Adolphe Perraud

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Adolphe Perraud
image illustrative de l’article Adolphe Perraud
Biographie
Naissance
Lyon (France)
Ordre religieux Congrégation de l'Oratoire de saint Philippe Néri
Ordination sacerdotale
Décès (à 78 ans)
Autun (France)
Cardinal de l’Église catholique
Créé
cardinal
in pectore
par le
pape Léon XIII
Titre cardinalice Cardinal-prêtre
de S. Pietro in Vincoli
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale par le
card. Joseph Guibert
Évêque d'Autun

Ornements extérieurs Cardinaux.svg
Ecu-card.Perraud.svg
« Pax justitiæ et honor pietatis »
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Adolphe Louis Albert Perraud ( à Lyon - à Autun) est un oratorien, évêque, cardinal et historien français.

Repères biographiques[modifier | modifier le code]

Prêtre et orarorien[modifier | modifier le code]

Normalien (1847), agrégé d'histoire et géographie (1850), Adolphe Perraud enseigne l'histoire au lycée d'Angers entre 1850 et 1852, date à laquelle il entre à l'Oratoire. Adolphe Perraud est ordonné prêtre le pour l'Oratoire, récemment restauré par Alphonse Gratry. Il enseigne d'abord au petit séminaire de Coutances dont il est aussi directeur spirituel et prêche dans divers diocèses. Il visite l'Irlande en 1860, visite dont il livre des Études en 1862. Il poursuit des études de théologie et reçoit son doctorat en 1865 de la Sorbonne. Aussitôt après il enseigne la rhétorique et l'histoire de l'Église de 1866 à 1874 dans cette même université. En 1870, il est nommé par Émile Ollivier membre du Conseil supérieur de l'Instruction ; il est aussi chapelain aux armées du maréchal de Mac-Mahon. Après la guerre de 1870, ses prêches sont très suivis à l'église Saint-Roch et à Saint-Augustin.

Il est élu membre de l'Académie française en 1882. Il est l'auteur d'ouvrages d'histoire religieuse, dont notamment une Histoire de l'Oratoire en France du XVIIIe siècle au XIXe siècle et une Histoire de la renaissance du catholicisme en Angleterre au XIXe siècle, et de nombreuses œuvres pastorales et oratoires.

Il est élu supérieur général de la Congrégation de l'Oratoire en 1884, charge qu'il assume jusqu'en 1901 ; il démissionne alors ne voulant pas se résoudre à demander l'autorisation dans le cadre de la nouvelle loi de 1901 que le gouvernement anticlérical imposait aux congrégations, en préalable à leur interdiction.

Évêque[modifier | modifier le code]

Nommé évêque d'Autun en 10 janvier 1874, il est consacré le 29 juin suivant par le cardinal Joseph Guibert. Après la catastrophe minière de Montceau-les-Mines, c'est lui qui tient à célébrer les funérailles des vingt-deux mineurs morts. Excellent orateur, il prêche les oraisons funèbres du cardinal Guibert, du cardinal Lavigerie et du maréchal de Mac-Mahon. Il est invité aussi à prêcher les conférences de Carême à Notre-Dame de Paris.

Cardinal[modifier | modifier le code]

Créé cardinal in pectore par le pape Léon XIII au consistoire du 16 janvier 1893, sa nomination est publiée au consistoire du 29 novembre 1895, avec le titre de cardinal-prêtre de San Pietro in Vincoli. À ce titre, il participe au conclave qui suit la mort du pape Léon XIII en juillet 1903. Après l'exclusive prononcée contre le cardinal Rampolla, de la part de l'Autriche[1], il demeura fidèle à ce dernier, et jusqu'au dernier scrutin, se prononça pour le candidat de la France.

Il meurt à Autun le 10 février 1906.

Honneurs[modifier | modifier le code]

Funérailles du cardinal Perraud à Autun le 15 février 1906.

Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'Université jagellonne de Cracovie en 1900[2].

En 2017, Mgr Benoît Rivière, évêque d'Autun, crée le prix de littérature Cardinal-Perraud[3], destiné à promouvoir « un vrai dialogue entre chrétiens et artistes »[4].

Armes[modifier | modifier le code]

D'or, à la croix de gueules, cantonnée au premier canton d'une marguerite d'azur[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par la voix du cardinal de Cracovie, Mgr Jan Puzyna de Kosielsko
  2. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université jagellonne de Cracovie
  3. Angélique Provost, « Mgr Benoît Rivière crée un prix catholique de littérature », sur aleteia.org, (consulté le 4 juin 2017)
  4. « L’évêque d’Autun remet un prix littéraire à l’auteur de polars Marcus Malte », sur LeJSL, (consulté le 7 juin 2017)
  5. Comte de Saint Saud, Armorial des prélats français du XIXe siècle, Paris, 1906, H. Daragon, 415p., p. 62. Consultable sur Gallica.

Liens externes[modifier | modifier le code]