Bombardier CSeries

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Bombardier CSeries
Image illustrative de l'article Bombardier CSeries

Rôle Avion de ligne moyen-courrier
Constructeur Bombardier Aéronautique
Statut CS100 : Certifié
CS300 : En phase de test
Premier vol 16 septembre 2013 (CS100)
27 février 2015 (CS300)
Mise en service Mi 2016 (CS100)
Fin 2016 (CS300)
Premier client Swiss
Coût unitaire CS100 : 62 millions de dollars
CS300 : 71 millions de dollars
Commandes 643 avions dont 246 fermes (+ 162 options) compagnies aerienne,52 +40 option en suspend,89 compagnie de leasing ,et 54 letre d entente date=1er juillet 2016}}
Livraisons 1
En service 0
Variantes CS100, CS300
Dimensions
Image illustrative de l'article Bombardier CSeries

Le Bombardier CSeries (Série C) est un avion de ligne régional civil conçu par l'avionneur canadien Bombardier Aéronautique et qui devrait entrer en service en juillet 2016[1]. La série comportera deux modèles : le CS100 de 110 places et le CS300 de 135 places. Bombardier veut ainsi élargir sa gamme de jets régionaux CRJ aux appareils de plus de 100 places. Ils seront concurrents des plus petits modèles de Boeing et Airbus.

Le premier vol du CS100 a eu lieu le lundi 16 septembre 2013 à l'aéroport international Montréal-Mirabel, et celui du CS300 le vendredi 27 février 2015 au même endroit.

Histoire[modifier | modifier le code]

Projet préliminaire[modifier | modifier le code]

Bombardier planifiait un nouvel appareil de 85 à 120 sièges pour les CRJ. Il s'agissait du projet BRJ-X qui a été abandonné au profit du CRJ-900, un allongement à 90 places du modèle précédent, et le CRJ-1000 de 100 places a été annoncé le 18 février 2006, toujours dérivé du même modèle de base. Le projet BRJ-X renaît sous le nom de projet de CSeries (Série C) en juillet 2004, une toute nouvelle famille de jet de 110 à 149 passagers. Avec ce nouvel appareil, Bombardier entrerait dans un nouveau créneau de vente, soit celui occupé par Boeing et Airbus.

La compagnie espérait introduire ce nouveau produit en 2010 et a donc commencé à sonder le marché pour des clients potentiels en mars 2005. En mai 2005, Bombardier obtenait un accord de financement par les gouvernements du Québec, du Canada et du Royaume-Uni pour ce projet. Les pièces seraient produites chez Canadair de Montréal et Short Brothers de Belfast. Le lieu de l'assemblage final n'était pas encore déterminé mais la compagnie avait déjà des installations du genre près de l'aéroport international Montréal-Mirabel, au nord de Montréal, rendant ce lieu le plus probable.

Mise de l'avant[modifier | modifier le code]

Après des années de suspens et d'hésitation, Bombardier a annoncé le 13 juillet 2008, au Salon aéronautique de Farnborough, que les avions de la Série C verraient le jour et que l'assemblage final des appareils se ferait à Mirabel au Québec, le fuselage de l'appareil sera construit en Chine, tandis que ses installations de Belfast, en Irlande du Nord, se chargeront des ailes. L'usine Canadair de Bombardier de l'arrondissement Saint-Laurent, à Montréal, construira le fuselage arrière et le poste de pilotage.

L’entrée en service était prévue en 2013. La valeur approximative de chaque avion serait de 46,7 millions de dollars US. L'investissement total serait de 2,6 milliards de dollars canadiens dans la mise au point dont un tiers proviendra de Bombardier, un tiers des fournisseurs et un tiers des gouvernements. Les retombées au Québec étaient prévues de 1 000 emplois d'ici 2013 et 3 500 au maximum lors de la production vers 2017.

Premières commandes et prototype[modifier | modifier le code]

Lufthansa a signé en juillet 2008 une lettre d’intérêt prévoyant jusqu’à soixante avions, incluant trente options[2]. L'annonce de la signature de la première commande ferme a été faite le 11 mars 2009. Le transporteur allemand Lufthansa y commande trente avions et prend des options sur trente autres appareils, comme dans la lettre d'intention. La filiale de Lufthansa, Swiss, exploitera ces avions. L'entente est d'une valeur de près de 2 milliards de dollars US[3]. Bombardier Aéronautique a également annoncé l'adoption de nouvelles désignations de modèles pour cette gamme d'avions : l'appareil de 110 places, connu antérieurement sous le nom de C110, devient le CS100 et l'appareil de 130 places devient le CS300[3].

Le véhicule d'essai en vol de la CSeries CS100 (FTV1) hors de l'usine en juin 2013

Le 24 août 2009, la première section de fuselage fabriquée en Chine est arrivée à l'usine Canadair de Saint-Laurent. Elle permettra de tester la résistance des nouveaux matériaux qui seront utilisés dans la construction de l'appareil, dont l'aluminium-lithium, produit par Constellium, qui sera utilisé pour le fuselage central. Cet alliage est à la fois plus léger et résistant que l'aluminium traditionnellement utilisé. Pour tester sa rigidité, Bombardier simulera l'équivalent de 180 000 vols, trois fois la vie normale d'un appareil[4]. Le 15 septembre 2009, Bombardier Aéronautique lance les travaux de construction de ses nouvelles installations pour ses avions CSeries à Mirabel[5].

En février 2010, la société nord-américaine Republic Airways Holdings a décidé d'acquérir quarante avions CSeries[6]. Ceci portait à 90 le nombre de commandes fermes, avec autant en option.

En juin 2011, juste avant et durant le Salon du Bourget, Bombardier a annoncé la vente de plusieurs appareils de la CSeries. D'abord le 2 juin, l'achat de dix appareils et dix options par la compagnie suédoise Braathens Aviation fut annoncé, une commande d'environ 665 millions de dollars US[7]. Puis le 7 juin, ce fut l'acquisition de trois avions CS100 et la signature de trois options supplémentaires par une société qui a voulu garder l'anonymat[8]. Le 20 juin, ce fut une commande de dix avions CS100 avec 6 options supplémentaires pour un autre transporteur qui a voulu garder l'anonymat, ce dernier sera le premier à recevoir le nouvel appareil parmi tous les acheteurs[9]. On apprendra le 4 juin 2013, qu'il s'agit de Gulf Air[10]. Le 21 juin, Korean Air signa une lettre d'intention d'achat pour dix avions CS 300 avec dix options et dix droits d'achat supplémentaire, toujours pour des CS300[11]. Cette lettre d'intention a été transformée en commande ferme le 29 juillet[12]. Le 24 juin, une autre commande de 10 CS100, par un client qui a désiré garder l'anonymat, fut annoncée[13]. Finalement, le 15 novembre le transporteur turc Atlasjet Airlines a signé une lettre d'intention portant sur dix appareils CS300 ainsi que sur cinq options supplémentaires[14].

En 2012, le 19 janvier la société aérienne suisse PrivatAir a commandé cinq appareils CS100 ainsi que cinq options[15]. Le 8 juillet, à la veille du salon aéronautique de Farnborough, Bombardier annonça une lettre d'intention d'achat conditionnelle provenant d'un client qui a voulu garder l'anonymat portant sur cinq appareils CS100, dix CS300 accompagnée de quinze options[16]. Le 10 juillet, le transporteur letton AirBaltic a signé un lettre d'intention sur l'achat de dix appareils CS300 assortie de dix options supplémentaires[17]. Cette lettre d'intention est transformée en commande ferme le 21 décembre[18].

Le 17 février 2016, Air Canada a annoncé la signature d'une lettre d'entente portant sur 45 commandes fermes de CS300 et 30 options, certaines commandes pourraient être converties en appareils CS100 de plus petite taille. Les livraisons doivent débuter à la fin de 2019 et s'échelonner jusqu'en 2022. Les appareils remplaceront une partie des 45 avions E190 d'Embraer du parc aérien actuel et permettront à Air Canada d'accroître son réseau. La commande est la plus importante jusqu'ici pour la CSeries. C'est aussi la troisième d'une compagnie aérienne d'envergure (après Swiss et Korean Air) et la première d'un transporteur nord-américain majeur[19].

Le 28 avril 2016, Delta annonce une commande ferme de 75 appareils CS100, avec une option pour 50 de plus, dans le cadre de ce qui est la plus importante commande pour Bombardier à cette date[20].

Vol inaugural et essais[modifier | modifier le code]

Le 15 octobre 2012, Bombardier annonce que l'assemblage final a commencé. Le premier véhicule d’essai s'appelle FTV1[21]. Finalement, le 19 décembre, un client provenant des Amériques, qui a souhaité gardé l'anonymat, a signé une lettre d'intention pour douze appareils CS100 accompagnée de douze options supplémentaires[22]. Le 10 mai 2013, ce client se révéla être Porter Airlines qui convertit sa lettre d'intention en une commande conditionnelle[23].

Le vol inaugural du premier appareil, qui devait avoir lieu à la fin juin 2013, a été reporté deux fois. Le 16 août, le premier essai de roulement au sol a été exécuté[24] et Bombardier a promis à cette occasion de tenir le premier vol quelques semaines plus tard[25]. Promesse tenue puisque le premier vol du CS100 a finalement eu lieu le lundi 16 septembre 2013 à l'aéroport international Montréal-Mirabel[26]. Quant à la version CS300, le vol inaugural s'est déroulé le 27 février 2015[27].

Le 18 décembre 2015 après 3 000 heures de vol d'essais, le CS100 a reçu sa certification de type des mains de l'autorité canadienne Transport Canada[28]. La certification par la FAA et L'AESA est annoncée le 16 juin 2016, ouvrant la voie aux premières livraisons.

Problèmes financiers[modifier | modifier le code]

Le programme de développement de la CSeries a dépassé l'estimation initiale, les essais se sont prolongés et les commandes ont tardé à se concrétiser face à une compétition tenace des géants comme Boeing et Airbus. Pour permettre de le sauver, le gouvernement du Québec a annoncé un investissement de 1,3 milliard de dollars canadien (1 milliard $US) le 29 octobre 2015, en échange d'une participation de 49.5 % dans ce programme, après une perte de 4,6 milliards de dollars $US au troisième trimestre 2015 chez Bombardier[29].

Commandes et livraisons[modifier | modifier le code]

Le 29 juin 2016, Bombardier livre le premier CS100 à la compagnie de lancement Swiss après un convoyage depuis le Canada. Il rentrera en service le 15 juillet entre l'aéroport international de Zurich et Paris Charles de Gaulle puis vers d'autres destinations européennes[30].

Commandes et livraisons par années au [réf. nécessaire][31]

Type Commandes fermes 2015 2016 Total livrés Reste à livrer
CS100 120 (+96 option) 0 1 1 215
CS300 126 (+66 option) 0 0 0 192
Total 246 (+162 option) 0 1 1 407
Commandes par compagnie aérienne[31][réf. nécessaire]
Compagnie CS100 (fermes/options) CS300 (fermes/options)
Air Canada[19] 45/30
Air Baltic 20/0
AzurAir Ukraine 5/0
BRA-Braathens Regional Airlines 5/5 5/5
Delta Airlines 75/50
Gulf Air 10/6
Iraqi Airways 5/11
Korean Air 10/10
Lufthansa[3] 0/30
Odyssey Airlines 10/0
PrivatAir 5/5
SaudiGulf Airlines 16/10
Swiss Global Airlines[3] 15/0 15/0
VIM Airlines 5/0
Commande en suspend par compagnie aérienne[31][réf. nécessaire]
Compagnie fermes/options
Republic Airlines 40/40 (sous protection de la faillite).
Porter Airlines 0/12 (soumis à l'agrandissement de l'aéroport Billy-Bishop de Toronto)
Compagnies de location d'avions[31][réf. nécessaire]
  • 89 avions par Ilyushine finance, Lease corporation international et Acquarie air finance.
  • Lettre d'intention :
    • Falcorey Aicraft : 24 avions
    • COB Leasing : 30 avions[31]

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Bombardier CSeries aux couleurs de Swiss.
Exemple d'aménagement de cabine.
CS100 CS300
Passagers 108 (mixte)
120 (standard)
133 (haute densité)
130 (mixte)
140 (standard)
160 (haute densité)
Intervalle entre deux sièges successifs 91cm/81cm (Mixte) - 81cm (Standard) - 71cm (Haute Densité)
Largeur des sièges 48 cm
Équipage 2 (pilote, copilote)
Longueur 34,9 m 38,7 m
Envergure 35,1 m
Surface des ailes (net) 112,3 m2
Hauteur 11,5 m
Diamètre maximal 3,7 m
Poids maximal au décollage 60 781 kg 67 585 kg
Poids maximal à l'atterrissage 50 576 kg 58 740 kg
Volume de cargo 23,7 m3 31,6 m3
Couverture maximale 5 741 km 6 112 km
Vitesse de croisière maximale Mach 0,82 (870 km/h, 470 nœuds, 541 mi/h)
Vitesse de croisière typique Mach 0,78 (828 km/h, 447 nœuds, 514 mi/h)
Distance de décollage au poids maximum 1 463 m 1 890 m
Longueur d'atterrissage 1 387 m 1 509 m
Plafond 12 497 m
Moteurs 2 x Pratt & Whitney PW1500G
Poussée par moteur 103,6 kN


Selon le site de Bombardier Aéronautique[32] :

Type d'appareils
  • Avion de transport régional turbofan avec les moteurs sous les ailes principales.
Architecture
  • Ailes fixes
  • Commande de vol électronique
  • Turbofan
  • Allée centrale simple
Autonomie et consommation de carburant
  • Consommation de carburant réduite de 20 % par rapport à la moyenne des appareils de même format en 2009 ;
  • 20 % moins de CO2 et 50 % moins de NOx ;
  • Autonomie de 1 800 à 2 950 milles marins.

Principaux fournisseurs[modifier | modifier le code]

L'appareil CSeries de Bombardier est comme un énorme casse-tête dont les pièces sont fabriquées dans une dizaine de pays. Le fuselage central est fabriqué par Shenyang Aircraft Corporation à Dalian en Chine. Le poste de pilotage et l'empennage seront fabriqués par Bombardier à Saint-Laurent. Les ailes seront fabriquées par Bombardier à Belfast. Pratt & Whitney Canada fournira les moteurs et l'assemblage final de l'avion se fera à Mirabel[4].

Voici la liste des fournisseurs[4] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Howard Slutsken, « Bombardier Delays First CSeries Delivery Until 2016 », sur airwaysnews.com,‎ (consulté le 8 mai 2015)
  2. Marie Tison de La Presse, « Jusqu'à 3 500 nouveaux emplois grâce à la CSeries », Cyberpresse,‎ (consulté le 14 juillet 2008)
  3. a, b, c et d « Première commande ferme pour la CSeries », Économie, Radio-Canada,‎ (consulté le 12 mars 2009)
  4. a, b et c « Le CSeries, pièce par pièce », Économie, Radio-Canada,‎ (consulté le 24 août 2009)
  5. Katia Germain d'ARGENT, « CSeries : Bombardier lance ses travaux à Mirabel », [[Canoë (site web)|]] (consulté le 15 septembre 2009)
  6. Martin Jolicoeur, « CSeries de Bombardier: tonnerre d'applaudissements des analystes », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  7. Éric Desrosiers, « Enfin un contrat pour la CSeries! : Bombardier annonce une commande pour au moins 10 appareils », Le Devoir,‎ (lire en ligne)
  8. « Bombardier vend trois autres CSeries », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  9. Martin Jolicoeur, « CSeries: 10 nouvelles commandes pour Bombardier », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  10. « Bombardier confirme que Gulf Air est un des clients de la CSeries », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  11. Martin Jolicoeur, « CSeries: Bombardier s'entend avec Korean Air », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  12. « CSeries: commande de Korean Air », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  13. « CSeries : un 8e client », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  14. « CSeries: commande de 776 M$ US », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  15. Martin Jolicoeur, « Bombardier vend cinq nouveaux CSeries », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  16. « Bourse: Bombardier en légère hausse après une importante commande », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  17. « Bombardier: lettre d'intention pour vendre jusqu'à 20 CSeries », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  18. Caroline Burneau, « CSeries : un beau cadeau pour Bombardier », Air et Cosmos,‎ (lire en ligne)
  19. a et b Sylvain Larocque, « C Series: Air Canada donne une bouffée d'oxygène à Bombardier », La Presse,‎ (lire en ligne)
  20. Québecor Média, « Delta commande 75 avions CSeries à Bombardier », sur fr.canoe.ca (consulté le 28 avril 2016)
  21. François Duclos, « Bombardier débute l’assemblage du CSeries », Air Journal,‎ (lire en ligne)
  22. Martin Jolicoeur, « Bombardier pourrait vendre 30 CSeries de plus », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  23. « Bombardier confirme l'entente avec Porter », Les Affaires.com,‎ (lire en ligne)
  24. « Site officiel de la C-Series », sur Bombardier Aéronautique,‎ (consulté le 22 août 2013)
  25. « Le vol inaugural de l’avion CSeries de Bombardier aura lieu au cours des prochaines semaines », Communiqué de presse, sur Bombardier Aéronautique,‎ nil (consulté le 22 août 2013)
  26. Elodie Vallerey, « Le CSeries de Bombardier s'envole pour la première fois », sur L'Usine Nouvelle,‎ (consulté le 16 septembre)
  27. Marie Tison, « Le CS300 s'envole », La Presse,‎ (lire en ligne)
  28. Joël Ricci, « Le CS100 de Bombardier certifié au Canada », Air Journal,‎ (consulté le 20 décembre 2015)
  29. Maxime Bertrand, « Québec investit 1 milliard $US dans Bombardier »,‎ (consulté le 31 octobre 2015)
  30. Agence France-Presse, « Bombardier remet à Swiss le premier CSeries », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).
  31. a, b, c, d et e (en) Revue hebdomadaire, Flight International, Grande-Bretagne, Flight Global,  :

    « Référence invérifiable »

  32. « Gamme CSeries », Bombardier,‎ (consulté le 18 juillet 2009)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]