USS Enterprise (CVN-65)

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36° 59′ 40″ N 76° 26′ 57″ O / 36.994472, -76.449126 ()

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USS Enterprise (CVN-65)
Image illustrative de l'article USS Enterprise (CVN-65)
Les croiseurs à propulsion nucléaire USS Bainbridge (CGN-25) et USS Long Beach (CGN-9) derrière l’USS Enterprise en 1964

Histoire
A servi dans Pavillon de l'United States Navy United States Navy
Quille posée
Lancement
Armé
Statut Retiré du service le 1er décembre 2012
Caractéristiques techniques
Type Porte-avions
Longueur 341,3 mètres hors tout
Maître-bau 78 m
Tirant d'eau 10,8 m
Déplacement 85 600 tonnes en pleine charge
Propulsion 8 réacteurs à eau pressurisée A2W, 4 turbines à vapeur, 4 hélices
Puissance 280 000 ch (210 MW)
Vitesse 33,6 nœuds
Caractéristiques militaires
Blindage 20 cm d'aluminium
Armement Fin de service : 2 lanceurs de missiles Sea Sparrow, 2 canons antiaérien de 20 mm Phalanx, 2 lanceurs de missile RAM
Aéronefs Années 2000 : 85 appareils : 4x escadron de F/A-18 Hornet, 4x EA-6 Prowler, 4x E-2 Hawkeye, 4x S-3 Viking, 8x UH-3 Sea King ou SH-60 Seahawk
Rayon d'action illimité
Autres caractéristiques
Équipage 5 600 hommes
Chantier naval Chantier naval Newport News Shipbuilding, Virginie et Drydock Company
Port d'attache Base navale de Norfolk
Indicatif Insigne de l'Enterprise
Coordonnées 36° 59′ 40″ N 76° 26′ 57″ O / 36.9945, -76.4491 ()36° 59′ 40″ Nord 76° 26′ 57″ Ouest / 36.9945, -76.4491 ()  

L’USS Enterprise (CVN-65) est le premier porte-avions à propulsion nucléaire de l'histoire.

Retiré du service le par l’US Navy, il était le huitième navire américain portant ce nom et le 65e navire de ce type — hors porte-avions d'escorte —.

Il demeure à ce jour (2013), le plus long porte-avions du monde, quoiqu'il soit surpassé en tonnage par les porte-avions de classe Nimitz.

Historique[modifier | modifier le code]

Deuxième navire de surface conçu avec une propulsion nucléaire après le USS Long Beach (CGN-9), sa construction fut rapide pour un navire de cette taille et de cette complexité. Mis sur cale le , il fut lancé le et rentré en service le .

L’Enterprise fut affecté à la Flotte de l'Atlantique à son entrée en service en 1961, puis à la Flotte du Pacifique en 1964. Depuis 1994, il fait de nouveau partie de la Flotte de l'Atlantique.

Le , il fut désigné pour servir de station de suivi et de mesure de la mission Friendship 7, qui accomplie par le lieutenant-colonel John H. Glenn Jr dans le cadre du programme Mercury, fut le premier vol orbital américain.

Il participe au blocus de Cuba lors de la crise des missiles de Cuba en octobre 1962.

L’USS Enterprise participa fin juillet 1964 à l’opération Sea Orbit, 1re force navale à propulsion nucléaire à effectuer un tour du monde sans assistance extérieure.

Il opérera durant la guerre du Viêt Nam, et d'autres opérations. Son aviation coulera des navires de la marine iranienne lors de la bataille des plates-formes pétrolières Sassan et Sirri de 1988. Il participera à la mise en œuvre de la zone d'exclusion aérienne au-dessus de la Bosnie-Herzégovine pendant l'opération Deny Flight ainsi qu'à celle au-dessus de l'Irak.

Son escadre aérienne embarqué effectuera 700 missions en 3 semaines lors de l'opération chassant les Talibans de Kaboul en 2001/2002.

Le , un F/A-18 Hornet a réalisé le 400 000e appontage mené à bien sur ce navire. Il est le quatrième porte-avions de l'US Navy à atteindre ce cap et le dernier à avoir été retiré du service.

Il a été retiré du service actif le à la base navale de Norfolk en Virginie après son 25e déploiement de près de huit mois en Méditerranée et dans le Golfe Persique.

Désarmement[modifier | modifier le code]

L’Enterprise qui est le premier porte-avions nucléaire à être désarmé l'a été jusqu'au . Le 20 juin 2013, il a été remorqué de la base navale de Norfolk au chantier naval de Newport News Shipbuilding (NNS) qui appartient à la société Huntington Ingalls Inc. chargée de l'inactivation du porte-avions.

Il s'agit de retirer le combustible nucléaire des 8 réacteurs du PA et de préparer son futur transfert vers son site de démantèlement. Le chantier naval a signé un contrat de 745 millions de dollars américains pour un travail d'une durée maximale de 5 ans ; si tout va bien, cette opération sera terminée en 2016[1].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Conçu pour avoir une durée de vie de 50 ans, il est surmotorisé avec huit réacteurs nucléaires (deux seulement pour les Nimitz et ses successeurs ainsi que pour le Charles de Gaulle), sa vitesse maximale dépasse les 34 nœuds officiels mais n'est utilisée qu'en cas d'urgence à cause des énormes vibrations qui risqueraient d'endommager les structures du navire.

Il dispose d'une piste oblique de 240 mètres, de quatre catapultes de 90 mètres de long. La superficie du pont d'envol extérieur dépasse les 20 000 m2. Il embarque 8 500 tonnes de carburant aviation et 1 500 tonnes de munitions, ce qui permet une autonomie de 12 jours d'opérations aériennes intensives sans ravitaillement. Il transporte du mazout dans ses ballasts pour pouvoir ravitailler d'autres navires.

Son coût de 451 millions de dollars US de l'époque étant beaucoup plus élevé que celui des porte-avions à propulsion conventionnelle, il resta l'unique exemplaire de sa classe et il fallut attendre les années 1970 pour voir apparaître d'autres porte-avions à propulsion nucléaire.

Incidents[modifier | modifier le code]

Avions en feu à bord de l’Enterprise

Le , comme durant l'accident de l'USS Forrestal deux ans auparavant, une roquette Zuni accrochée sous un F-4 détona à bord de l’USS Enterprise alors qu'il était au large d'Hawaï. Cela enclencha une série de huit explosions qui ont fait entre 24 ou 27 morts et 85 ou 120 blessés selon les sources. Quinze avions furent également détruits ou endommagés[2].

Interopérabilité[modifier | modifier le code]

Le lundi deux avions de combat Rafale, (les M12 et M13), et un avion de veille aérienne E2-C Hawkeye de l'aéronautique navale française ont apponté sur l’USS Enterprise, qui croisait au large de Toulon. Ce fut la première fois que des appareils étrangers réalisèrent un cycle complet sur un porte-avions américain. Cela permit de prouver l'interopérabilité entre les deux marines américaine et française. En effet des avions F-18 Hornet, E2-C Hawkeye et C-2 A Greyhound américains avaient déjà effectué plusieurs appontages en 2005 sur le porte-avions nucléaire français, le Charles de Gaulle[3].

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Les scènes d'appontages et de catapultages du film Top Gun et celles à l'intérieur d'un porte-avions dans Star Trek 4 : Retour sur Terre sont censées se passer sur l’Enterprise mais ont en fait été filmées sur le porte-avions USS Ranger (CV-61).

Comparaison de quelques-uns des plus grands navires.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Chapleau, « 745 millions de dollars pour "désactiver" l'USS Enterprise », sur Ouest-France,‎ 2 juillet 2013 (consulté le 5 juillet 2013)
  2. Cet extrait de film montre certains de ces événements. Le film peut aussi être vu sur ce site.
  3. (fr) Un F-18 apponte sur le Charles de Gaulle et un Rafale sur l'Eisenhower, Sécurité Européenne, 26 mai 2005

Lien externe[modifier | modifier le code]