Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire
Rampe descendant vers la tour
Rampe descendant vers la tour
Blason de Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton Roanne-Sud
Intercommunalité Roannais Agglomération
Maire
Mandat
Jean Smith
2014-2020
Code postal 42155
Code commune 42239
Démographie
Population
municipale
1 125 hab. (2011)
Densité 48 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 58′ 01″ N 4° 00′ 10″ E / 45.9669444444, 4.0027777777845° 58′ 01″ Nord 4° 00′ 10″ Est / 45.9669444444, 4.00277777778  
Altitude Min. 270 m – Max. 803 m
Superficie 23,57 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte administrative de Loire
City locator 14.svg
Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : Loire

Voir sur la carte topographique de Loire
City locator 14.svg
Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire

Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Elle est issue de l'association en 1974 de deux villages très proches : Saint-Jean-le-Puy et Saint-Maurice-sur-Loire. L'altitude de Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire varie de 320 à 802 mètres en partant du fleuve (la Loire et le lac de Villerest) jusqu'à la moyenne montagne.
La commune possède un territoire des deux côtés de la Loire, un fait unique pour une commune de cette taille.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Dans le Massif central, Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire est situé au cœur d'un bassin anthracifère datant du Viséen supérieur (340 Ma)[1]. Celui-ci fait partie du faisceau (ou fossé) volcano-tectonique dévono-dinantien (370-330 Ma) de la Loire s'étendant de Cluny, à la bordure Nord des monts du Beaujolais, à Cusset dans les Monts du Bourbonnais (Allier) en passant par le seuil de Neulise et le lac de Villerest. Dans le département de la Loire, ce faisceau sépare ainsi les plaines du Roannais (au Nord) et du Forez (au Sud).

À Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, les roches typiques de ce bassin font partie de la série des tufs anthracifères comprenant trois roches majeures : les rhyolites de Villerest, les tufs communs et les laves de Fond (ou lave et tuf du barrage de Villerest)[2].

Les rhyolites dites de Villerest sont des rhyolites de couleur rouge brique qui affleurent principalement à l'Ouest de la commune, du côté de Saint-Jean-le-Puy. Les tufs communs sont de couleur gris bleu et affleurent plus à l'Est, principalement à Saint-Maurice-sur-Loire. C'est dans ces tufs qu'ont été découverts et exploités au XIXe et XXe siècles des niveaux d'anthracite (bassin anthracifère de Bully s'étendant jusqu’à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire, notamment vers les lieux-dits Odenet et Charizet)[3]. Les laves de Fond n'affleurent qu'à l'Est de Joeuvres. Quelques roches filoniennes de type microgranite porphyrique recoupent cette série, notamment au bourg de Saint-Maurice-sur-Loire.

Ces roches sont le témoin de la formation d'un bassin volcano-sédimentaire dans cette partie de la chaîne varisque au Paléozoïque avec une forte activité magmatique où les magmas (tufs, rhyolites...) se mêlent à des dépôts sédimentaires enrichis en matière organique [1].

Voies et lieux-dits[modifier | modifier le code]

96 odonymes recensés à Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire
au 31 mai 2014
Allée Avenue Bld Carrefour Chemin Impasse Passage Place Pont Porte Route Rue Ruelle Square Autres Total
0 0 1 [N 1] 0 10 10 [N 2] 4 [N 3] 6 [N 4] 0 2 [N 5] 3 [N 6] 7 [N 7] 3 [N 8] 1 [N 9] 49 [N 10] 96
Notes « N »
  1. Boulevard de l'Espérance.
  2. Dont Impasse du 8-Mai.
  3. Passage Anne Dauphine, Passage du Cadran Solaire, Passage du Manoir de la Mure et Passage du Prieur.
  4. Place du 19-Mars-1962, Place de l'Église, Place des Chalands, Place du Chaumet, Place du Guet et Place Saint-Jean.
  5. Porte du Ris Serpentin et Porte Guy de la Mure.
  6. Route de Charizet, Route de la Bruyère et Route du Ménard.
  7. Rue de Chassor, Rue de l'Échauguette, Rue de l'Union, Rue de la Fraternité, Rue des Peupliers, Rue du Port de la Caille et Rue François Dechelette.
  8. Ruelle des Comtes du Forez, Ruelle des Remparts et Ruelle Guy de la Mure
  9. Square de la Poste.
  10. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2013, la communauté de communes de l'Ouest roannais dont faisait partie la commune s'est intégrée à la communauté d'agglomération Roannais Agglomération.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
    Serge Perche    
    Michel Bouillot    
mars 2001   Michel Jacquet DVG  
mars 2008 mars 2014 Philippe Benedetti PS  
mars 2014 en cours Jean Smith    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 125 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1896. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1896 1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946
709 733 716 676 558 528 544 506 508
1954 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006
501 753 771 743 985 1 061 1 022 1 076 1 079
2010 2011 - - - - - - -
1 124 1 125 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire (Loire).svg

Les armoiries de Saint-Jean-Saint-Maurice-sur-Loire se blasonnent ainsi :

Ecartelé ; au premier et au quatrième de sable aux trois fasces d’or, au deuxième et au troisième d’azur aux trois croissants d’argent.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Déchelette (° 1862 - † 1914), archéologue, a effectué des recherches scientifiques à Saint-Jean-Saint-Maurice-Sur-Loire (site magdalénienne du Saut du Perron et site de Joeuvres)[6]
* Pierre Étaix (° 1928), acteur et cinéaste[7]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bertaux, J.;Becq-Giraudon, J.-F.; Jacquemin, H.; 1993. Les bassins anthracifères de la région de Roanne (Loire, Massif central), marqueurs d’une tectonique active durant le Viséen supérieur. Géologie de la France, 4, 3-10.
  2. Gagny, Cl., Bertaux, X., Rubiello, M.F., Bouiller, R., 1988. Carte géologique de la France (1/50 000), feuille Roanne (672). Bureau de recherches géologiques et minières, Orléans. Notice explicative par Cl. Gagny, R. Bouiller, Y. Kerrien (1989), 81 p.
  3. Grüner, M.L., 1857. Description géologique et minéralogique du département de la Loire. Imprimerie impériale, Paris, 1 vol.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  6. [1]
  7. [2]
  8. http://www.m6.fr/emission-l_amour_est_dans_le_pre/agriculteur-saison-8/sophie/