406e régiment d'artillerie anti-aérienne

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406e Régiment d'Artillerie Antiaérienne
Image illustrative de l’article 406e régiment d'artillerie anti-aérienne
Insigne régimentaire du 406e R.A.A

Création 1er octobre 1938
Dissolution 15 juin 1962
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de Terre
Type Régiment d'Artillerie
Rôle Artillerie Anti-Aérienne
Garnison Laon
Guerres Deuxième Guerre mondiale, AFN

Le 406e régiment d'artillerie de défense contre aéronefs (DCA) est créé à Laon (Aisne) le . Son étendard est remis au corps le .

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

  • Lors de la mobilisation en 1939 (voir Drôle de guerre), 26 groupes sont formés pour assurer la défense antiaérienne du territoire. Le 406e RADCA déployait ses formations sur les 3 régions militaires du nord de la France : 1re RM (Nord, Pas- de Calais) à Douai et Dunkerque, 2e RM (Somme, Oise, Aisne, Ardennes) à Laon (PC du régiment) et Amiens, 3e RM (Seine inférieure, Calvados, Eure, Manche et Orne) à Rouen et au Havre.
  • Lors de la campagne de 1940, après avoir abattu plusieurs bombardiers ennemis et vu plusieurs de ses batteries mener des combats contre les chars, de nombreux groupes durent se replier vers le sud-ouest de la France.
  • Le régiment est dissous en . Son étendard confié à la garde du 4e RA à Clermont-Ferrand puis au 410e RAA au Maroc à partir de 1942.
  • Le , le régiment est reconstitué sous le nom de 406e régiment d'artillerie antiaérienne, 406e RAA, à un groupe, quartier FRIANT à Amiens.
  • Le , un 2e groupe est formé à Rouen quartier RICHEPANSE.
  • Les écoles à feu antiaériennes ont lieu à Biscarrosse et à Cayeux sur mer.
  • Le , à la suite des massacres contre des européens à Oued Zem au Maroc et Philippeville en Algérie, les premiers disponibles de la classe 53/2 rappelés à l'activité arrivent au corps. Ils sont incorporés dans chacun des bataillons de marche formés par les deux groupes le et dirigés sur le Maroc le .

Un premier renfort fin novembre/début décembre rejoint les deux bataillons permettant la libération des rappelés de la classe 53/2.

  • Le 1er bataillon de marche stationne à Ouarzazate, Tinerhir et Zagora jusqu'au et est ensuite dirigé sur le front Nord (RIF) à Taineste et Taza.
  • Le il fait mouvement sur le Sud à Agadir et Taroudant.
  • Le 2e bataillon de marche est à Oued Zem la ville martyre, Khouribga et à la mine de fer d'Aït Amar. Il est ensuite dirigé le sur le Rif à Taounate et occupe des postes isolés à la frontière du Rif espagnol, une compagnie se portant le à Beni Oulid.
  • L'indépendance du Maroc entraîne l'abandon des postes du Rif. Le 2e bataillon rejoint la région de Marrakech, Benguerir et El Kelaa des Sraghna le puis fait mouvement le sur le Sud rejoignant ainsi le 1er bataillon pour former la ½ Brigade du 406e RAA.
  • Restent en métropole un centre d'instruction à Amiens et une batterie d'instruction à Rouen.
  • La Demi Brigade est chargée de la défense de la colonisation dans la plaine du Souss, de la protection de la base aéronavale d’Inezgane et du port d'Agadir, de la protection de la population et du maintien d'une libre circulation par voie routière dans cette zone.
  • Des éléments peuvent être appelés en outre à effectuer des missions d'observation aérienne avec l'aéronavale en vue d'éviter le trafic d'armes à partir d’Ifni ou de l'oued Draa vers Tindouf en Algérie.
  • La Demi brigade du 406e RAA stationnera jusqu'en à Agadir et Taroudant.
  • Le 1er groupe rejoindra Oujda en janvier 1958 puis l'Algérie, secteur de Djidjelli jusqu'en juillet 1961 puis Oued Zenati, Guelma jusqu’au .
  • Le 2e groupe est à Oujda avec une batterie à Sidi Aïssa puis fait mouvement sur l'Algérie le à Regahia. *Transporté à Bizerte en Tunisie il devient le bataillon de marche du 412e RAA qui sera dissous le .
  • Le 406e Régiment d'Artillerie Antiaérienne rentré en métropole est dissous le .

Son étendard est confié au musée de l’Armée.

Étendard[modifier | modifier le code]

Il ne porte aucune inscription[1]:

Insigne de béret d'artillerie

Sources et bibliographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Décision n°12350/SGA/DPMA/SHD/DAT du 14 septembre 2007 relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, n°27, 9 novembre 2007

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]