Charles-Théodore en Bavière

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Le duc Charles-Théodore
Le docteur Charles-Théodore, duc en Bavière

Charles Théodore, duc en Bavière (né le 9 août 1839 à Possenhofen, décédé le 30 novembre 1909 à Kreuth), fils cadet du duc Maximilien en Bavière et de la duchesse née Ludovica de Bavière était un frère de l'impératrice Élisabeth d'Autriche, la célèbre Sissi, de la reine Marie des Deux-Siciles et de la duchesse d'Alençon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant préféré de sa mère et frère préféré de ses sœurs, il est surnommé "Gackel" ce qui signifie "petit coq". Il fut l'un des rares amis d'enfance du futur Louis II. En 1857, il entama la traditionnelle carrière militaire des princes bavarois dans l'armée royale de Bavière.

Il devint l'héritier des ducs en Bavière quand son frère aîné Louis-Guillaume contracta une union morganatique en 1860.

Le 11 février 1865, il épousa sa cousine la princesse Sophie de Saxe (15 mars 1845-9 mars 1867) fille du roi Jean Ier de Saxe et de la duchesse Amélie de Bavière.

De cette union naquit :

Devenu veuf, il épousa en 1874 Maria Josepha du Portugal, Infante du Portugal, princesse de Bragance (19 mars 1857-11 mars 1943), fille du roi détrôné Michel Ier de Portugal et d'Adélaïde de Loewenstein-Wertheim.

De cette union naquirent :

Membre de la Maison de Wittelsbach, il intégra dès l'âge de 14 ans l'armée bavaroise afin de devenir officier de cavalerie puis étudia à l'université le Droit, la Philosophie et l'Economie. Il servit contre la Prusse en 1866 et la France en 1870.

Profondément marqué par la mort prématurée de sa première épouse en 1867 et les guerres qu'il avait dû mener, il quitta l'armée au grand dam de sa famille et entreprit des études de médecine en 1872. Membre de l'académie des sciences en 1875, il obtient son diplôme en 1880 puis, avec le soutien de ses professeurs d'université devint un oculiste de renom.

Avec sa seconde épouse comme assistante, il fonda en 1895 un hôpital où il soigna gratuitement les personnes démunies.

Très proche de ses sœurs et notamment de l'impératrice d'Autriche et la princesse de Tours et Taxis, il soutint, comme il put, sa cadette, la duchesse d'Alençon lors de son séjour à l'hôpital du docteur Richard von Krafft-Ebing à Graz pour "troubles nerveux". Lucide mais non dénué d'humour, il prétendait "nous avons tous un grain dans la famille !"

La clinique ophtalmologique de Munich porte son nom[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Erika Bestenreiner, Sissi, ses frères et sœurs, Pygmalion 2004, p.19

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Die Herzöge in Bayern de Marianne Wörwag-Parizot.
  • Sissi, ses frères et sœurs de Erika Bestenreiner (Pygmalion,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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