, Laboulinière) ;
  • St Sever de Rustan (fin XVIIIe siècle, carte de Cassini).

Étymologie : du gascon Sent Sever, du latin Sanctus Severus (= austère).

Nom occitan : Sent Sever d'Arrostanh.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le pont sur l'Arros.

Le site est peuplé dès le Néolithique.
À l'époque gallo-romaine, le domaine s'appelait Albiciacum (du nom d'un romain nommé Albius).
Severus (Saint Sever) († vers 502), grand propriétaire issu de famille noble, prêtre d'une paroisse de Bigorre dont Grégoire de Tours louait le soin porté à faire l'aumône et la charité, est sanctifié[33]. Ses reliques sont apportées dans l'église de Rustan qui changea de nom à la suite de cette déposition de reliques. Son tombeau attirait de nombreux pèlerins et des moines bénédictins y édifient l'abbaye en 800.
En 1022, on note que le village est nommé S. Seueri Russitanensis[34].
La bastide est fondée à proximité de l'abbaye en 1297[35]. Avec son marché et sa justice, elle prétend au titre de ville ce qui lui fait valoir le sobriquet de Bourgès (bourgeois).
C'est l'apogée du développement de la ville.
Mais les guerres de Religion mettent un terme à la prospérité de la cité. En 1573, l'abbaye ainsi que la bastide sont ravagées par le capitaine protestant Lysier, fils d'un charcutier de Montauban, qui pille tout ce qui est précieux et détruit le reste.
Au XVIIIe siècle, l'abbaye prend son aspect et sa taille actuels.
Pendant la Révolution, la ville s'appelle Rostaing.

Cadastre napoléonien de Saint-Sever-de-Rustan[modifier | modifier le code]

Le plan cadastral napoléonien de Saint-Sever-de-Rustan est consultable sur le site des archives départementales des Hautes-Pyrénées[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie en 2019.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 1995 mars 2001 Robert Laurent    
mars 2001 en cours Jean-Pierre Curdi    

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La Poste en 2019.

Historique administratif[modifier | modifier le code]

Sénéchaussée de Toulouse, élection d'Astarac, chef-lieu de canton en 1790, Rabastens (depuis 1801)[37].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Saint-Sever-de-Rustan appartient à la communauté de communes Adour Madiran créée en qui a la particularité de réunir 72 communes de Bigorre et Béarn.

Services publics[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Sever-de-Rustan dispose d'une agence postale.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[40]. En 2019, la commune comptait 165 habitants[Note 8], en augmentation de 0,61 % par rapport à 2013 (Hautes-Pyrénées : +0,31 %, France hors Mayotte : +2,17 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
510455441519561569529517523
1856 1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901
517510450516530530412408303
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
304288243220217205209195194
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010 2015
159142119140137150151157173
2019 - - - - - - - -
165--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école maternelle en 2022.

La commune dépend de l'académie de Toulouse. Elle dispose d’une école en 2017[43].

Économie[modifier | modifier le code]

Le foyer rural en 2022.

Revenus[modifier | modifier le code]

En 2018, la commune compte 71 ménages fiscaux[Note 9], regroupant 160 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 20 060 [I 6] (20 420  dans le département[I 7]).

Emploi[modifier | modifier le code]

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 8] 14,1 % 8,1 % 5,7 %
Département[I 9] 7,7 % 9,4 % 9,8 %
France entière[I 10] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 111 personnes, parmi lesquelles on compte 76,4 % d'actifs (70,8 % ayant un emploi et 5,7 % de chômeurs) et 23,6 % d'inactifs[Note 10],[I 8]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département, alors qu'en 2008 la situation était inverse.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Tarbes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 11]. Elle compte 29 emplois en 2018, contre 23 en 2013 et 22 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 79, soit un indicateur de concentration d'emploi de 37,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 59,1 %[I 12].

Sur ces 79 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 20 travaillent dans la commune, soit 25 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 81,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 6,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 12 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts municipal.
L'abbaye et monument aux morts.

L’abbaye bénédictine de Saint-Sever, fondée vers l'an 800 et rattachée à Cluny au IXe siècle est aujourd'hui un lieu d'expositions et de concerts. Elle a été classée à l'inventaire de monuments historiques en 1914. Elle se caractérise par une architecture monumentale qui tient plus du palais que de l'abbaye. Le cloître de l'abbaye a été acheté par la ville de Tarbes au XIXe siècle et se trouve actuellement dans le jardin Massey.
Les maisons à colombages associent le bois, la brique crue, la brique cuite et les galets bruns de l'Arros.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à 3 fleurs de lys mal ordonnées d'or.
Commentaires : Confirmation de la mairie : blason attribué à la bastide de St Sever par Philippe le Bel en 1297 à condition que les fleurs de lys soient mal ordonnées.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[8].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  9. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  10. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le )
  3. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Métadonnées de la commune de Saint-Sever-de-Rustan » (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition » (consulté le ).
  3. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Tarbes » (consulté le ).
  4. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  5. Insee : Rapport statistique communal pour la commune de Saint-Sever-de-Rustan
  6. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Saint-Sever-de-Rustan » (consulté le ).
  7. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 dans les Hautes-Pyrénées » (consulté le ).
  8. a et b « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 à Saint-Sever-de-Rustan » (consulté le ).
  9. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans les Hautes-Pyrénées » (consulté le ).
  10. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  12. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Saint-Sever-de-Rustan » (consulté le ).
  13. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  14. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Sever-de-Rustan et Tarbes », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  2. Stephan Georg, « Distance entre Saint-Sever-de-Rustan et Maubourguet », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
  3. « Communes les plus proches de Saint-Sever-de-Rustan », sur www.villorama.com (consulté le ).
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