Khadim Hussain Rizvi

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Khadim Hussain Rizvi
Illustration.
Khadim Hussain Rizvi en 2018
Fonctions
Président du Tehreek-e-Labbaik Pakistan
En fonction depuis le
4 ans, 9 mois et 26 jours
Biographie
Nom de naissance Khadim Hussain Rizvi
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Pindigheb, Pendjab, Pakistan
Nationalité pakistanaise
Parti politique Tehreek-e-Labbaik Pakistan
Religion Islam sunnite barelvi

Khadim Hussain Rizvi (en ourdou : خادم حسين رضوى), né le à Pindigheb, est un homme politique pakistanais et un ecclésiastique islamique. Il a fondé et dirige depuis le Tehreek-e-Labbaik Pakistan, un parti islamiste radical et accusé de violences. Son parti est remarqué lors des élections législatives de 2018, alors qu'il mène plusieurs mouvements de protestations avec des revendications fondamentalistes.

Jeunesse et éducation[modifier | modifier le code]

Khadim Hussain Rizvi est né le dans le village de Pindigheb, dans le district d'Attock, situé dans le nord-ouest de la province du Pendjab. Dans sa jeunesse, il est décrit comme une personne réservée et timide. En 2006, il est paralysé suite à un accident de voiture et se déplace depuis en fauteuil roulant. Au tournant des années 2000 à 2010, il dirige la prière du vendredi dans une mosquée de Lahore[1].

Carrière professionnelle[modifier | modifier le code]

Hussain Rizvi est employé du gouvernement du Pendjab, au sein du département religieux, quand le gouverneur de cette province, Salman Taseer, est assassiné par son garde du corps pour sa défense de la chrétienne Asia Bibi en 2011. Alors que le gouverneur était un critique de la loi interdisant le blasphème, Hussain Rizvi se félicite de l'attentat. Il reçoit alors un avertissement de la part du gouvernement provincial, puis confirmant ses propos, il est ensuite licencié[1].

Rizvi commence alors son activisme en faveur de la peine de mort systématique pour blasphème et demande la libération de l’assassin du gouverneur Mumtaz Qadri. À ce titre, il assimile aux blasphémateurs toute personne critiquant la loi[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Le , Rizvi fonde et assure la présidence du Tehreek-e-Labbaik Pakistan, un parti islamiste qui entend se placer à la droite des partis religieux historiques, comme le Jamaat-e-Islami ou Jamiat Ulema-e-Islam. En , il mène un mouvement de protestations contre le ministre de la Justice Zahid Hamid, accusé de vouloir adoucir les dispositions religieuses dans la loi, et dont il réussit à obtenir la démission[1],[2].

Suite aux troubles causés par ces protestations, Rizvi fait l'objet de poursuites judiciaires de la part d'un tribunal anti-terroriste. Dans le même temps, la Cour suprême du Pakistan s'intéresse à ses sources de financement, mais affirme ne pas avoir réussi à les identifier, rejetant un rapport des services secrets militaires de l'ISI qu'elle juge trop lacunaire. Ce rapport parle notamment de « soutiens financiers », sans plus de précision[3].

Lors des élections législatives de 2018, son parti réalise une performance en demi-teinte. Il fait un score électoral relativement bon, avec 4,4 % des voix soit presque autant que la coalition islamiste Muttahida Majlis-e-Amal, pourtant déjà bien implantée. Cependant, il ne s'impose dans aucune circonscription nationale.

En , il mène un mouvement de protestations contre l'acquittement d'Asia Bibi, demandant sa pendaison. Le , le gouvernement pakistanais obtient la suspension de son compte Twitter, l'accusant de désinformations et d'appels à la violence[4].

Le , il est arrêté par la police du Pendjab pour subversion contre l’État alors qu'il prévoyait un rassemblement deux jours plus tard à Islamabad pour marquer le premier anniversaire du rassemblement de [5].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]