22e régiment d'artillerie

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22e Régiment d'Artillerie
Création 1914
Pays Drapeau de la France France
Branche Armée de terre
Type Régiment d'artillerie
Rôle Artillerie
Ancienne dénomination 22e Régiment d'Artillerie de Campagne
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille de Charleroi
1914 - Bataille de Guise
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille des deux Morins)
1915 - Bataille de l'Artois
1916 - Bataille de Verdun

Le 22e régiment d'artillerie est une ancienne unité d'artillerie française.

Création et différentes dénominations[modifier | modifier le code]

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

  • 3 août 1914 - 4 mars 1916 : colonel Estienne
  • 4 mars - 18 décembre 1916 : lieutenant-colonel de Miribel
  • 18 décembre 1916 - 1er mars 1918 : lieutenant-colonel Cavally
  • 2 mars 1918 : lieutenant-colonel de Bonnault

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Rattachement[modifier | modifier le code]

En 1914, casernement, Versailles. Composition, 3 groupes, 9 batteries de 75. Le régiment forme l'artillerie divisionnaire de la 6e division d'infanterie. En août 1914, la division est renforcée par une section légère d'aviation formée de deux avions Blériot et de trois pilotes observateurs.

Historique[modifier | modifier le code]

1914[modifier | modifier le code]

  • 3 - 8 août : transport par V.F., concentration dans la région de Rethel.
  • 8 - 20 août : mouvement vers la Belgique dans la région de Charleroi.
  • 21 - 23 août : engagée dans la bataille de Charleroi, combats dans les régions de Chamborgneau, Bouffioulx et Nalinnes en soutien du 5e régiment d'infanterie.
  • 24 août - 5 septembre: Retraite française de la Belgique vers la France pour atteindre la Marne.
27 août : franchissement de l'Oise.
29 août : engagée dans la bataille de Guise, entre Guise et Origny-Sainte-Benoite.
30 août : passage par Laon et franchissement de l'Aisne le lendemain.
3 septembre : franchissement de la Marne à Verneuil.
  • 6 - 10 septembre : engagée dans la bataille de la Marne, (bataille des deux Morins). Une observation aérienne identifie une forte concentration d'artillerie allemande vers Montceaux-lès-Provins. Le régiment renforcé d'un groupe de 75 et d'un groupe de 120L disperse les forces allemandes leur occasionnant des pertes sensibles.
  • 11 - 18 septembre : poursuite des troupes allemandes. Engagé dans la bataille de l'Aisne, le régiment subit des pertes importantes.
  • octobre 1914 - avril 1915 : occupation d'un secteur devant le Godat. Mise en place d'un système de recoupement des lueurs de batteries allemandes à partir de 3 observatoires afin de détruire le matériel allemand.
16 février, 13 mars : actions locales françaises.

1915[modifier | modifier le code]

25 - 28 septembre : engagé dans la bataille de l'Artois où le régiment est chargé pour la première fois de détruire des réseaux de fils de fer barbelés.

1916[modifier | modifier le code]

  • 29 février - 29 mars : transport par camions dans la région de Vic-sur-Aisne, renforcement des positions de l'artillerie divisionnaire dans la région de la cote 138 au nord de Vic-sur-Aisne.
  • 29 mars - 4 avril : retrait du front, repos dans la région de Villers-Cotterêts et de Cœuvres. À partir du 31 mars, transport par V.F. dans la région de Verdun.
  • 4 avril - 6 mai : engagé dans la bataille de Verdun, occupation du secteur Tavannes - Vaux. Le régiment subit des pertes importantes en hommes et matériel. Le 6 mai, les 36 canons du régiment sont détruits ou endommagés et doivent être tous remplacés.
  • 6 - 28 mai : retrait du front, repos dans la région de Salmagne.
  • 28 mai - 14 juin : mouvement vers le front, à nouveau engagé dans la bataille de Verdun dans le secteur de Souville. Le lieutenant-colonel de Miribel a sous ses ordres 8 groupes de 75 et 6 groupes d'artillerie lourde.
31 mai : attaque allemande, prise du bois de la Caillette.
1er - 2 juin : tirs de barrage continuel pour bloquer la progression des troupes allemandes.
8 juin : attaque allemande en direction de Fleury, tirs de barrage nécessitant plus de 4000 obus par jour pour certaines batteries, soit 30 tonnes de munition.

1917[modifier | modifier le code]

  • 29 janvier - 1er mars : retrait du front, repos et instruction au camp de Gondrecourt.
  • 2 - 24 mars : renforcement de la ligne de front, mouvement vers le nord du Sanon, du 9 au 23 mars 2 groupes de 75 du 22e régiment renforcent la défense de la forêt de Parroy.
  • 24 mars - 6 mai : transport par V.F. de la région de Nancy vers la région de Chateau-Thierry ; à partir du 3 avril, le 22e régiment d'artillerie renforce l'artillerie de la 39e division d'infanterie vers Moussy-Verneuil et participe aux tirs de barrage roulant. Durant cette période le régiment perd plus de 200 chevaux par blessures ou épuisement.
  • 6 - 20 mai : retrait du front, le régiment réintègre la 6e division vers Fère-en-Tardenois.
  • 20 mai - 7 juin : le régiment est associé à l'artillerie divisionnaire de la 13e division d'infanterie pour préparer une attaque sur le fort de la Malmaison. Cette attaque est finalement annulée.
  • 7 - 28 juin : le régiment réintègre la 6e division d'infanterie dans la région de Vailly-sur-Aisne, actions locales continuelles.
24 juin : très violent bombardement allemand avec des obus toxiques et lacrymogènes.
  • 28 juin - 13 août : mouvement de rocade, occupation d'un nouveau secteur dans le secteur de Pargnan et d'Ailles, actions locales de part et d'autre.
26 juillet : violente attaque allemande avec bombardement aux obus toxiques.
  • 13 août - 1er septembre : retrait du front, repos et instruction au camp d'Onvillers.
  • 2 septembre 1917 - 16 janvier 1918 : mouvement vers le front, occupation d'un secteur dans la région sud de Saint-Quentin. Les cantonnements sont bombardés régulièrement par l'aviation allemande.

1918[modifier | modifier le code]

  • 17 janvier - 1er mars : retrait du front, repos et instruction au camp de Mailly.
  • 2 mars - 2 juin : le régiment relève l'artillerie divisionnaire de la 36e division d'infanterie en Champagne dans la région de Tahure.
  • 2 juin - 30 août : transport par V.F. de la Champagne en Picardie dans la région de Montmidier. À partir du 24 juin, occupation d'un secteur vers Gournay-sur-Aronde.
8 - 15 août : engagé dans la bataille de Picardie, les canons sont avancés à moins de 700 mètres du front pour pouvoir soutenir l'attaque. Contre-batterie allemande avec des tirs d'obus toxiques à base d'arsine et d'ypérite.
30 août : repli allemand derrière Catigny et le canal du Nord.
  • 30 août - 12 septembre : retrait du front, regroupement avec la 6e division d'infanterie, repos.
  • 12 septembre - 7 novembre : mouvement vers Chateau-Thierry, puis vers le front, occupation d'un secteur de front vers Paars.
26 septembre : occupation d'un secteur vers Baslieux-lès-Fismes et Blanzy-lès-Fismes, participe à la retraite des troupes allemandes au-delà de l'Aisne.
12 octobre : franchissement de l'Aisne et progression en direction du camp de Sissonne. Progression en lien avec la 6e division, puis retrait du front le 7 novembre.
  • 7 - 11 novembre : retrait du front.

Pertes[modifier | modifier le code]

Au cours de la Première Guerre mondiale, le régiment déplore la perte de 14 officiers tués et 27 blessés ; de 41 gradés tués et 107 blessés ainsi que 103 cannoniers tués et 419 autres blessés.

Sources et bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'armée française, Pierre Montagnon.
  • Historique du 22e régt d'artillerie pendant la campagne contre l'Allemagne, Paris, H. Charles-Lavauzelle, , 36 p., disponible sur Gallica.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]