Victor Cherbuliez

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Victor Cherbuliez
Victor Cherbuliez par Eugène Pirou.jpg
Fonction
Académicien
Académie française
-
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nom de naissance
Charles Victor CherbuliezVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnom
G. Valbert. pour ses chroniques politiques
Nationalités
Français (-), Suisse (-)Voir et modifier les données sur Wikidata
Domicile
Formation
Activités
Père
André Cherbuliez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Ernest Cherbuliez (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions

Victor Cherbuliez, né à Genève le et mort à Combs-la-Ville le , est un romancier, auteur dramatique, essayiste et critique littéraire français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une famille française réfugiée en Suisse à la suite de la révocation de l’Édit de Nantes, fils de l’érudit, orientaliste, hébraïsant, helléniste et latiniste, à l’Académie de Genève, André Cherbuliez [(d) Voir avec Reasonator], savant qui ne publia presque rien, mais qui voulut que son fils fût une œuvre de choix, de dilection et de perfection[1], il redevient français, en 1880, par le bénéfice du droit de « grande naturalisation[2] ». Il est élu membre de l'Académie française le 18 décembre de l'année suivante.

Il est l'auteur d'une trentaine de romans, dont la plupart sont aujourd'hui oubliés. Il a également publié des œuvres critiques et des chroniques politiques[3] dans la Revue des deux Mondes.

Victor Cherbuliez possédait, si l'on en croit Amiel, un certain talent oratoire : « Je sors de la leçon d'ouverture de Victor Cherbuliez, abasourdi d'admiration. Je me suis convaincu en même temps de mon incapacité radicale à jamais rien faire de semblable, pour l'habileté, la grâce, la netteté, la fécondité, la mesure, la solidité et la finesse. Si c'est une lecture, c'est exquis ; si c'est une récitation, c'est admirable ; si c'est une improvisation, c'est prodigieux, étourdissant, écrasant pour nous autres[4]. »

Il était un grand ami de l'historien belge Victor Tahon. Il lui envoie le 21 mai 1883 sa photo prise par Eugène Pirou en remerciement d'un long séjour à Couillet. Le 21 novembre de cette année, il lui remet à Paris un livre signé sous son pseudonyme et écrit « à Monsieur Victor Tahon, souvenir affectueux de l'auteur, V. Cherbuliez » et y ajoute la date.

Il habitait à Paris au 17 rue Gay-Lussac en 1883.

À sa mort, Victor Cherbuliez fut inhumé au cimetière du Montparnasse à Paris.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le Comte Kostia, 1863.
  • Paule Méré, 1864.
  • Le Prince Vitale, 1864.
  • L'Aventure de Ladislas Bolski, 1865 .
  • Le Roman d'une honnête femme, 1865.
  • Prosper Randoce, 1867.
  • Miss Rovel, 1875.
  • Le Fiancé de Mlle Saint-Maur, 1876.
  • Le Grand Œuvre, 1876.
  • Samuel Brohl et Cie, 1877.
  • L'Idée de Jean Têterol, 1878.
  • Meta Holdenis, 1873.
  • Amours fragiles, 1880.
  • Noirs et Rouges, 1881.
  • La Revanche de Joseph Noire, 1882.
  • La Ferme du Choquard, 1883.
  • Olivier Maugant, 1885.
  • La Bête, 1887.
    Contient : Le Roi Apépi. Les Inconséquences de M. Drommel. Le Bel Edwards.
  • La Vocation du comte Ghislain, 1888.
  • Une gageure, 1890.
  • Le Secret du précepteur, 1893.
  • Caroline de Günderode et le romantisme allemand, 1895 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Après fortune faite, 1896.
  • Jacquine Vanesse, 1898.
Ouvrages littérairers et politiques.
  • À propos d'un cheval, causeries athéniennes, 1860.
  • L'Allemagne politique depuis la paix de Prague (1866-1870), 1870.
  • Études de littérature et d'art : études sur l'Allemagne : lettres sur le salon de 1872, 1873.
  • L'Espagne politique, 1868-1873, 1874.
  • Hommes et Choses d'Allemagne, croquis politiques, 1877 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Hommes et Choses du temps présent, 1883 sous le pseudonyme de G. Valbert.
  • Profils étrangers : Hegel et sa correspondance, le prince de Bismarck et M. Moritz Busch, 1889.
  • L'Idéal romanesque en France, de 1610 à 1816, 1911.
Adaptations théâtrales.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Auguste Nefftzer et Adrien Hébrard, « Discours de M. Émile Faguet », Le Temps, Paris, no 14557,‎ (lire en ligne).
  2. Ordonnance du 14 juin 1814.
  3. Ses chroniques politiques étaient signées G. Valbert.
  4. Amiel, Journal, 9 janvier 1861.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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