Victor-Emmanuel de Savoie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Victor-Emmanuel de Savoie

alt=Description de l'image Victor Emmanuel III of Italy with son Umberto and grandson Vittorio.jpg.

Titres

Prétendant au trône d’Italie

Depuis le 18 mars 1983
(31 ans, 6 mois et 1 jour)

Nom revendiqué « Victor-Emmanuel IV »
Prédécesseur Humbert II (roi d’Italie)

« Prince héritier d'Italie »

13 juin 194618 mars 1983
(36 ans, 9 mois et 5 jours)

Prédécesseur Lui-même
Successeur Emmanuel-Philibert,
prince de Piémont et de Venise

Prince héritier d'Italie

9 mai 194613 juin 1946
(1 mois et 4 jours)

Prédécesseur Humbert, prince de Piémont
Successeur Lui-même
Biographie
Titulature « Prince de Naples »
« Duc de Savoie » (titre contesté au sein de la famille)
Dynastie Maison de Savoie
Nom de naissance Vittorio Emanuele Alberto Carlo Teodoro Umberto Bonifacio Amedeo Damiano Bernardino Gennaro Maria di Savoia
Naissance 12 février 1937 (77 ans)
Naples (Italie)
Père Humbert II d’Italie
Mère Marie-José de Belgique
Conjoint Marina Doria
Enfant Emmanuel-Philibert de Savoie,
prince de Piémont et de Venise
alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Prétendants au trône d’Italie

Victor-Emmanuel de Savoie (en italien, Vittorio Emanuele di Savoia), né le 12 février 1937 à Naples, est le fils du dernier roi d'Italie Humbert II et de Marie-José de Belgique (fille du roi Albert Ier de Belgique). Il reçoit le titre de prince de Naples à sa naissance, titre qu'il conserve jusqu'à ce qu'il devienne le chef de la Maison de Savoie et de la Maison royale d'Italie à la mort de son père. Il est prétendant au titre de roi d'Italie en cas de retour de la monarchie dans ce pays et porte le titre de duc de Savoie, en concurrence avec son cousin Amédée de Savoie-Aoste. Il porte également le titre honorifique de « roi titulaire de Chypre ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Une vie d'exil[modifier | modifier le code]

Après l'adoption de la République italienne par le référendum du 2 juin 1946, les membres de la Maison royale d'Italie prennent le chemin de l'exil. On reproche notamment au roi Victor-Emmanuel III, grand-père du prince de Naples, d'avoir cosigné les lois raciales de Benito Mussolini en 1938.

Le 1er janvier 1948, il est désormais interdit au roi Humbert II et à son fils Victor-Emmanuel de revenir en Italie en vertu du deuxième alinéa de la XIIIe disposition transitoire de la Constitution de la République italienne, entrée en vigueur ce jour-là : « Il est interdit aux anciens rois de la Maison de Savoie, à leurs épouses et à leurs descendants mâles d'entrer et de séjourner sur le territoire national ».

Parvenu à l'âge adulte, Victor-Emmanuel de Savoie s'installe à New York où il travaille pour la maison de courtage Bache, puis est employé par des entreprises de l’aéronautique, comme Agusta, Bell ou Boeing. Il passe quinze ans en Iran.

Après avoir longtemps revendiqué son droit de retour au pays et l'abolition de la clause constitutionnelle du bannissement, Victor-Emmanuel de Savoie obtient finalement gain de cause quand le Parlement italien vote la loi constitutionnelle no 1 du 23 octobre 2002, entrée en application le 10 novembre suivant, qui abroge les deux premiers alinéas de la XIIIe disposition transitoire de la Constitution italienne. Il est, avec sa famille, autorisé à retourner en Italie, après 56 ans d'exil. Il avait, à cette fin, déposé une requête devant la Cour européenne des droits de l'homme, déclarée partiellement recevable.

Une partie des royalistes italiens ne le considèrent plus comme chef de famille, suite à son mariage en 1971 avec Marina Doria, une roturière issue de la bourgeoisie italienne, épousée sans l'assentiment de son père le roi Humbert II. Ils considèrent que le duc d'Aoste, Amédée de Savoie-Aoste est devenu de droit le chef de la Maison de Savoie. Mais le tribunal d'Arezzo a condamné Amédée de Savoie-Aoste et son fils Aymone pour usage illégitime du nom de famille « di Savoia » (en lieu et place de « di Savoia-Aosta »), des armoiries de la Maison royale d'Italie et du titre de prince de Piémont[réf. nécessaire].

Il réside à Collonge-Bellerive en Suisse, dans les environs de Genève.

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse le 7 octobre 1971 Marina Ricolfi-Doria, née le 12 février 1935, ancienne championne de ski nautique, dont il a un fils unique :

Il est grand-père de deux petites-filles : Vittoria, née le 28 décembre 2003, et Luisa, née le 16 août 2006 qui ont toutes les deux vu le jour en exil à Genève.

Problèmes judiciaires[modifier | modifier le code]

Au début des années 1970, dans le cadre de la procédure autour de la Loge P2, Victor-Emmanuel fait l'objet d'une enquête en Italie pour trafic d'armes international, mais celle-ci ne donne lieu à aucune suite judiciaire.

En 1978, il est mis en cause et incarcéré 55 jours après la mort de Dirk Hamer (fils du controversé docteur Hamer), jeune Allemand grièvement blessé dans la nuit du 17 au 18 août à Cavallo en Corse. En 1991, la cour d'assises de Paris le condamne à six mois de prison avec sursis pour détention et port d'armes.

Le 16 juin 2006, il est arrêté au bord du lac de Côme, puis, après un transfert accéléré à travers la péninsule, tassé dans une petite voiture, placé en détention à la prison de Potenza pour « association de malfaiteurs visant à la corruption et à l'exploitation de la prostitution » autour du casino de Campione d'Italia, petite enclave italienne au Tessin en Suisse. En mars 2007, le parquet de Côme renonce aux poursuites pour insuffisance du dossier. Il est définitivement acquitté à Rome en septembre 2010[1].

Lors de son arrestation en 2006 en Italie, il dit, dans un enregistrement vidéo, en faisant référence à la mort du jeune Allemand « j'avais tort [...] je les ai dupés[2]. Selon les avocats de la défense, la conversation aurait été modifié de façon à fausser ou à éliminer les « non » pour afficher les déclarations négatives en pensées positives.

Documentaire télévision[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) « Videopoker, assolto Vittorio Emanuele », La Stampa,‎ 22 septembre 2010 (lire en ligne)
  2. (it) « Vittorio Emanuele, cimici in cella "Ho fregato i giudici francesi" », La Repubblica,‎ 9 septembre 2006 (lire en ligne) »