Ibn Hajar al-Asqalani

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Ibn Hajar al-Asqalani
(بن حجر العسقلاني)
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Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
أحمد بن علي بن مُحمَّد بن مُحمَّد بن علي بن محمود بن أحمد بن أحمد الكناني العسقلاني المصري الشافعيVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Ahmad Ibn 'Alî
Surnom
Shihâb Ud Dîn
Nationalité
Activités
Conjoint
Anas Khatun (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Domaines
Religion
Maîtres
Ḥāfīẓ al-ʿIrāqī (en), 'Izz al-Din ibn Jama'ah (d), Ibn al-Mulaqqin (d), Ahmad Ibn-Muhammad Ibn-al-Haʾim (d), Nur al-Din al-HaythamiVoir et modifier les données sur Wikidata
Titre honorifique
Cheikh al-Islam
Œuvres principales
Al-Fath'ul Bâri, Bulugh al-Maram (d), Lisān al-mīzān (d), Al-Isabah fi tamyiz al Sahabah (d), Nuzhetu'un-Naẓar fī tavżīḥi nuḫbeti'l-fiker (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Al-Hafiz Shihab ud-din Abul-Fadl Ahmad ibn Ali ibn Muhammad (en arabe : الحافظ شهاب الدين ابوالفضل احمد إبن علي إبن محمد), davantage connu sous le nom d’Ibn Hajar Al Asqalani (en arabe : إبن حجر العسقلاني), à cause de la renommée de ses ancêtres et al-Asqalani en raison de son origine, né le et décédé le [1]) était un juriste shafiite et un théologien de l'islam représentatif de l'ensemble des sunnites et spécialisé dans le domaine des hadiths si bien qu'il est nommé le « Amir Al Mouminine » dans la science du hadith.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et études[modifier | modifier le code]

Il est né au Caire en 1372, fils du savant et poète Shafi'i Nur al-Din Ali. Ses deux parents étant morts pendant son enfance, il est devenu, ainsi que sa sœur, Sitt al-Rakb, pupille du frère de la première femme de son père, Zaki al-Din al-Kharrubi qui inscrit Ibn Hajar dans une école coranique alors qu'il n’avait que cinq ans. Il excelle dans ses études, apprenant la sourate Maryam en une seule journée et progressant dans la mémorisation de textes comme le Coran, puis la version abrégée des œuvres d'Ibn al-Hajib sur les fondements du Fiqh. Quand il accompagna al-Kharrubi à La Mecque à l'âge de 12 ans, il était considéré comme capable de diriger les prières du Tarawih au cours du Ramadan. Lorsque son tuteur est décédé en 1386, l'éducation d’Ibn Hajar en Égypte a été confiée à un universitaire versé dans les Hadith, Shams al-Din ibn al-Qattan qui le fit assister aux cours donnés par al-Bulqini (d. 1404) et Ibn al-Mulaqqin (d. 1402) dans le domaine des Fiqhs Shafi'i et Zayn al-Din al-'Iraqi (d. 1404) dans le domaine des hadiths, jusqu’à ce qu’il se rende à Damas et Jérusalem étudier sous la direction de Shams al-Din al-Qalqashandi (d. 1407), Badr al-Din al-Balisi (d. 1401) et Fatima bint al-al-Manja Tanukhiyya (d. 1401). Après une nouvelle visite à La Mecque, à Médine et au Yémen, il est ensuite retourné en Égypte.

En 1397, à l'âge de vingt-cinq, il épousa Anas Khatun qui était elle-même une experte en hadiths de par les connaissances en ijaza qu’elle détenait de Zayn al-Din al-'Iraqi. Elle donnait des conférences publiques à des assemblées d’oulémas auxquelles assistait al-Sakhawi. Ibn Hajar a été nommé à plusieurs reprises au poste de juge égyptien (Cadi) et est l’auteur de plus de cinquante ouvrages sur les hadiths, de livres d’histoire, de biographies, d’exégèses coraniques (Tafsir), de compilations sur la poésie et la jurisprudence Shafi'i. En 1414 (année 817 de l’hégire), Ibn Hajar s’est attaqué à l'immense tâche de commenter l’œuvre de Sahih Bukhari. Ibn Rajab a commencé à écrire un énorme commentaire sur Sahih Bukhari dans les années 1390 sous le titre de Fath al-Bari, mais n’était parvenu qu’à la section des prières funèbres au moment de sa mort[2]. Ibn Hajar a décidé de donner à ses propres commentaires le même titre, Fath al-Bari, qui avec le temps est devenu le commentaire le plus réputé de Sahih Bukhari. Quand il le termina, en décembre 1428, une cérémonie a eu lieu près du Caire, à laquelle ont participé les ouléma, les juges et les principales personnalités égyptiennes. Ibn Hajar lut les dernières pages de son travail, après quoi les poètes récitèrent des éloges et de l'or fut distribué. Ce fut selon l'historien Ibn Iyas, la plus grande célébration de l’époque en Égypte.

Mort[modifier | modifier le code]

Ibn Hajar est décédé après les prières d’Isha le à l'âge de soixante-seize ans. Ses funérailles au Caire ont été suivies par une foule estimée à cinquante mille personnes, dont le sultan et le calife.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Al-Fath'ul Bâri - considéré comme le commentaire le plus important et le plus fiable sur le Jami 'al-Sahih d’al-Bukhari.
  • al-Durar al-Kamina - un dictionnaire biographique de personnalités du VIIIe siècle.
  • Tahdhib al-Tahdhib - une abréviation du Tahdhib al-Kamal, l'encyclopédie des narrateurs de hadith par al-Mizzi.
  • al-Isaba fi tamyiz al-Sahaba - le dictionnaire biographique des compagnons le plus complet, et largement utilisé.
  • Bulugh al-maram min adillati-l-ahkam (al-Bulûghul Marâm) - sur le hadith utilisé dans le fiqh Shafi'i.
  • Taqrib al-Tahdhib
  • Nata'ij al-Afkar fi Takhrij Ahadith al-Adhkar
  • Lisan al-Mizan
  • Talkhis al-Habir fi Takhrij al-Rafi`i al-Kabir
  • al-Diraya fi Takhrij Ahadith al-Hidaya
  • Taghliq al-Ta`liq `ala Sahih al-Bukhari
  • Risala Tadhkirat al-Athar
  • al-Matalib al-`Aliya bi Zawa'id al-Masanid al-Thamaniya
  • Nukhbat al-Fikr, accompagné de Nuzhah al-Nathr
  • al-Nukat ala Kitab ibn al-Salah
  • al-Qawl al-Musaddad fi Musnad Ahmad
  • Silsilat al-Dhahab
  • Ta`rif Ahl al-Taqdis bi Maratib al-Mawsufin bi al-Tadlis

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b USC-MSA Compendium of Muslim Texts
  2. le travail d’Ibn Rajab a été publié par Dar Ibn al-Jawzi et comportait 7 volumes correspondant seulement aux 12 premières des 77 sections des œuvres complètes de Sahih Bukhari (c'est-à-dire moins d'un 1 / 6 de la totalité de l’ouvrage). On peut seulement imaginer l’ampleur qu’aurait eu ce travail si Ibn Rajab a été en mesure de le mener à son terme.

Liens externes[modifier | modifier le code]