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Luís Montenegro

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Luís Montenegro
Illustration.
Luís Montenegro en 2025.
Fonctions
Premier ministre du Portugal
En fonction depuis le
(2 ans, 1 mois et 14 jours)
Président Marcelo Rebelo de Sousa
António José Seguro
Gouvernement XXIVe et XXVe constitutionnel
Législature XVIe et XVIIe
Coalition PPD/PSD.CDS-PP
Prédécesseur António Costa
Président du Parti social-démocrate
En fonction depuis le
(3 ans, 10 mois et 13 jours)
Élection 28 mai 2022
Prédécesseur Rui Rio
Président du groupe PPD/PSD à l'Assemblée de la République

(5 ans, 11 mois et 17 jours)
Législature XIIe et XIIIe
Prédécesseur Miguel Macedo
Successeur Hugo Soares
Député portugais

(7 jours)
Élection 10 mars 2024
Circonscription Lisbonne
Législature XVIe
Groupe politique PPD/PSD

(16 ans et 1 jour)
Élection 17 mars 2002
Réélection 20 février 2005
27 septembre 2009
5 juin 2011
4 octobre 2015
Circonscription Aveiro
Législature IXe, Xe, XIe, XIIe et XIIIe
Groupe politique PPD/PSD
Biographie
Nom de naissance Luís Filipe Montenegro Cardoso de Morais Esteves
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Porto (Portugal)
Nationalité Portugaise
Parti politique PPD/PSD
Diplômé de Université catholique portugaise
Profession Avocat

Image illustrative de l’article Luís Montenegro
Chefs du gouvernement du Portugal

Luís Montenegro, né le à Porto, est un homme d'État portugais. Membre du Parti social-démocrate (PPD/PSD), il en est le président depuis . Il est Premier ministre du Portugal depuis le .

Il est élu en 2002 député du district d'Aveiro. Entre 2011 et 2017, il préside le groupe parlementaire du PPD/PSD, d'abord dans la majorité sous Pedro Passos Coelho, puis dans l'opposition au socialiste António Costa. Ayant échoué en 2020, il parvient en 2022 à prendre la suite de Rui Rio comme président du Parti social-démocrate.

En , trois semaines après la victoire relative de l'Alliance démocratique, dont son parti est la principale force, aux élections législatives anticipées, il est nommé Premier ministre et forme un gouvernement minoritaire.

Études et carrière professionnelle

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Après une licence en droit et un diplôme postgrade universitaire en droit de la protection des données obtenus à l'université catholique portugaise, Luís Montenegro exerce en tant qu'avocat. En parallèle, il intègre plusieurs cercles dirigeants d'entreprises portugaises, notamment en tant que président de l'assemblée générale desdits groupes.

Parcours politique

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Politique locale puis nationale

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Luís Montenegro entre en politique à l'échelon local, étant élu à plusieurs reprises à Espinho pour le compte du Parti social-démocrate (PPD/PSD) et occupant successivement les fonctions de membre puis de président de l'assemblée municipale de la commune et d'échevin au sein de l'exécutif municipal.

En 2002, il est élu pour la première fois député, pour la circonscription d'Aveiro, et intègre l'Assemblée de la République, étant ensuite successivement réélu jusqu'à sa démission en [1]. En parallèle, il occupe la présidence du groupe parlementaire du PSD à compter des élections législatives de 2011 jusqu'en 2017[2].

Président du Parti social-démocrate

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En , il lance sa candidature à la présidence du PSD contre son président sortant, Rui Rio. Réussissant à mener l'élection interne du parti à un second tour de scrutin[3], il échoue à être élu, ne récoltant que 46,8% des suffrages exprimés[4]. Après la défaite du PSD lors des élections législatives de 2022, et à la suite de la démission de Rio, Montenegro renouvelle sa candidature à prendre la tête du parti et en est élu président, obtenant 72,5% des suffrages exprimés lors du duel interne de [5].

Sous sa présidence, le PSD annonce exclure le parti Chega de tout accord de gouvernement à la suite des prochaines élections[6]. En 2024, après l'annonce de la tenue d'élections législatives anticipées pour le suivant, il noue un accord avec le CDS – Parti populaire et le Parti populaire monarchiste afin de présenter des listes uniques aux électeurs, renouant ainsi l'Alliance démocratique de Francisco Sá Carneiro.

Premier ministre du Portugal

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Au cours des élections législatives, l'Alliance démocratique arrive en tête sans majorité absolue. Réitérant son refus de gouverner avec Chega, Luís Montenegro devient le Premier ministre du Portugal à la tête d'un gouvernement minoritaire[7].

Le journal Correio da Manhã révèle à la fin du mois de qu'il a transmis à son épouse sa société Spinumviva afin de continuer à percevoir des revenus d’entreprises privées dépendant de concessions accordées par l’État[8]. En outre, son entreprise pourrait profiter des modifications à la loi foncière promues par son gouvernement. S'il réfute tout conflit d'intérêts et tout lien entre l'activité de Spinumviva et les changements de la loi foncière, il est fortement critiqué par l'opposition[9]. Alors qu'il survit à deux motions de censure, déposées par Chega puis le Parti communiste, il annonce le son intention de se soumettre à un vote de confiance de l'Assemblée de la République[10]. Le président de la République Marcelo Rebelo de Sousa indique à cette occasion qu'en cas d'échec, il prononcera la dissolution du Parlement[11]. Le , il échoue lors du vote de confiance[12], conduisant à la convocation d'élections législatives anticipées le 18 mai suivant[13].

La coalition PSD/CDS conforte sa majorité relative à l'Assemblée de la République à l'occasion des élections anticipées[14]. Chargé le de former le nouveau cabinet[15], Luís Montenegro présente le XXVe gouvernement constitutionnel le [16]. Il est assermenté avec ses ministres le lendemain[17]. Le , le Parlement repousse la motion de rejet du programme du gouvernement déposé par le Parti communiste[18].

Dans le domaine économique, il promet de « simplifier » et « flexibiliser » le droit du travail. Il présente en ce sens fin 2025 une réforme visant à modifier le code du travail, afin notamment de simplifier les procédures de licenciement, allonger la durée des contrats à durée déterminée, offrir plus de flexibilité aux entreprises pour organiser le temps de travail, ou encore élargir les services minimums en cas de grève. Les deux grands syndicats portugais (la CGTP-IN et l'UGT) appellent à une grève générale en décembre, la première en douze ans[19],[20]. Environ 60 % des Portugais appuient le mouvement de grève et 20 % le gouvernement[21],[19].

Distinctions

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Décorations étrangères

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Notes et références

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Source de traduction

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Références

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  1. (pt) « Luís Montenegro sai do Parlamento e deixa avisos a Rio - Renascença », sur Rádio Renascença, (consulté le )
  2. « Luís Montenegro eleito líder parlamentar do PSD », sur web.archive.org, (consulté le )
  3. (pt) « PSD. Rio vence por 0,56% e vai disputar segunda volta com Montenegro », sur PSD. Rio vence por 0,56% e vai disputar segunda volta com Montenegro, (consulté le )
  4. (pt) « Resultados finais: Rui Rio venceu segunda volta com 53,2% dos votos, mais 2.071 do que os conseguidos por Montenegro », sur Observador (pt) (consulté le )
  5. (pt) « Luís Montenegro é o novo líder do PSD », sur ECO, (consulté le )
  6. (pt) Miguel Santos Carrapatoso, « Montenegro: “Não vamos governar com o apoio da extrema-direita” », sur Observador (consulté le )
  7. Philippe Bernier Arcand, « L'exemple portugais », sur Acadie Nouvelle, (consulté le )
  8. « Au Portugal, le centre droit remporte les élections, la gauche s’effondre au profit de l’extrême droite », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  9. Inês Escobar Lima, « Le Premier ministre portugais confronté à une motion de censure au sujet de la société immobilière de sa famille », Euractiv,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  10. Sara Madeira, « Le Premier ministre portugais demande un vote de confiance mais le soutien du parlement reste incertain », Euractiv,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  11. Fabien Cazenave, « Le Portugal risque des élections anticipées », Ouest-France,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  12. AFP, « Portugal : le gouvernement de centre-droit tombe après avoir échoué à obtenir un vote de confiance », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. « Portugal : après la chute du gouvernement, le président convoque des élections législatives anticipées le 18 mai », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. Sandrine Morel, « Au Portugal, le centre droit remporte les élections, la gauche s’effondre au profit de l’extrême droite », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  15. (pt) Ema Gil Pares, « Montenegro indigitado primeiro-ministro. Revisão constitucional "não é uma prioridade" », Euronews,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  16. (pt) Joana Raposo Santos, « Novo executivo. Quem são os ministros do XXV Governo Constitucional? », RTP,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  17. (pt) « Montenegro anuncia uma "guerra" do novo Governo numa tomada de posse com aviso a Chega e PS », CNN Portugal,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  18. (pt) « Programa do Governo aprovado. Moção de rejeição do PCP, sem apoio do PS e Chega, acaba chumbada », Diário de Notícias,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  19. a et b Tom Demars-Granja, « Grève générale au Portugal pour dénoncer « l’une des plus grandes attaques faites au monde du travail » », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
  20. « Portugal : première grève générale depuis 12 ans, mobilisation nationale le 11 décembre », sur euronews, (consulté le )
  21. Isadora Cavalcanti, « Au Portugal, une grève générale massive contre la révision du code du travail », sur Libération (consulté le )

Articles connexes

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Liens externes

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