Maxime Du Camp

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Maxime Du Camp
Description de cette image, également commentée ci-après

Maxime Du Camp (entre 1847 et 1867).

Naissance
Paris (Drapeau de la France France)
Décès (à 72 ans)
Baden-Baden (Drapeau de l'Allemagne Allemagne)
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture Français
Mouvement Réalisme Romantisme tardif
Genres
Adjectifs dérivés Ducampien

Œuvres principales

  • Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie (6 volumes)
  • Les Convulsions de Paris (4 volumes)
  • Souvenirs littéraires (2 volumes)

Maxime Du Camp[1], né à Paris le et mort à Baden-Baden le , est un écrivain polygraphe et photographe français, membre de l’Académie française.

La postérité à son égard fut cruelle, cela s'expliquant par une fortune critique qui lui fit mauvaise presse. Et ainsi, il réside, de nos jours, dans l'ombre de grands noms de la littérature française du XIXe siècle tels Gustave Flaubert, Charles Baudelaire et Théophile Gautier, qui furent par ailleurs ses amis[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (mars 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.
James Pradier, Buste de Maxime Du Camp, bronze, Paris, musée du Louvre.

La fortune de son père, médecin réputé, permet à Du Camp, ses études terminées, de satisfaire le goût très vif qu’il a pour les voyages. Il visite l'Europe et l'Orient entre 1844 et 1845, puis de nouveau entre 1849 et 1851, cette fois en compagnie de Gustave Flaubert (1821-1880) avec qui il entretient ensuite une abondante correspondance.

En prévision de ce voyage, il s'initie à la photographie auprès de Gustave Le Gray (1820-1884) quelques semaines avant son départ, et confiera ses 24 premiers tirages au peintre Jean-Charles Langlois qui les conservera toute sa vie[3].

Pour son voyage oriental de 1849-1851, il sollicite une mission archéologique auprès du ministère de l'Instruction publique. Il la documente par de nombreuses photographies, pour lesquelles il utilise la technique du calotype. Les tirages sur papier salé réalisés dans les ateliers et selon le procédé de Blanquart-Evrard sont restés d'une très grande qualité[4]. Il publia le récit de ses voyages.

En 1851, il est un des fondateurs de la Revue de Paris (supprimée en 1858) et est un contributeur fréquent de la Revue des deux Mondes. En 1853, il est promu au grade d’officier de la Légion d'honneur. Ayant servi comme volontaire sous Garibaldi en 1860, il raconte ses expériences dans Expédition des Deux-Siciles (1861). En 1870, il entre au Sénat, mais sa nomination est réduite à néant par la chute de l’Empire. On l’élit membre de l’Académie française en 1880, surtout, dit-on, à cause de son histoire de la Commune, publiée sous le titre de Les Convulsions de Paris, en 4 volumes[5] (1878-1880).

Voici ce que dit de lui La Petite Revue du 24 février 1894 : « En 1848, il était à Paris, revenant de son premier voyage en Orient, quand éclata la Révolution. Il se battit contre l'insurrection, aux journées de juin, dans les rangs de la garde nationale, fut blessé et mérita d'être décoré de la main de Cavaignac. C'est de là sans doute que lui vint l'idée d'écrire les Convulsions de Paris, une de ses dernières œuvres, et celle qui restera la plus connue avec Paris, ses organes et ses fonctions. »

Ses premiers ouvrages sont relatifs à ses voyages en Orient : Smyrne, Éphèse, Constantinople, l'Égypte, la Nubie, la Palestine. Il a parcouru et décrit ces pays. Il fait notamment partie de la célèbre expédition des Mille, en Sicile, et il en a écrit l'histoire[6]. Il est aussi l'un des premiers à utiliser la photographie dans ses explorations et ses livres de voyage furent parmi les premiers à être illustrés de photographies. Il est aussi l'auteur des Mémoires d'un suicidé (1853)[5], d'ouvrages de critique, d'art, de poésies et de romans. Son œuvre est des plus féconds.

Collaborateur assidu de la seconde Revue de Paris, il meurt au moment où naît la troisième. La Revue des deux mondes l'a compté également au nombre de ses plus brillants collaborateurs.

Il est l’auteur d’une série d'ouvrage en 6 volumes[5] qui demeure un témoignage précieux sur la vie quotidienne à Paris, Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie dans la seconde moitié du XIXe siècle (1869-1875). Il publie plusieurs travaux sur les questions sociales, dont l’un, Auteurs de mon temps, a été conservé dans l’Enfer de la Bibliothèque nationale jusqu’à 1910. Ses Souvenirs littéraires (2 volumes, 1882-1883) contiennent de nombreux renseignements sur les auteurs contemporains, surtout Gustave Flaubert.

Il meurt en 1894 et est enterré à Paris au cimetière de Montmartre.

Réception critique[modifier | modifier le code]

1880-1970[modifier | modifier le code]

À l’égard de Maxime Du Camp, la postérité ne fut pas tendre. Et si dans son nom résonne un parfum connu, c’est plus pour ses liens avec des grands noms de la littérature française comme Charles Baudelaire (1821-1867), Gustave Flaubert ou Théophile Gautier (1811-1872), que pour ses œuvres historiques, romanesques, sociologiques ou de critiques artistiques. Et en effet, son nom se situe en majorité dans l’ombre de Flaubert dans le cadre des études menées sur l’auteur au cours du XXe siècle faisant un sort peu commode à Maxime Du Camp[7]. Nonobstant, toutes ne sont pas aussi cruelles et des études récentes ont été menées sur l’auteur depuis les années 1970. Dans sa publication des correspondances de Gustave Flaubert en 1973 aux éditions de la Pléiade, Jean Bruneau établit le constat suivant : « J’espère aussi que les documents que je publie sur Maxime Du Camp aideront à comprendre ce personnage attachant et fin, pour qui la postérité, à mon avis, s’est montré bien trop sévère. »[8].

Ainsi, les causes de cette désaffection furent plus les révélations maladroites de Maxime Du Camp provenant de ses Souvenirs littéraires publiés en 1882-1883, que la qualité de ses œuvres romanesques, qui par la suite furent prises à partie. En effet, ses révélations sur l’épilepsie de Gustave Flaubert furent considérées comme de la jalousie, sa publication d’une Madame Bovary meurtrie en 1857 dans la Revue de Paris comme une trahison, et son absence lors de l’enterrement de Flaubert comme un abandon. Ainsi, Thierry Poyet, dans son étude littéraire sur les œuvres romanesques de Maxime Du Camp résume bien la façon dont il a été perçu : « il est pour les uns le traître, pour d’autres le jaloux, pour d’autres encore un sous-Flaubert. »[9].

Ainsi, Guy de Maupassant (1850-1893), en bon élève de Flaubert, dans ses articles, réunis par la suite[10], sur le maître de Croisset voulut rétablir l’affront qui lui avait récemment été fait, et c’est alors qu’à Maxime Du Camp il fit son sort. À propos de l’épilepsie révélée dans les Souvenirs littéraires Maupassant parle en ces termes de Du Camp : "Puis il fut frappé par la terrible maladie qu’un autre ami, M. Maxime Du Camp a eu la mauvaise inspiration de révéler au public, en cherchant à établir un rapport entre la nature artiste de Flaubert et l’épilepsie, à expliquer l’une par l’autre"[11] Selon Guy de Maupassant, Maxime Du Camp a ainsi terni la postérité de Flaubert en  exposant que son génie ait pâti de sa maladie.

Par ailleurs exposons le procès qui a été intenté à Maxime Du Camp à l’occasion de la parution en 1884 de la correspondance de Flaubert avec George Sand (1804-1876) où fut révélé, dans la préface de l’ouvrage[12] réalisé par Maupassant, une lettre en date du 14 juillet 1856[13] démontrant que Maxime Du Camp et Léon Laurent-Pichat (1823-1886) alors rédacteurs en chef de la Revue de Paris effectuèrent des coupes lors de la publication de Madame Bovary dans la Revue et émirent des critiques présentes dans la lettre que Maupassant jugea inappropriées.

De surcroît, dans son Journal, Edmond de Goncourt rapporte l'absence de Maxime Du Camp lors de l’enterrement de Flaubert : "Voilà ce qui s'est passé après la mort de Flaubert. (...) pendant que Maupassant met dans la bière avec Pouchet le corps de Flaubert, déjà en décomposition. Le soir de l'enterrement, aussitôt après le dîner où dinaient de Heredia et Maupassant et où, par parenthèse, Commanville se coupait très élégamment sept tranches de jambon, il mène Maupassant dans le petit pavillon du jardin et là, le retint une grande heure, le tenant par les mains dans de fausses effusions de tendresse, le gardant littéralement prisonnier -lui, malin, qui voulait s’en aller, se doutant de quelque chose. Pendant ce, Mme Commanville prenait part sur un banc du jardin, Heredia, lui disait que Maxime du Camp ne lui avait pas même envoyé un télégramme, que d’Osmoy était un hanneton, que Zola et Daudet ne l’aimaient pas."[14]

Par ailleurs l’essai de Jean-Paul Sartre (1905-1980) sur Gustave Flaubert, L’Idiot de la famille (1971), est assez significatif d’une tendance générale au dénigrement. Du Camp passe alors pour “une sorte d’imbécile incapable de comprendre les enjeux fondamentaux de la littérature”[15]. Il paraît donc évident que pour Sartre, Du Camp est un sous-Flaubert, un écrivain de seconde zone, et il en parle ainsi en ces termes : "Maxime assistera sans le comprendre à cette féconde déviation de la littérature ; il ne verra pas l’évidence : que toutes les œuvres valables entre 1850 et 1880 sont nées -directement ou indirectement- de ce nouveau courant ; cherchant sans cesse le coup de fortune, le coup fumant, tentant d’écrire, écrivant parfois le livre à succès, jouissant ou croyant jouir d’une large audience -d’ailleurs proportionnel à l’étendu de ses compromissions- (...)."[16]

Si Sartre se montre assez intransigeant sur les œuvres littéraires de Du Camp, c’est également le cas d’Albert de Bersaucourt (1883-1937) qui, dans un article[17] sur le poète belge Emile Verhaeren (1855-1916), tente d’établir un rapprochement entre les idées développées sur le progrès techniques dans la préface des Chants modernes (1855), recueils de poésies de Du Camp, et l’œuvre poétique de Verhaeren, plus particulièrement Les campagnes hallucinées (1893) et Les villes tentaculaires (1895), mais seulement sur les idées. En effet, son propos se constitue essentiellement en une critique de l’œuvre poétique de Du Camp qu’il considère comme “un piètre poète et un pauvre écrivain”[18], dont “la prose (...) est bien mauvaise”[19].

Et si ces articles ont façonné l’opinion sur l’œuvre poétique et romanesque de Du Camp, il est bon de signaler que depuis les années 1970, et dans l’optique d’une réévaluation de son œuvre, des études littéraires ont été menées sur l’auteur.  

Depuis 1970[modifier | modifier le code]

 Ainsi, une première thèse a été soutenue en 1963 à Paris traitant des Forces perdues (1867) de Du Camp au miroir de l’œuvre flaubertienne[20]. Dans le même cadre de comparaison littéraire dans l’optique d’une réhabilitation de Du Camp, on peut citer une autre thèse soutenue à l’Université de Virginie[21]. Et c’est en 1983 que fut soutenu une autre thèse[22] délivrant une étude approfondie de l'œuvre romanesque et poétique de Maxime Du Camp, dégagée du miroir flaubertien. Ces études sur l’œuvre de Maxime Du Camp ont ainsi amené à une redécouverte partielle de ses écrits induisant ainsi de nouvelles publications. Citons par exemple ses Forces perdues rééditée en 2011 et préfacé par Thierry Poyet. Ceci étant, Thierry Poyet, dans son étude sur l'œuvre romanesque et poétique de Du Camp parue aux éditions Kimé en 2013, nous précise d’emblée que “ses textes ont été très peu et très partiellement réédité au cours de ces dernières années et avant la mise en ligne de certaines de ses œuvres sur Google Books par exemple, il était très difficile de pouvoir accéder à son œuvre.”[23]. Par ailleurs si l’on s’attelle à considérer les études récentes à l’égard de Maxime Du Camp, nous pouvons nous rendre compte qu’il y en a peu. Citons la thèse de doctorat de Frédérique Asklund soutenue à l’Université d’Orléans[24] qui étudie la relation de Maxime Du Camp et de Gustave Flaubert par le prisme de leur correspondance et les conséquences de ces relations sur leurs œuvres respectives. Et enfin, un ouvrage que nous avons déjà cité, L’Autre romancier, de Thierry Poyet, qui établit une étude sérieuse de l’œuvre littéraire de Du Camp. Signalons au passage le livre de Gérard de Senneville, paru en 1996[25], et nous invitons le lecteur à lire le compte rendu de Claude Pichois publié en 1998 dans la revue Romantisme[26], dont nous partageons l’avis sur le manque de pertinence de l'ouvrage de G. de Senneville, surtout en comparaison avec l'ouvrage de Thierry Poyet.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Maxime Du Camp, Ibsamboul (Abou Simbel), colosse médial du spéos de Phré, épreuve sur papier salé d'après un calotype négatif par procédé Blanquart-Evrard (1850)[27].

Essais et études[modifier | modifier le code]

Sur Paris[modifier | modifier le code]

  • Paris, ses organes, ses fonctions, sa vie (1869-1875), 6 volumes
  • Les Convulsions de Paris (1878), 4 volumes [lire en ligne]
  • La Charité privée à Paris (1885) ; en collaboration avec Aimé Giron [lire en ligne]
  • Paris bienfaisant. Une histoire d’amour (1888) [lire en ligne]

Sur ses voyages en Orient[modifier | modifier le code]

  • Souvenirs et paysages d’orient (1848)
  • Égypte, Nubie, Palestine, Syrie (1852) [lire en ligne]
  • Le Nil, ou lettres sur l’Égypte et la Nubie (1854) [lire en ligne]
  • Orient et Italie (1868) [lire en ligne]

Article :

  • L’Eunuque noir, mœurs musulmanes (1856) - article [lire en ligne]

Critiques d’art[modifier | modifier le code]

Études littéraires[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

Article :

Discours à l'Académie française[28] :

  • Discours de réception de Maxime Du Camp, le 23 décembre 1880
  • Réponse au discours de réception de Sully Prudhomme, le 23 mars 1882
  • Discours sur les prix de vertu 1885, le 26 novembre 1885
  • Réponse au discours de réception d’Édouard Hervé, le 10 février 1887

Participation

  • Collectif, La Solution sociale par l'éducation chrétienne des enfants pauvres ou abandonnés par Maxime Du Camp, Aimé Giron, l'abbé Roussel et le P. Dulong de Rosnay ; publié par Ch. Des Granges (1895) [lire en ligne]

Récits autobiographiques[modifier | modifier le code]

Romans et nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Les Forces perdues (1867) ; réédition en 2011 (Paris, Euredit, préface de Thierry Poyet) [lire en ligne]
  • Les Buveurs de cendre (1866)
  • Le Chevalier du cœur saignant (1862)
  • L’Homme au bracelet d’or (1862) [lire en ligne]
  • Une histoire d’amour (1889)

Poésie[modifier | modifier le code]

Nouvelle[modifier | modifier le code]

Participation
  • L'Âme errante. Souvenir des existences antérieures, dans Collectif, Salmis de nouvelles, Paris, Librairie nouvelle (1853) - recueil de 11 nouvelles de plusieurs auteurs, dont Théophile Gautier

Hommage[modifier | modifier le code]

Le Voyage, poème qui clôt Les Fleurs du mal, est dédié à Maxime du Camp. Bien que Baudelaire et Du Camp fussent proches, la dédicace était peut-être ironique. La foi positiviste dans le progrès, dont témoignent les Chants Modernes de Du Camp, est raillée tout au long du poème. Le poète demanda d'ailleurs au progressiste l'autorisation d'associer son nom au poème : « Si le ton systématiquement byronien de ce petit poème vous déplaisait, si, par exemple, vous étiez choqué de mes plaisanteries contre le progrès, ou bien de ce que le Voyageur avoue n'avoir vu que la banalité, ou enfin de n'importe quoi, dites-le-moi sans vous gêner. »[29]

Expositions[modifier | modifier le code]

  • L'Égypte photographiée. Un voyage partagé par Du Camp, Flaubert et Langlois, 1849-1850, du 23 juin au 24 septembre 2017, musée des beaux-arts de Caen.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L’usage français exigerait la minuscule à la particule contractée « du » ; l’intéressé lui-même utilisait la majuscule (comme le montre cette lettre), et cet usage de la majuscule est généralisé pour écrire son nom.
  2. Flaubert et Gautier tout du moins.
  3. « Photographies retrouvées en 1990 dans la demeure du colonel Langlois à Saint-Hilaire, à côté de Pont-Lévêque avec six fonds photographiques, des dessins, des carnets », propos de Céline Ernaelsteen recueillis par Stéphanie Pioda in « L'Égypte photographiée par Du Camp », Archéologia, no 556, juillet-août 2017, p. 6. L'Association régionale pour la diffusion de l'image (ARDI), est dépositaire de ce fonds.
  4. « Maxime Du Camp », sur le site des Expositions virtuelles de la Bibliothèque nationale de France. Consulté le 8 février 2010.
  5. a, b et c « Bibliographie de Maxime du Camp », site officiel de l'Académie française.
  6. La Petite Revue, 7e année, 1er semestre, 24 février 1894.
  7. FREJLICH Hélène, Les amants de Mantes, Flaubert et Louise Colet, Paris, Sfelt, .
  8. FLAUBERT Gustave, Correspondance. I, Janvier 1830 à avril 1851, Paris, Paris : Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, , p. XXIX (préface).
  9. POYET Thierry, Maxime Du Camp l’autre romancier, Paris, Kimé, , p.17.
  10. Guy de Maupassant, pour Gustave Flaubert, Paris, editions complexes, le regard littéraire,
  11. Guy de Maupassant, Gustave Flaubert, paris, paragon, , p.40
  12. Ibid., “Quelques temps après avoir porté à M. Laurent Pichat le manuscrit de Mme Bovary, M. Maxime Du Camp écrivit à Gustave Flaubert la singulière lettre…, qui peut-être, modifiera l’opinion qu’on a pu se faire après les révélations de cet écrivain sur son ami, et en particulier sur la Bovary…” p.19
  13. Gustave Flaubert, Correspondance. II, juillet 1851 à décembre 1858, Paris, Gallimard, bibliothèque de la Pléiade, , p. Lettre du 14 juillet 1856 de Maxime Du Camp à Gustave Flaubert : “Cher vieux, Laurent Pichat a lu ton roman et il m’en envoie l’appréciation que je t’adresse. Tu verras en la lisant combien je dois la partager, puisqu’elle reproduit presque toutes les observations que je t’avais faites avant ton départ. J’ai remis ton livre à Laurent, sans faire autre chose que le lui recommander chaudement ; nous ne nous sommes donc nullement entendus pour te scier avec la même scie. Le conseil qu’il te donne est bon et je te dirai même qu’il est le seul que tu doives suivre. Laisse-nous maîtres de ton roman pour le publier dans la Revue ; nous y ferons faire les coupures que nous jugeons indispensables ; tu le publieras ensuite en volume comme tu l’entendras, cela te regarde. Ma pensée très intime est que, si tu ne fais pas cela, tu te compromets absolument et tu débutes par une oeuvre embrouillée à laquelle le style ne suffit pas pour donner de l’intérêt.” cit. p.869
  14. Edmond de Goncourt, Journal des Goncourts, t.II, Paris, Robert Laffont, , cit. p.864
  15. POYET Thierry, L'autre romancier, Paris, Kimé, , cit p.12
  16. SARTRE Jean-Paul, L'idiot de la famille, t.III, paris, gallimard, p.18
  17. BERSAUCOURT Albert de, « un précurseur de Verhaeren », Mercure de France,‎ 16 aout 1916, n°436, p.641-663
  18. « Ibid. », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant, p.642
  19. « Ibid. », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « année » ou « date » manquant, p.652
  20. JIRIAN Joseph, Les Forces perdues de Maxime Du Camp : “Des illusions perdues” à “L’Education sentimentale”, Sous la direction de MOREAU Pierre, Thèse de doctorat, , Paris, Université de Paris (1896-1968) Faculté des lettres, , 597 p.
  21. ANTONY-ALBERT Francis, A l’ombre de Flaubert. Du Camp auteur méconnu, Thèse de doctorat (P.H.D.), Charlottesville, University of Virginia, , 293 p.
  22. KOUASSI Kouadio, L’oeuvre narrative et poétique de Maxime Du Camp, Sous la direction de LAUBRIET Pierre, Thèse de doctorat, Montpellier, Université Paul-Valéry Montpellier III, , 359 (disponible en ligne) p.
  23. POYET Thierry, L'autre romancier, Paris, éditions Kimé, , cit p.10
  24. ASKLUND Frédérique, Maxime Du Camp et Gustave Flaubert, Deux écrivains au miroir de leur amitié (1840-1893), Sous la direction de SABANI Julie, Thèse de doctorat, Orléans, Université d'Orléans, , 786 p.
  25. SENNEVILLE Gérard de, Maxime Du Camp, un spectateur engagé du XIXe siècle, Paris, Stock,
  26. PICHOIS Claude, « “Gérard de Senneville, Maxime Du Camp, Un spectateur engagé du XIXe siècle [compte-rendu]” », Romantisme,‎ vol. 28, n° 102, 1998, pp.114-115
  27. BnF - Trésors photographiques de la Société de géographie, « Ibsamboul ; colosse médial du spéos de Phré ». Consulté le 8 février 2010.
  28. Discours disponibles en ligne, sur le site officiel de l'Académie française.
  29. Correspondance générale, II, page 279.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierry Poyet, Maxime Du Camp, l'autre romancier, Paris, Éditions Kimé, 2013 .
  • Stéphanie Pioda, « L'Égypte photographiée par Du Camp », Archéologia, no 556, juillet-août 2017, p. 6.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :