Roch-Étienne de Vichy

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Roch-Étienne de Vichy
Image illustrative de l'article Roch-Étienne de Vichy
Pierre-Louis Delaval, Portrait de Roch-Étienne de Vichy (1829), Autun, musée Rolin[1].
Biographie
Naissance
Brioude
Ordination sacerdotale vers 1785
Décès (à 75 ans)
Paris
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale
évêque d'Autun
évêque de Soissons

Ornements extérieurs Evêques.svg
Vair plain.svg
« Tantum valet, quantum sonat » (devise de famille)
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

Roch-Étienne, comte de Vichy, né le à Paulhaguet (Haute-Loire), et mort à Paris le , est un ecclésiastique de la noblesse française.

Il fut prieur d'Anzy-le-Duc, aumônier de la reine Marie-Antoinette, membre de la Chambre des pairs et conseiller d'État.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né dans une grande et ancienne famille du Bourbonnais, il voit le jour le au château de Paulhaguet, dans l'arrondissement de Brioude. Son père est le comte Gilbert Barthélemy de Vichy, capitaine au régiment de Poitou et chevalier de Saint-Louis, et sa mère est Jeanne Surrel de Montchamp (Montchaut)[2] qu'il avait épousé le , et qui donna ensuite naissance à Jean-Baptiste en 1758, et à Jeanne-Antoinette, qui devint religieuse.

Comme la plupart des membres de son lignage, il embrasse le métier des armes. Il est successivement sous-lieutenant en 1772 et lieutenant en 1778 au régiment de Picardie. Il quitte l'armée la même année et entre à Saint-Sulpice. Abbé commendataire de l'abbaye de Saint-Ferme, il devient le dernier prieur du prieuré d'Anzy-le-Duc, dont il est seigneur et baron[3]. Il est nommé vicaire général auprès de François de Narbonne-Lara, évêque d'Évreux, qui était l'aumônier de Mesdames de France avec lesquelles il émigra.

Aumônier de la reine Marie-Antoinette qu'il ne quitta que contraint et forcé, il émigra en Bavière. De retour en France, il s'installe au château familial de Montceaux-l'Étoile et y remplit pendant cinq mois les fonctions curiales, de septembre 1803 à janvier 1804. Il devient l'aumônier de la duchesse d'Angoulême, dite Madame Royale.

Nommé évêque de Soissons en 1817, il ne prit jamais possession de son évêché et se voit confier la charge épiscopale d'Autun le , qu'il occupa jusqu'à sa mort. Il est nommé pair de France en 1823 et conseiller d'État en 1824. Le , il fait sa fondation[4], à Autun, avec l'autorisation délivrée par une ordonnance royale du .

Roch-Étienne de Vichy meurt à Paris le .

Titres et fonctions[modifier | modifier le code]

Titres nobiliaires[modifier | modifier le code]

  • comte de Vichy ;
  • seigneur et baron d'Anzy-le-Duc.

Grades militaires[modifier | modifier le code]

  • sous-lieutenant, en 1772 ;
  • lieutenant, en 1778.

Fonctions ecclésiastiques[modifier | modifier le code]

Fonctions civiles[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

armes des Vichy[5]

« De vair plein », alias : « de vair de quatre tires »

Supports

Un griffon et un sauvage, couronne de comte, écu environné du manteau de pair (armes de Roch-Étienne de Vichy), ou encore : un lion et un sauvage, armé d'une massue[6].

Devises
  • « Tantum valent, quantum sonant »[7] ;
  • « Tantum valet, quantum sonat »[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Portrait de Roch-Étienne de Vichy », notice no 01610001083, base Joconde, ministère français de la Culture
  2. Harold de Fontenay dans, Revue Nobiliaire Historique et biographique, Paris, Librairie J.B. Dumoulin, 1867, p.469.
  3. Archives départementales de la Saône-et-Loire, Série E, 603. Bail.
  4. « Je soussigné, Roch-Étienne de Vichy, évêque d'Autun, déclare que, pour rappeler le souvenir du prieuré d'Anzy, dont j'ai été titulaire autrefois, et donner aux habitants de cette paroisse une preuve de l'attachement que je leur ai conservé, je fais par les présentes, donation pure, simple et irrévocable, aux desservants successifs de la succursale d'Anzy, canton de Marcigny, département de la Saône-et-Loire, d'une rente de deux cents francs sur l'État, achetée sous mon nom, avec jouissance du 22 du présent mois de septembre et dont le desservant actuel entrera immédiatement en possession, à la charge par lesdits desservans successifs d'Anzy, de célébrer chaque année dans leur église, à perpétuité 52 messes basses, dont 12 seront acquittées pour le repos de l'âme des anciens prieurs et religieux d'Anzy, 12 pour moi personnellement, et le surplus à mon intention. Fait à Autun »

    — Cartulaire de l'abbaye de Saint-Martin d'Autun, Charte n°XVIII, supplément.

  5. Ces armes sont enregistrées dans l'Armorial général de 1696 au nom de Gilbert de Vichy, comte de Chamron, BnF, dans Mss d'Hozier, Bourgogne, p.57.
  6. a et b Plaque de cheminée du marquis de Vichy-Montceaux.
  7. Indicateur héraldique d'Arcelin.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Baptiste-Pierre Jullien de Courcelles, « Généalogie de la Maison de Vichy », in Histoire généalogique et héraldique des Pairs de France, des Grands Dignitaires de la Couronne, des principales Familles nobles du Royaume et des Maisons princières de l'Europe, tome IV, Paris, 1824.
  • Joseph Sandre, « La maison de Vichy », dans Annales de l'Académie de Mâcon, tome XX, 1916-1917, [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]