Basilique Notre-Dame-des-Victoires de Paris

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Basilique Notre-Dame-des-Victoires
Image illustrative de l'article Basilique Notre-Dame-des-Victoires de Paris
Présentation
Culte Catholique romain
Type Église paroissiale, basilique
Rattachement Archidiocèse de Paris
Début de la construction décembre 1629
Fin des travaux 1740
Style dominant Architecture baroque
Protection Logo monument historique Classé MH (1972)
Site web www.notredamedesvictoires.comVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Paris
Ville Paris
Arrondissement 2e arrondissement
Coordonnées 48° 52′ 00″ nord, 2° 20′ 27″ est

Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris

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Basilique Notre-Dame-des-Victoires

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Basilique Notre-Dame-des-Victoires

Notre-Dame-des-Victoires est une basilique catholique située place des Petits-Pères dans le 2e arrondissement de Paris. C'est l'une des cinq basiliques mineures de Paris[1],[Note 1], élevée au rang de basilique mineure le [2].

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [3].

La Vierge Marie y est notamment invoquée et priée comme le « Refuge des pécheurs »[4].

Ce site est desservi par la station de métro Bourse.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1614, Louis XIII vient prononcer dans une église d'Aubervilliers le vœu de construire à Paris une église dédiée à la Vierge s'il remporte une victoire militaire contre les Protestants. Exaucé en 1628 à la suite du siège de la Rochelle, il décide la construction de l'église Notre-Dame-des-Victoires, qu'il considère alors comme la fille de Notre-Dame-des-Vertus d'Aubervilliers[5]. Le plan de l'église est conçu par l'architecte Pierre Le Muet au bénéfice des Augustins déchaussés, dits les Petits-Pères ; mais les travaux à peine commencés furent suspendus faute de fonds. À partir de 1656, la construction est reprise sous la direction de Libéral Bruant, puis de Gabriel Le Duc. Bien qu'inachevée, l'église est bénie en 1666. Touche finale, le portail est dû à Jean-Sylvain Cartaud qui achève la construction du sanctuaire de 1737 à 1740[6]. À la Révolution, l'église, privée de ses religieux, devient le siège de la Loterie nationale puis Bourse des valeurs sous le Directoire. Elle est rendue au culte en 1802[7].

En , le curé de Notre-Dame des Victoires, l'abbé Desgenettes, consacre sa paroisse au Cœur immaculé de Marie. Le sanctuaire abrite depuis lors une association de prière mariale, l'archiconfrérie du très saint et immaculé Cœur de Marie[8].

Le pape, par coutume, a le droit de couronner les statues de la Vierge Marie, la couronne étant signe de royauté et de victoire. La première statue couronnée en France est celle de cette basilique, le à la demande du pape Pie IX en remerciement de la délivrance de Rome par les Français[9].

Architecture et œuvres[modifier | modifier le code]

plan de la basilique

La consécration de l'église au Cœur immaculé de Marie et son nom de Notre-Dame-des-Victoires de par le Vœu de Louis XIII, lui vaut d'accueillir sur ses murs plus de 37 000 ex-voto[10].

Au sein du Choeur y sont exposées sept toiles monumentales de Charles André (Carle) Van Loo, dont la première, au centre, dépeint le Vœu de Louis XIII pendant le Siège de La Rochelle de 1627-1628, et dont les six autres constituent une série de fresques sur la vie de Saint Augustin:

  • Vœu de Louis XIII, 1746.
  • L'Agonie de Saint Augustin, 1748.
  • La Translation des reliques de Saint Augustin, 1748.
  • La Dispute contre les Donatistes (La conférence de Carthage), 1753.
  • Le Sacre de Saint Augustin, 1754.
  • Le Baptême de Saint Augustin, 1755.
  • La Prédication de Saint Augustin devant Valère, 1755.

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade sud, réalisée par Sylvain Cartaud architecte du duc de Berry, se présente sous la forme d'un portail à deux ordres superposés, l'ionique en bas, le corinthien au-dessus. Ce portail est couronné par un fronton triangulaire avec au tympan, un écusson aux armes de la France surmonté de la couronne royale et entouré du grand cordon du Saint-Esprit[11]. Au niveau du premier niveau, une gloire réalisée en bas-relief figure au-dessus de la porte centrale.

Le clocher contient quatre cloches :

  • Marie-Victoire, fondue en 1819 et sonne le la bémol ;
  • Anne-Victoire, fondue en 1819 et sonne le si bémol ;
  • Saint Augustin, fondue en 1997, pèse 195 kg et sonne le do ;
  • Sainte Thérèse de Lisieux, fondue en 1997, pèse 140 kg et sonne le ré bémol.
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Intérieur[modifier | modifier le code]

La succession des architectes explique que l'église ne soit pas d'une parfaite unité. On peut remarquer dans l'église différentes œuvres dont :

La chapelle Sainte-Anne, autrefois dédiée à Saint Nicolas de Tolentino, a été restaurée et consacrée en 1865. Mais aujourd'hui, de cette restauration il ne reste rien. La chapelle fut en effet reconstruite en 1879 (date inscrite de part et d’autre du bas-relief), par le curé M. Chevojon[13].

Sur ses murs, comme pratiquement partout dans la basilique, ont été placés de nombreux ex voto des années 1870. Le bas-relief central illustrant Sainte Anne et Marie enfant, intitulée « L'Éducation de la Vierge »[14], de facture quelconque, est encadré par deux colonnes de marbre rouge et surmonté d’un petit chapiteau et d’une croix. Les peintures extérieures, sur lesquelles figurent des arabesques végétales, affichent chacune en son centre les lettres SA, c'est-à-dire les initiales de sainte Anne[13].

La statue de Notre-Dame des Victoires, installée en 1809, est en plâtre durci , œuvre probable d’un sculpteur italien. Elle remplace la statue de Notre-Dame de Savone, disparue en 1796. Le 9 juillet 1853 la statue fut couronnée par demande du pape Pie IX qui voulait rendre grâce pour la délivrance de Rome par les soldats français en 1849.

L'orgue a été exécuté par Lesclop, facteur du XVIIIe siècle et le buffet par Louis-Alexandre Régnier, maître menuisier à Paris et membre de l'Académie Saint-Luc depuis 1735. Seul le buffet est protégé au titre objet (classement le )[15].

Le buffet, en bois taillé et décoré dans la masse, est constitué d'un grand corps à cinq tourelles et d'un positif de dos à trois tourelles. Il possède des décors en bas relief et en ronde bosse, notamment des vases, des trophées et des instruments de musique ; la tourelle centrale est couronnée par un ange qui tient sur les genoux un livre ouvert. Les culs de lampe des tourelles sont ornés de têtes de chérubins à mi-corps. Il date de 1739[15].

Personnalités liées à cette église[modifier | modifier le code]

Le compositeur François Roberday y fut organiste quelque temps.

Un cénotaphe de Jean-Baptiste Lully, ancien habitant du quartier[16], est à remarquer dans la chapelle Saint-Jean-Baptiste[17].

Paolo Lorenzani, un autre compositeur italien et concurrent de Lully, contribua aussi à la liturgie de cet établissement[18].

Louis Martin, père de Sainte Thérèse de Lisieux, fit dire des messes à son intention lors de sa grave maladie en 1883. Thérèse y viendra plus tard en pèlerinage avec son père, si bien que chaque année la basilique accueille les reliques de la sainte pour une neuvaine de prière en mémoire de son passage[19]. Une chapelle, consacrée le, est dédiée aux parents de Sainte Thérèse, les Saints Louis et Zélie Martin [20]. L'Église a béatifié le couple Louis et Zélie Martin le 19 octobre 2008 et les a canonisés le dimanche 18 octobre 2015.

Vie de la paroisse[modifier | modifier le code]

Depuis 2011, le curé-recteur est le père Hervé Soubias[21]. Plusieurs prêtres confesseurs concourent à l'animation spirituelle du sanctuaire ainsi que des bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre, installées au prieuré attenant. Parmi ces prêtres se trouve Gérard Thieux, affilié à la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, médiatiquement connu pour ses apparitions à Dieu Merci ! et pour ses conseils et explications donnés, par Internet, sous forme de vidéos.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les cinq basiliques mineures de Paris sont la basilique du Sacré-Cœur de Montmartre, la basilique Notre-Dame-du-Perpétuel-Secours, la basilique Notre-Dame-des-Victoires de Paris, la [cathédrale Notre-Dame de Paris]] et la basilique Sainte-Clotilde de Paris.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des basiliques françaises.
  2. Site de la basilique.
  3. « Basilique Notre-Dame-des-Victoires », notice no PA00086017, base Mérimée, ministère français de la Culture
  4. A la découverte de Notre Dame des Victoires, Refuge des pécheurs
  5. Église Notre-Dame-des-Vertus, Aubervilliers. Louis Blond tient toutefois cette origine pour une légende et assure que « les lettres patentes ne parlent ni de La Rochelle ni d'un engagement quelconque. De plus elles précisent que cette fondation fut sollicitée par des religieux Augustins déchaussés, installés depuis peu à la porte Montmartre… » L. Blond, Le centenaire de Notre-Dame des Victoires (Paris : Éd. Francisc., 1936).
  6. Nouvelle histoire de Paris et de ses environs, Jules de Gaulle, 1836
  7. Basilique Notre-Dame des Victoires
  8. Basiliques du Monde: Notre-Dame-des-Victoires, Paris
  9. « Vierges couronnées », sur le site du diocèse de Paris (consulté le 11 février 2014).
  10. Messes et chapelet à Notre-Dame des Victoires
  11. Jacques Hillairet - Dictionnaire historique des rues de Paris - T.2, p.264.
  12. Martin Schieder, Fondation royale et temple des arts. L’église Notre-Dame des Victoires à Paris, in Place des Victoires, sous la direction d'Isabelle Dubois, Alexandre Gady et Hendrik Ziegler, Paris 2003, p. 197–213.
  13. a et b Site officiel de la basilique.
  14. Il s'agit d'un bas-relief des frères Francis et Aimé Jacquier, maître-sculpteurs de Caen (Normandie) daté de 1878
  15. a et b Base Mérimée PM75000502
  16. Son hôtel, l'hôtel de Lully, se trouve à l'angle des rues Sainte-Anne et des Petits-Champs.
  17. Notre Dame des Victoires : le tombeau de Jean-Baptiste Lully.
  18. http://philidor.cmbv.fr/jlbweb/jlbWeb?html=cmbv/BurAff&path=/biblio/bur/03/47/347.pdf&ext=pdf p. 105.
  19. Sainte Thérèse de Lisieux prie à Notre Dame des Victoires (1887)
  20. « Une chapelle pour Louis et Zélie Martin », sur ktotv.com/,
  21. Appellation telle que rédigée sur le site officiel de la Basilique.