Nicola Sirkis

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Nicola Sirkis
Description de cette image, également commentée ci-après
Nicola Sirkis au Festival des Vieilles Charrues en 2014.
Informations générales
Nom de naissance Nicolas Henri Didier Sirchis
Naissance (59 ans)
Antony (Seine), Drapeau de la France France
Activité principale Auteur-compositeur-interprète, Chanteur, Musicien
Genre musical New Wave, Rock, Pop Rock, Synthpop
Instruments Guitare, Harmonica, Synthétiseur, Piano
Années actives Depuis 1981
Labels Indochine Records
Site officiel Site d’Indochine

Nicolas Henri Didier Sirchis, dit Nicola Sirkis[1], né le à Antony (Seine), est un auteur-compositeur-interprète, chanteur et musicien français. Il est un des membres fondateurs du groupe français Indochine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Nicola Sirkis est le frère jumeau de l'ancien guitariste du groupe, Stéphane Sirkis, mort le . Il est aussi le frère cadet du réalisateur Christophe Sirchis.

Une jeunesse turbulente[modifier | modifier le code]

La famille paternelle de Stéphane et Nicola Sirkis est d'origine juive russe venue de Chișinău (ville qui fut roumaine puis russe aujourd'hui capitale de la Moldavie) marquée politiquement à gauche. Leur famille maternelle est une famille de militaires français marquée politiquement à droite. Alors que Nicolas et Stéphane n'ont que deux ans, leur famille déménage à Bruxelles, où leur père a été nommé ingénieur chimiste au sein d'Euratom. C'est donc dans une famille plutôt bourgeoise qu'ils seront élevés, bercés par la musique classique qu'écoutaient leurs parents. Lorsqu'il a 12 ans, sa mère quitte la Belgique et s'installe en France avec ses trois enfants à Châtillon[2]. Nicola Sirkis affirme quelquefois qu'en grandissant, sa jeunesse avait été fortement perturbée par le divorce de ses parents, la drogue et l'alcool, et qu'il a plusieurs fois été renvoyé de ses établissements scolaires (dont le lycée Emmanuel-Mounier de Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine et le lycée Jacques Monod de Clamart) avec son frère Stéphane.

L'aventure Indochine[modifier | modifier le code]

En mai 1981, il forme avec un ami, Dominique Nicolas, le groupe Indochine, avec comme nom de scène Nicola Sirkis. Son frère Stéphane et Dimitri Bodianski les rejoignent par la suite. L'Aventurier, premier album du groupe, est un grand succès. Les albums Le Péril jaune, 3 et 7000 danses vont suivre, enchaînant les tubes : Kao Bang, Canary Bay, 3 nuits par semaine, 3e sexe, Tes yeux noirs, Salômbo, Les Tzars... Mais dans les années 1990, Indochine est délaissé par la presse qui considère le groupe comme démodé (un article virulent parlera de « sinistre ringardise échappée des années 1980 »[réf. nécessaire]). Cette décennie marquera une longue traversée du désert pour Nicola Sirkis et Indochine. Mais le chanteur du groupe ne perd pas espoir, et insiste pour qu'Indochine poursuive sa route sous le même nom, malgré le départ en 1995 de Dominique Nicolas.

Nicola Sirkis perd son frère Stéphane Sirkis le et la sortie de l'album Dancetaria est retardée en conséquence. Pour lui rendre hommage, Nicola Sirkis organise « Le Stef concert » durant le Dancetaria Tour, et écrit en 2001 (sur l'album Paradize) la chanson Electrastar, composée par Olivier Gérard.

Le 26 juin 2010, Indochine devient le premier groupe de rock français à remplir le Stade de France.

En solo[modifier | modifier le code]

En 1992, il sort son unique album solo, Dans la lune..., réalisé avec Marie Guillard et le groupe Les Valentins.

Nicola Sirkis en concert à Brest, en 2013.

Participation culturelle[modifier | modifier le code]

Nicola Sirkis a participé le au marathon des mots de Toulouse où il a fait une lecture de Un jour rêvé pour le poisson banane et autres nouvelles de J. D. Salinger.

Il participe parfois à la rédaction de certains journaux en tant que "rédacteur en chef d'un jour" (ex : aux Dernières Nouvelles d'Alsace[3], au Soir, à Ouest-France, au Figaroscope[4]).

En 2014, il chante Hexagone sur l'album-hommage La Bande à Renaud, qui est sorti le 9 juin. Puis sur le volume 2, qui sorti le 27 octobre, il interprète P’tite conne.

En 2015, il interprète L'opportuniste, en duo avec Jacques Dutronc, sur l'album Joyeux Anniversaire M'sieur Dutronc qui parut le 9 mars, à l'occasion des 70 ans du chanteur.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Il vit d'abord avec la graphiste-photographe Marion Bataille avec qui il reste sept ans[réf. nécessaire]. C'est elle qui a conçu les pochettes d'Indochine de 1982 à 1989.

Il épouse ensuite l'actrice Marie Guillard le 22 juillet 1995[réf. nécessaire].

En 1996, il rencontre Gwenaëlle Bouchet - dite Gwen B ou Gwen Blast, bassiste du groupe Madinkà - fan d'Indochine qui participa en tant que figurante dans les clips Satellite et Drugstar de l'album Wax[5]. Ils ont une fille, Théa, née le 25 octobre 2001, et se marient le , à Paris. Le couple se sépare en 2009[6].

Depuis, Nicola Sirkis a refait sa vie avec une autre femme, avec qui il a eu deux enfants : ses fils Alice-Tom et Jules.

Engagements[modifier | modifier le code]

Indochine joue le 15 juin 1985 au concert organisé par SOS Racisme Place de la Concorde.

Indochine a enregistré une reprise de Road to Nowhere, chanson du groupe Talking Heads sur un album en faveur de la liberté de la presse dans le monde en 2002, ainsi qu'une version de You Spin Me Round (Like a Record) du groupe Dead or Alive, en 2008 au profit de Reporters sans frontières, pour le boycott de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin.

Nicola Sirkis est le parrain officiel de plusieurs associations :

  • Craniopharyngiome Solidarité, depuis septembre 2006, qui informe et soutient les familles et personnes touchées par cette maladie rare[7] ;
  • Les Parents: créée par Willy Pierre suite au décès du jeune Matteo (13 ans), cette association vient en aide aux victimes de harcèlement scolaire et lutte contre ce dernier. Le single College Boy (2013), de Nicolas Sirkis, dénonce l'homophobie et la violence scolaire par les élèves. Le clip associé, d'une violence assumée, généra une certaine polémique sur la nécessité de montrer ou non les images jugées choquantes, et l'avantage commercial induit par le buzz médiatique[8],[9],[10],[11] ;
  • le Refuge, qui lutte contre les discriminations liées aux orientations sexuelles et à la transidentité, notamment au sein des familles[12].

Le site officiel du groupe propose une rubrique « Sites associatifs » qui renvoie à différentes organisations luttant contre les discriminations sexuelles, l'homophobie, le racisme, pour la liberté de la presse, du Tibet, ou la protection de la nature, ainsi que des associations à but caritatif, notamment dans des domaines médicaux[13].

Nicola Sirkis en concert dans l'émission Le Grand Journal sur Canal+ le 19 mai 2010 durant le festival de Cannes.

Le chanteur s'est par ailleurs positionné contre le FN, en comparant le parti présidé par Marine Le Pen à un parti néo-nazi[14]. Par ailleurs, Nicola Sirkis a condamné les propos homophobes tenus par certains membres du groupe de rap Sexion d'assaut dans leurs chansons, changeant au passage de maison de disques[15].

Discographie[modifier | modifier le code]

Avec Indochine[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Indochine.

En solo[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Les Mauvaises nouvelles, Paris : Lattès, 1998, rééd. 2005 (augmentée d’une nouvelle inédite et des illustrations de Valérie Lenoir).
  • Préface du livre WAZA de Michelle Brun (mère d'un enfant atteint d'un craniopharyngiome)
  • Les petites notes du météor tour, livre racontant la dernière tournée.
  • Kissing my Songs, textes et entretiens avec Agnès Michaux, Paris, Flammarion, 2011, (ISBN 9782081268142)
  • Préface de l'intégrale de Bidouille et Violette, une série de bande dessinée créée par Bernard Hislaire.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le patronyme Sirkis était à l'origine écrit en alphabet cyrillique avec l'équivalent du « k » de l'alphabet latin, mais la famille Sirkis vivant en Moldavie, région annexée par la Roumanie, dut retranscrire son nom en roumain ; or, le roumain ne connaissant pas le « k » et utilisant la graphie « ch » pour le retranscrire, la famille Sirkis écrivit son nom Sirchis en Roumanie. Quand le père de Nicola Sirkis vint s'installer en France, il conserva l'orthographe avec « ch » bien que celle avec un « k » soit celle d'origine.
  2. Sébastien Michaud, INDOCHINE Insolence rock, Camion Blanc, , p. 26.
  3. http://photos.dna.fr/galerie.php?id=DIAP080310190_864FCA
  4. http://www.lefigaro.fr/sortir-paris/2012/01/31/03013-20120131ARTFIG00594-nicola-sirkis-redacteur-en-chef-du-figaroscope.php
  5. L'essentiel Online, article de Ludovic Jaccar.
  6. Prisma Média, « Gwen Blast - La biographie de Gwen Blast avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 12 juin 2017)
  7. Webmaster, « Dossier de Presse », sur www.craniopharyngiome-solidarite.org (consulté le 15 novembre 2016)
  8. « ASSOCIATION LES PARENTS », sur ASSOCIATION LES PARENTS (consulté le 15 novembre 2016)
  9. Mathilde Cesbron, « Indochine: la censure de College Boy révèle «une culture de la lâcheté» », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne)
  10. « Polémique autour du clip "College Boy" d’Indochine : "Une hypocrisie", selon Xavier Dolan - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  11. « "College Boy" d'Indochine : censurer ce clip magnifique serait une aberration », leplus.nouvelobs.com,‎ (lire en ligne)
  12. « Nos parrains et marraines », sur www.le-refuge.org (consulté le 15 novembre 2016)
  13. « Liens | Indochine », sur www.indo.fr (consulté le 16 novembre 2016)
  14. « Quotidien : quand Nicola Sirkis compare le FN à un "parti néo-nazi" », sur Closer, (consulté le 10 avril 2018).
  15. « Nicola Sirkis change de label à cause des Sexion d’Assaut », sur Closer, (consulté le 10 avril 2018).
  16. AFP, « Indochine "fier et ému" de recevoir une Victoire d'honneur », sur leparisien.fr,
  17. Stéphane Bern, « Les rumeurs du net : Nicola Sirkis », A la Bonne Heure !, sur rtl.fr,
  18. Ministère de la Culture et de la Communication, « Nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres septembre 2012 », sur culturecommunication.gouv.fr,

Annexes[modifier | modifier le code]

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Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]