Gérald Tremblay
| Gérald Tremblay | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Maire de Montréal | |
| 1er janvier 2002 – 5 novembre 2012 | |
| Prédécesseur | Pierre Bourque |
| Successeur | Michael Applebaum (maire par intérim) |
| Président du Comité Exécutif | |
| 6 novembre 2009 – 6 avril 2011 | |
| Prédécesseur | Claude Dauphin |
| Successeur | Michael Applebaum (par intérim) |
| Maire de l'arrondissement Ville-Marie | |
| 1er novembre 2009 – 5 novembre 2012 | |
| Prédécesseur | Benoît Labonté |
| Successeur | Michael Applebaum (maire par intérim) |
| Ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie | |
| 11 octobre 1989 – 26 septembre 1994 | |
| Premier ministre | Robert Bourassa Daniel Johnson (fils) |
| Gouvernement | Gouvernement Bourassa Gouvernement Johnson (fils) |
| Biographie | |
| Date de naissance | 20 septembre 1942 |
| Lieu de naissance | Ottawa |
| Nationalité | Canada (Québec) |
| Parti politique | Parti libéral du Québec Union Montréal |
| Diplômé de | Université d'Ottawa, Harvard Business School |
| Profession | Avocat |
| Résidence | Montréal |
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Gérald Tremblay (né le 20 septembre 1942 à Ottawa) est un homme politique québécois. Ancien député et ministre dans le gouvernement de Robert Bourassa, chef du parti politique municipal de l'Équipe Tremblay - Union Montréal, il a été maire de la ville de Montréal du 1er janvier 2002 au 5 novembre 2012.
Sommaire |
Jeunesse et formation [modifier]
Gérald Tremblay est le fils de Georges A. Tremblay, notaire criminologue, et de Rollande Forest.
Licencié en droit de l'Université d'Ottawa en 1969 puis admis au Barreau du Québec en 1970, il est également titulaire d'une maîtrise en administration des affaires (MBA) de la Harvard Business School de Boston obtenue en 1972.
Carrière [modifier]
Professeur et chargé de cours à l'École des hautes études commerciales (HEC) de 1974 à 1977, il dirige une firme de conseil de 1977 à 1981, la Fédération des caisses d'entraide économique du Québec en 1981 et 1982, ainsi que diverses entreprises dans les secteurs de l'hôtellerie et de la vente au détail de 1982 à 1986. Il préside la Société de développement industriel de 1986 à 1989[1] et fut membre du conseil d'administration de la Caisse de dépôt et placement du Québec et d'Hydro-Québec. Il a également été[Quand ?] Gouverneur de l'Association des MBA du Québec.
Vie politique [modifier]
Élu député libéral d'Outremont en 1989, il est nommé ministre de l'Industrie, du Commerce et de la Technologie dans le cabinet Bourassa du 11 octobre 1989 au 11 janvier 1994 et dans le cabinet Johnson (fils) du 11 janvier au 26 septembre 1994. Réélu en 1994, il est nommé Président de la Commission de l'économie et du travail du 1er décembre 1994 jusqu'à sa démission le 15 avril 1996 : il retourne dès lors dans le monde des affaires (HEC, Monitor Company, Rolland, ainsi que diverses participations à des conseils d'administration). Il fut Président du 35e Mondial des Métiers de Montréal en 1999.
Profitant de la baisse de popularité de Pierre Bourque, responsable du projet de "méga-fusion" des 29 municipalités de l'île de Montréal en une seule entité, il est élu pour la première fois maire de Montréal aux élections municipales du 4 novembre 2001 grâce au soutien d'une coalition hétéroclite regroupant notamment des adversaires de cette unification. Il est réélu le 6 novembre 2005, à nouveau devant Pierre Bourque, la participation de 39,03 % enregistrée à cette occasion étant la plus faible de l'histoire de la ville.
Gérald Tremblay est réélu pour un troisième mandat le 1er novembre 2009, devant Louise Harel et Richard Bergeron. La campagne électorale 2009 a surtout porté sur l'éthique et la gouvernance dans la foulée du scandale des compteurs d'eau, et de collusion dans l'octroi de contrat en infrastructure.
Commission Charbonneau [modifier]
Le 1er octobre 2012, l'entrepreneur en construction Lino Zambito révèle à la Commission Charbonneau qu'un cartel mafieux de réfection des égouts, qui obtenait des contrats à la Ville de Montréal, versait une somme équivalente à 3 % de leur valeur au parti de Gérald Tremblay.
Le 30 octobre 2012, l'ex-organisateur du parti municipal Union Montréal implique le maire Tremblay dans des allégations de financement illégal en lien avec la mafia. Il soutient que Gérald Tremblay connaissait les pratiques douteuses de financement et qu'il avait tenu à préciser qu'il ne voulait être officiellement au courant de rien[2]. Ces déclarations provoquent une série de réactions négatives de la part de tous les porte-parole des partis politiques provinciaux. Tremblay annonce alors prendre quelques jours de repos.
Le 5 novembre 2012, il annonce sa démission comme maire de Montréal et quitte la vie publique[3]. « Je ne vous ai jamais trahi. Je souhaite ardemment qu'un jour on reconnaisse que je me suis battu, souvent seul, contre ce système[4] ».
Notes et références [modifier]
- http://ledevoir.com/politique/montreal/363216/gerald-tremblay-demissionne
- http://www.lapresse.ca/actualites/dossiers/commission-charbonneau/201210/30/01-4588430-financement-illegal-gerald-tremblay-veut-temoigner.php
- lapresse.ca 5 novembre 2012
- http://www.radio-canada.ca/regions/Montreal/2012/11/05/011-gerald_tremblay-demission-maire_de_montreal.shtml
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
Liens externes [modifier]
- Gérald Tremblay, Informations historiques, Assemblée nationale du Québec, février 2006. Consulté le 7 juin 2009.
- Gérard Therrien, « Derrière l'armure de toile », Qui magazine, 2013 [texte intégral] — Biographie de Gérald Tremblay.
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