Une charogne

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Une charogne[1] est un poème de Charles Baudelaire publié dans la section « Spleen et idéal », chapitre XXVII du recueil des Fleurs du mal.

Version numérisée (par Google, Université du Michigan) de l'un des œuvres originales éditées de 1857.
Version numérisée (par Google, Université du Michigan) de l'une des œuvres originales éditées de 1857.


Forme[modifier | modifier le code]

Forme ronde et assouplie. 12 quatrains hétérométriques en octosyllabes et d'alexandrins. Son schéma rythmique est: ABAB (rimes alternées).

Étude[modifier | modifier le code]

Dans ce poème, Charles Baudelaire se souvient d'une promenade faite avec l'être aimé et au cours de laquelle il trouva une charogne, en état avancé de décomposition. S'ensuit alors une transfiguration poétique qui permet au poète de comparer cet objet trivial et dégoûtant à un microcosme vivant en utilisant tous les outils lyriques de la rêverie poétique. Il compare également cette charogne à la femme courtisée, en développant le thème du Memento mori.

Cette approche à la fois percutante et moralisatrice dans une certaine mesure n'est pas sans rappeler quelques poèmes (Le Mépris de la Vie et Consolation contre la Mort) du méconnu poète baroque Jean-Baptiste Chassignet. En effet, son poème Mortel Sonnet a certains points communs avec celui de Baudelaire[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Une Charogne », sur https://poesie.webnet.fr (consulté le 15 février 2019)
  2. Esthétique de la pourriture, Marie-Pierre Krück, 2017

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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