Saint-Bonnet-des-Quarts

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Saint-Bonnet-des-Quarts
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Roanne
Canton La Pacaudière
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération
Maire
Mandat
Christian Dupuis
2014-2020
Code postal 42310
Code commune 42203
Démographie
Population
municipale
374 hab. (2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 07′ 57″ N 3° 50′ 38″ E / 46.1325, 3.84388888889 ()46° 07′ 57″ Nord 3° 50′ 38″ Est / 46.1325, 3.84388888889 ()  
Altitude Min. 395 m – Max. 966 m
Superficie 32,45 km2
Localisation

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Saint-Bonnet-des-Quarts est une commune française située dans le département de la Loire en région Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Bonnet-des-Quarts est une commune du Roannais située dans les Monts de la Madeleine.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières archives sur lesquelles on peut fonder un historique fiable de Saint-Bonnet remontent au XIIIe siècle. Vers 1260, le chevalier Arnaud Viel (ou vieux) avoue au Comte de Forez, entre autres, « les biens de Saint-Bonnet qui appartenaient auparavant à Dame Alice de la Murette » (chartes du Forez, no 275). Ces biens se transmettront à la famille Viel jusqu'en 1449.

À cette date, Philibert de L'Espinasse « achète pour 500 écus d'or, à Jeanne Viel de St.Bonnet des Quarts, la seigneurie de ce nom ». En 1585, la seigneurie passe, grâce à un mariage, dans la famille Dumayne.

En 1732, elle est le fief de Hubert, vicomte d'Aubusson, seigneur du duché de Roannais. À la Révolution, selon l'almanach du Lyonnais, le village et le territoire de St.Bonnet dépendent de quatre seigneurs : le duc d'Harcour, le marquis de Vichy, le marquis de Levis-Mirepoix et le prieur d'Ambierle.

Saint-Bonnet appartenait alors à 3 provinces : le Lyonnais, le Forez et le Bourbonnais. En 1793, la commune comptait 1 250 âmes.

Depuis le 1er janvier 2013, la communauté de communes du Pays de la Pacaudière dont faisait partie la commune s'est intégrée à la communauté d'agglomération Grand Roanne Agglomération.

Le nom de la commune[modifier | modifier le code]

En 1280, le village s'appelle Sanctus Bonitus de Carris. Contrairement a ce qu'a écrit à la fin du XIXe siècle, carris ne peut venir du celtique car, « pierre », mais du latin quadrum, « carré » et qui, en toponymie, désigne des coins écartes, des hameaux. La paroisse de Saint-Bonnet-des-Quarts a donc été constituée au Moyen Âge par la réunion de hameaux qui existaient déjà.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Colette Remy    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 374 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 158 1 294 1 285 1 056 1 007 1 099 1 214 1 306
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 200 1 305 1 251 1 294 1 320 1 290 1 339 1 308 1 253
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 155 1 123 1 032 905 851 716 707 645 570
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
506 423 369 332 366 364 331 374 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église[modifier | modifier le code]

L'église, dans son architecture actuelle, date de 1834.

Elle a intégré l'église primitive, romane du (XIIe siècle) qui est devenue la chapelle est du transept. On a découvert dans le chœur de cette chapelle de très belles fresques du XIIIe siècle classées à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Leur restauration a été achevée en 2002 grâce à l'action de l'Association pour la sauvegarde du patrimoine communal.

Le cul de four présente un Christ en majesté dans une mandorle, entouré des 4 évangélistes. Cet ensemble constitue, pour le département de la Loire l'un des rares témoins de la représentation du Christ tel qu'il apparaît dans l'art du Moyen Âge.

Dans les intrados des 3 fenêtres, figuraient des représentations de saints; malheureusement, elles ont pratiquement disparu, sauf un magnifique saint Philippe dans la fenêtre centrale.

Dans cette chapelle se trouve une statue en bois polychrome de St Bonnet (XVIIIe siècle) Au fond de l'église se trouve un groupe sculpté en bois représentant le baptême du Christ par saint Jean-Baptiste (XIXe siècle).

Dans le clocher de l'église, deux cloches sont classées, datées l'une de 1600 et l'autre de 1650.

La Madone, érigée en 1905[modifier | modifier le code]

A un quart d'heure de marche du centre du bourg, la madone surplombe le village. Le point de vue sur la plaine de la Loire et sur les monts de la Madeleine récompense l'effort nécessaire pour grimper la côte.

Le clocher du village Gaucher, au Biefs[modifier | modifier le code]

À la fin du XVe siècle, il semble que le village abritait une petite communauté de moines dépendant du prieuré d'Ambierle. Selon M. Le Bris, un pape concéda des indulgences pour la réparation d'une chapelle déjà ancienne.

En 1595, fut constituée officiellement la Communauté familiale agricole de St Jacques des Biefs entre les familles Jacquet, Pinet et Barret. L'ancêtre des Jacquet, Antoine, était surnommé Gaucher, d'où le nom du village. Cette communauté, qui dura jusqu'en 1777, fit construire, sur les ruines de l'ancienne chapelle, une église et un clocher attenant en 1757.

L'église fut incendiée en 1792 par les Révolutionnaires. Quant au clocher, toujours debout, il menace ruine et sa restauration devient urgente. Il serait dommage que ce témoin de notre patrimoine local disparaisse

Patrimoine communal[modifier | modifier le code]

Le lavoir municipal[modifier | modifier le code]

Dans le creux de la vallée de la Teyssonne, le lavoir, rénové en 2005, offre un cadre verdoyant et frais. Construit au bas du bourg, en 1898, il a été fonctionnel jusque dans les années 1950, date de l'apparition des premières machines à laver à St Bonnet.

Le clocheton de Chez Seroux[modifier | modifier le code]

Le clocheton de Chez Seroux est un exemple de petit clocher qui n'avait pas de vocation religieuse. Il servait autrefois à prévenir de l'arrivée des orages et aussi à appeler les habitants du voisinage en cas d'incendie. Il a été érigé en 1825 ou 1826; la cloche est datée de 1826.

Le mégalithe des Allemagnes[modifier | modifier le code]

Le mégalithe des Allemagnes est un bloc de granit taillé de 3,30 mètres de longueur, gravé d'une croix à une extrémité. Découvert sur les pentes de la Pierre du Charbonnier, il est, actuellement, couché en travers du ruisseau de Malgoutte et est dénommé, pour une obscure raison, Pont de l'Ours.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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