Ahmad al-Maqrîzî

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Ahmad al-Maqrîzî
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أحمد بن علي بن عبد القادر بن مُحمَّد المقريزي الشافعي الأثريVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
تقي الدين, أبو العبَّاسVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Religion
Maître
Titre honorifique
Imam (d)
Œuvres principales
Al-Suluk li-Maʻrifat Duwal al-Muluk (d), Itti'az al-hunafa bi-akhbar al-a'imma al-Fatimiyyin al-khulafa (d), al-Mawa'iz wa-l-I'tibar fi dhikr al-Khutat wa-l-Athar (d), Ighasah al-Ummah bi-Kashf al-Ghummah (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ahmad al-Maqrîzî (arabe : أحمد المقريزي[1]) est un historien égyptien né en 1364 au Caire et mort en 1442 au Caire.

Il est considéré comme l'un des auteurs les plus importants de l'historiographie égyptienne. L'historien et spécialiste de l'Islam médiéval Gabriel Martinez-Gros le qualifie à ce titre "d'historien par excellence de l'Égypte"[2].

Son œuvre traite de l'histoire égyptienne depuis la conquête arabe au VIIe siècle jusqu'à la période mamelouke dont il fut le contemporain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le surnom de Makrizi, sous lequel il est le plus connu, était commun à sa famille. Elle le doit à un faubourg de Baalbek (Liban) nommé Makriz, d'où étaient originaires ses grands-parents paternels[3]. Aussi Taqi al-Din était tantôt appelé Makrizi, tantôt Ibn al-Makrizi, c'est-à-dire fils de Makrizi. Il naquit au Caire entre l'an 1358 et 1368. Sa famille prétendait, à ce qu'il paraît, descendre d'Ali, par la branche qui a donné le jour aux khalifes fatimides.

Il fit ses études au Caire, et suivit d'abord les opinions de l'école hanéfite. Mais ensuite il l'abandonne et suit les opinions de l'école chafeite, à laquelle il reste constamment attaché. Il aurait étudié auprès d'Ibn Khaldun[2]. Il aurait également fréquenté l'émérite jurisconsulte et savant du hadith Ibn Hajar al-Asqalani avec qui il se serait lié d'amitié[4].
Makrizi, se livrant avec ardeur à l'étude, acquit de bonne heure de vastes connaissances, et contracta un goût très vif pour une vie retirée, il s'occupa ainsi jusqu'à la fin de sa vie, à écrire et à composer des ouvrages nombreux et presque tous historiques.
Cependant, il fut, à plusieurs reprises, chargé des fonctions de Muhtasib ou commissaire de police du Caire, et exerça divers autres emplois relatifs à la religion. On lui offrit la place de Cadi de Damas (Syrie) mais il la refusa.
Il meurt au mois de février 1445 ; il aura vécu près de 80 ans.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Ses ouvrages sont en grand nombre, ils attestent la variété de ses connaissances, et son goût pour les recherches d'antiquités. la plupart et les plus importants concernent l'histoire de l'Égypte.
Parmi ses ouvrages:

  • Sa description historique et topographique de l'Égypte : Exhortations et explications sur la topographie et les monuments anciens, connue sous le nom de Khitât.
  • Son traité des monnaies musulmanes.
  • Son histoire des sultans ayyoubites et mamlouks. Lire en ligne Volume1 Lire en ligne Volume2
  • traité des poids et des mesures légales des musulmans.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ou encore Taqi al-Din Ahmad ibn 'Ali ibn 'Abd al-Qadir ibn Muhammad al-Makrizi (arabe : تقي الدين أحمد بن علي بن عبد القادر بن محمد المقريزي).
  2. a et b Gabriel Martinez-Gros, De l'autre côté des croisades ; L'islam entre croisés et Mongols XI-XIIIè siècle, Paris, Passés Composés/Humensis, , 300 p. (ISBN 978-2-37933-390-3), p. 193
  3. Volume 2 title: al-Juzʾ al-thānī min Kitāb al-khiṭaṭ wa-al-āthār fī Miṣr wa-al-Qāhirah wa-al-Nīl wa-mā yataʻalliqu bihā. Edited by Muḥammad ibn ʻAbd al-Raḥmān Quṭṭah al-ʻAdawī. f. colophon. https://catalog.hathitrust.org/Record/001607331
  4. Ahmad al-Maqrizi (trad. M. Quatremère), Histoire des Sultans Mamlouks de l'Egypte, t. I, Paris, , 570 p. (lire en ligne), Préface
  5. Selon Quatremère, op. cité, p. xii (en ligne).