20e régiment d'artillerie

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20e régiment d'artillerie
Création ?
Dissolution 1996
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type régiment d'artillerie
Garnison Poitiers
Ancienne dénomination 20e régiment d'artillerie nord-africain
Inscriptions
sur l’emblème
Sébastopol 1854-1855
Solférino 1859
Verdun 1916
L'Aisne 1918
La Serre 1918
AFN 1952-1962
Guerres Première Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Guerre du Liban
Guerre des Balkans
Décorations Croix de guerre 1914-1918

Le 20e régiment d'artillerie (ou 20e RA) est un régiment de l'armée française, ayant connu différents noms, et dissous depuis 1996.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • 1693 : Le régiment est créé par Louis XIV sous le nom de Corps royal de l’artillerie et du génie.
  • En 1763, il prend le nom de Brigade de Cosne puis
  • En 1765 il devient le Régiment d’artillerie de Toul
  • En 1791, il est renommé 7e Régiment d’artillerie à pied.
  • En 1816, sous Louis XVIII il devient le Régiment de Toulouse.
  • En 1820, il prend le nom de 7e Régiment d’artillerie
  • En 1854, il est renommé 16e Régiment d’artillerie à cheval
  • En 1860, il prend son nom définitif de 20e Régiment d’artillerie à cheval[1]

Historique des garnisons, combats et batailles[modifier | modifier le code]

Guerres de la Révolution et de l’Empire[modifier | modifier le code]

Restauration[modifier | modifier le code]

Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

Deuxième République et Second Empire[modifier | modifier le code]

Sous le nom de 16e Régiment d’artillerie à cheval
Sous le nom de 20e Régiment d’artillerie à cheval

Troisième République[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Affectation : 100e division d'infanterie territoriale

Les 20e et le 220e régiment de réserve d'artillerie de campagne sont formés à Poitiers.

Au début de la guerre, le 20e RAC est composé 4 groupes :
- 3 groupes de canons de 75 modèle 97, chaque groupe étant composé de 3 batteries à 4 pièces. Ces 3 groupes constituent l’artillerie divisionnaire de la 17e division d’infanterie
- 1 groupe d’obusiers de 155 mm qui constitue l’artillerie divisionnaire de la 59e division d’infanterie

Les 1er et 2e groupes sont envoyés dans le Nord de la France tandis que le 3e groupe, transporté en Lorraine participera à la défense de Morhange

1914[modifier | modifier le code]

Bataille des Frontières


Grande Retraite
  • 30 août : bataille de Faux
  • 1er septembre : à Juniville, le 20e pris à partie par une artillerie ennemie supérieure, décroche avec les autres troupes françaises en début de soirée en direction de Reims
  • 5 septembre : les premiers éléments arrivent à Fère-Champenoise et commencent à se positionner en vue d'arrêter l'envahisseur.
  • 6-8 septembre : les groupes de Lesquen et Bourdiaux du 20e d'artillerie prennent position dans les environs de Bannes, au mont d'Août[2] et les marais de Saint-Gond aux côtés du 3e groupe (Lavenir) du 33e RAC. Ils déciment les régiments de la Garde prussienne qui tente de traverser les marais.


Première bataille de la Marne
  • 8 septembre :
    • Le 3e groupe arrive à Troyes où il est débarqué et dirigé à marche forcée sur Connantre.
    • Pour les 1er et 2e groupes, le choc est violent. L'infanterie française débordée par la supériorité numérique allemande recule. L'artillerie se positionne alors au Nord de Linthes, balaye l'ensemble du plateau attaqué par l'infanterie de la Garde prussienne. La Garde, qui attaque toujours pour dégager la place à son artillerie, arrive à 800 mètres des canons français qui résistent jusqu'à l'arrivée de la 12e division. Les attaques combinées du 20e RAC et de la 12e DI rejettent les troupes de la Garde dans les marais et détruisent son artillerie.
  • 9 septembre :
    • Le front ayant changé, le 3e groupe se replie sur Gourgançon mais retrouve les deux autres groupes en fin de journée vers Prosnes. La division entière se déploie, et les efforts combinés des troupes françaises rejettent l'ennemi qui bat en retraite le soir venu.

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

1917[modifier | modifier le code]

1918[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

1922 à 1940-Arrivée de l'École Militaire de l'Artillerie à Poitiers au quartier d'Aboville, en lieu et place du 109èRA (régiment d'artillerie). Elle reprenait les missions de l'École de Versailles fondée en 1884, qui formait les sous-officiers de l'armée active de l'artillerie (et du génie) reconnus aptes à être nommés sous-lieutenants. Cette école avait été transférée à Fontainebleau en 1912, pour créer entre les futurs officiers de l'arme, dès le début de leur carrière, la communauté de vie indispensable. Le 20èRA stationne lui, au quartier de la Vieille Chauvinerie, qui accueillera beaucoup plus tard les canons 155BF50 du 33èRA, tout juste dissout en 1976 et servant de régiment de mobilisation au 20èRA stationné au quartier Ladmirault, près de l'aérodrome de Poitiers-Biard.

Le 20e régiment d'artillerie nord-africaine est commandé le 10 mai 1940 par le lieutenant-colonel Malmary et constitue le régiment d'artillerie divisionnaire de la 3e division d'infanterie nord-africaine qui a la charge depuis avril du secteur de Mouzon (secteur fortifié de Montmédy) en remplacement de la 71e division d'infanterie[3].

De 1945 à nos jours[modifier | modifier le code]

Etendard[modifier | modifier le code]

Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes[4],[5]:

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Historique du 20e régiment d'artillerie, Paris, Librairie Chapelot, 43 p., disponible sur Gallica.

Personnalités ayant servi au 20e RA[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Historique du 20e Régiment d’artillerie
  2. LE MONT AOUT ( Marne ).
  3. Jean-Yves Mary, Le corridor des Panzers : Par delà la Meuse 10 - 15 mai 1940, t. I, Bayeux, Heimdal, , 462 p. (ISBN 2-84048-270-3), p. 25.
  4. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007
  5. Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du 19 novembre 2004 (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]