Jean-Sylvain Cartaud

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Jean-Sylvain Cartaud
Présentation
Naissance 1675
Décès 1758
Nationalité Royaume de France Royaume de France
Ses élèves Pierre-Étienne Le Bon
Œuvre
Réalisations Hôtel Crozat, rue de Richelieu, Paris
Château de Montmorency
Hôtel de Janvry, rue de Varenne, Paris (1732)
Château de Neuilly (1751)
Distinctions Académie royale d'architecture (1741)
Entourage familial
Père Sylvain Cartaud
Famille Nicolas Bailly, René Frémin, Henri Simon Thomassin (beaux-frères)

Jean-Sylvain Cartaud est un architecte français né en 1675 et mort en 1758. Il se fit connaître en construisant l'hôtel parisien puis le château à Montmorency du financier Pierre Crozat. Il travailla ensuite pour de grandes familles telles que les Orléans et les d'Argenson, construisit des immeubles de rapport et effectua également des travaux sur de nombreux édifices religieux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Sylvain Cartaud était le fils de Sylvain Cartaud (1642-1703), « entrepreneur du roi », parfois désigné lui-même comme architecte, et de Marie Marguerite Dubugra[1]. Il fréquenta toute sa vie des milieux artistiques et intellectuels. Le , il avait épousé Jeanne Bailly (1677-1er juin 1755), sœur de Nicolas Bailly, garde des tableaux de la Couronne. Sa sœur Suzanne épousa le sculpteur René Frémin. Il était également le beau-frère du graveur Henri Simon Thomassin et, par une autre alliance, tenait à la famille de Jean-Baptiste Lully. Amateur de peinture, il posséda l'« Île enchantée » de Watteau[2].

Cartaud était encore peu connu lorsqu'il fut appelé à construire, rue de Richelieu à Paris, la maison du financier Pierre Crozat. Il bâtit ensuite son château à Montmorency, qui établit sa réputation aux yeux de ses contemporains. Par l'entremise de Crozat, qui conseillait le Régent Philippe d'Orléans pour ses acquisitions d'œuvres d'art, Cartaud devint l'architecte de la maison d'Orléans. Il fut « architecte du duc de Berry » et continua de porter ce titre longtemps après la mort de Charles de France, fils du Grand Dauphin disparu prématurément en 1714.

« Cartaud observa toujours une attitude assez distante à l'égard de la rocaille, ce qui lui valut l'estime durable de son siècle. Brice, Bachaumont, Blondel, d'Argenville l'ont cité comme un maître. »[3] Le marquis d'Argenson le désigne comme « l'un des premiers architectes de France, très honnête homme surtout ».

« Cet habile architecte de notre temps, dit Blondel, était fort sévère dans l'ensemble de ses compositions ; aussi tous ses ouvrages sont-ils marqués au coin de la grandeur, de la noblesse et de la simplicité. »[4]

Cartaud fut admis à l'Académie royale d'architecture en 1741. En 1748, Tournehem le dispensa de présenter un projet pour la place Louis-XV en considération de son grand âge.

Il possédait une maison de campagne à Arcueil et vécut longtemps aux Galeries du Louvre chez son beau-frère Frémin.

Réalisations et principaux projets[modifier | modifier le code]

À Paris[modifier | modifier le code]

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Architecture religieuse[modifier | modifier le code]

Hors de Paris[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, Paris, H. Plon, , 2e éd., IV-135 p. (lire en ligne), p. 320
  2. Pierre Rosenberg et Margaret Morgan Grasselli, Watteau : 1684-1721, Paris, Réunion des musées nationaux, , 588 p. (ISBN 2-7118-0281-7), p. 393 : Le tableau est mentionné dans l'inventaire des biens de Cartaud, daté du (Arch. nat., MCN, XLI 525).
  3. a, b, c, d et e Michel Gallet, Op. cit., p. 106
  4. Jacques-François Blondel, Cours d'architecture, ou Traité de la décoration, distribution et construction des bâtiments : contenant les leçons données en 1750 et les années suivantes, t. 3, Paris, Desaint, 1771-1777 (lire en ligne), p. 102
  5. Michel Gallet, Op. cit., p. 105
  6. Notice no PA00086555, base Mérimée, ministère français de la Culture
  7. Jacques-François Blondel, Cours d'architecture, ou Traité de la décoration, distribution et construction des bâtiments : contenant les leçons données en 1750 et les années suivantes, t. 3, Paris, Desaint, 1771-1777 (lire en ligne), p. 102
  8. Michel Gallet, Op. cit., pp. 105-106
  9. Château de Neuilly. Domaine privé du roi, 1836, p. 2
  10. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, 1771, Vol. 2, p. 118

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Michel Gallet, Les Architectes parisiens du XVIIIe siècle : Dictionnaire biographique et critique, Paris, Éditions Mengès, , 494 p. (ISBN 2-8562-0370-1)