Pet Sounds

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Pet Sounds

Album par The Beach Boys
Sortie 16 mai 1966
Enregistré 12 juillet 1965 ; 1er novembre 1965 - 13 avril 1966
Western, Gold Star & Sunset Sound Studios, Californie
Durée 36:25
Genre Rock psychédélique, pop baroque, pop psychédélique
Producteur Brian Wilson
Label Capitol T2458
Classement 10e (États-Unis)
Critique

Albums par The Beach Boys

Singles

  1. Caroline, No
    Sortie : 7 mars 1966
  2. Sloop John B
    Sortie : 21 mars 1966
  3. Wouldn't It Be Nice
    Sortie : 11 juillet 1966

Pet Sounds est le onzième album du groupe de rock américain The Beach Boys, sorti le 16 mai 1966 sur le label Capitol Records. L'album est souvent considéré comme l'un des plus influents de l'histoire de la musique pop, et comme l'un des meilleurs, avec des chansons comme Wouldn't It Be Nice ou God Only Knows. Pet Sounds est essentiellement un projet solo de Brian Wilson, créé après que Wilson a arrêté les tournées avec le groupe pour se concentrer sur l'écriture et l'enregistrement. L'album est marqué par des harmonies vocales mêlées d'effets sonores et d'instruments moins conventionnels en plus des claviers et guitares : sonnettes de bicyclettes, orgues, clavecins, flûtes, accordéon, harmonica basse, hautbois, Theremin, sifflet pour chien, instruments à cordes de type hawaïens et aussi des cannettes de Coca-Cola et des aboiements de chien[2],[3],[4].

Bien que Pet Sounds soit considéré comme l'un des albums les plus importants de tous les temps, il ne fut pas certifié disque d'or à sa sortie, n'ayant atteint « que » la 10e position dans le Billboard 200[5]. Un album précurseur du rock psychédélique alors émergent, Pet Sounds est acclamé et imité pour son instrumentation baroque, spectaculaire et innovante[6]. Il a été classé à la 1re place de plusieurs listes de magazines musicaux des meilleurs albums de tous les temps, tels que New Musical Express, The Times et Mojo Magazine[7],[8],[9]. Dans la liste des 500 plus grands albums de tous les temps selon Rolling Stone, il est classé à la 2e place derrière Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles[10].

Contexte[modifier | modifier le code]

La chanson Sloop John B est antérieure de quelques mois à l'enregistrement du reste de l'album, mais elle a constitué un moment décisif dans le développement de l'album. C'est une chanson populaire caribéenne que le membre du groupe Al Jardine a proposé à Wilson[11],[12]. Wilson enregistra un playback le 12 juillet 1965, mais après y avoir ajouté une première prise vocale, il mit la chanson de côté pour quelque temps, afin de se concentrer sur ce qui devint leur album suivant, le faux live Beach Boys' Party!, publié pour satisfaire à une obligation contractuelle qui leur imposait de sortir un nouvel album pour le marché à Noël 1965. Ce qui devait devenir l'album Pet Sounds ne pouvait pas être achevé pour Noël 1965.

Le véritable déclic pour Pet Sounds est venu avec la version américaine de l'album Rubber Soul des Beatles, sorti en décembre à temps pour le marché de Noël (la version de l'album était modifiée par rapport à la version anglaise de Rubber Soul pour mettre en valeur le côté folk rock de l'album dont la critique attribuait la paternité à Bob Dylan ou The Byrds).

Wilson a témoigné des premières impressions laissées par cet album révolutionnaire : « Je n'étais vraiment pas préparé à l'unité. On aurait dit que tout allait ensemble. Rubber Soul constituait un ensemble de chansons... qui allaient ensemble d'une façon encore jamais vue dans un album auparavant, et j'ai été très impressionné. Je me suis dit « C'est ça. Je suis vraiment mis au défi de faire un grand album[13]. » »

Wilson trouva que Rubber Soul était rempli de chansons toutes aussi originales. Inspiré, il se précipita pour voir sa femme et déclara : « Marilyn, je vais faire le meilleur album ! Le meilleur album de rock de tous les temps [14]! » Début janvier 1966 Wilson contacta Tony Asher, un jeune parolier et concepteur-rédacteur ayant travaillé sur des jingles publicitaires, et que Brian avait rencontré dans un studio d'enregistrement de Hollywood quelques mois plus tôt[15]. Dans les dix jours, ils travaillèrent ensemble. Wilson lui passa de la musique qu'il avait enregistré, ainsi qu'une cassette du playback final pour un morceau avec le titre de travail In My Childhood ; la chanson avait déjà des textes, mais Wilson refusa de les montrer à Asher, qui emporta la musique et écrivit de nouveaux textes. Le résultat fut finalement renommé You Still Believe in Me et la qualité du morceau permit de convaincre Wilson que Tony Asher était le partenaire qu'il recherchait.

« La teneur générale des textes était toujours la sienne, témoigna plus tard Asher, et le choix des mots m'était délégué. Je n'étais vraiment que son interprète[16]. »

Écriture et composition des chansons[modifier | modifier le code]

La plupart des chansons de cet album ont été écrites entre décembre 1965 et janvier 1966 avec la participation de Tony Asher. Cependant, I Know There's an Answer a été coécrite par un autre nouvel associé, Terry Sachen[17].

Mike Love est crédité comme coauteur des paroles de Wouldn't It Be Nice et de I Know There's an Answer. Cependant, si l'on excepte sa participation à I'm Waiting for the Day[17], dont le copyright avait d'abord été déposé par Wilson seul en février 1964, on estime que ses contributions à l'album ont été minimes. Le niveau exact de sa participation à Wouldn't It Be Nice reste flou, mais sous serment devant un tribunal, Tony Asher a déclaré qu'il s'agissait juste de la ligne « Good night my baby/Sleep tight, my baby[17]. »

Mike Love en 1966. Love est le membre du groupe qui montra le plus de réticences à la nouvelle direction musicale prise par Brian Wilson.

Le nouveau son de Wilson (et les textes d'Asher) décontenancèrent Love, tout comme Dennis Wilson et Al Jardine, à leur retour d'Asie pour l'enregistrement de leurs paroles. Mais Love fut tout particulièrement perplexe devant l'abandon total par Wilson de la formule « belles voitures, jolies filles et plages ensoleillées » qui avait permis au groupe de faire tous leurs tubes jusqu'alors[réf. nécessaire].

La forte opposition de Love au titre original de la chanson I Know There's an Answer, d'abord appelée Hang On to Your Ego, et son insistance à le changer et à réécrire la chanson en partie auraient constitué l'essentiel de sa contribution à celle-ci. Les paroles d'origine créèrent une tension au sein du groupe. Love s'exprima sur le sujet : « Je savais que Brian avait commencé à essayer le LSD et d'autres drogues psychédéliques. À l'époque, le jargon de la drogue clamait que certaines doses de LSD pourraient faire éclater votre Égo, comme s'il y avait là quelque chose de positif... Je n'avais pas envie de prendre de l'acide ou de me débarrasser de mon Égo. » Jardine déclara que la décision de modifier le texte vint finalement de Wilson : « Brian était très préoccupé. Il voulait notre opinion sur le sujet. Pour être honnête, je ne suis pas certain que nous savions même ce qu'était un Égo... Finalement, Brian déclara « Oubliez ça. Je change le texte. Ça fait trop de problèmes. » » Terry Sachen, coauteur des paroles révisées de la chanson, était le road manager du groupe en 1966[18],[19].

L'album comprend deux instrumentaux sophistiqués, le nostalgique Let's Go Away for Awhile (dont le titre de travail comprenait un complément entre parenthèses, And Then We'll Have World Peace[17],[20]) et le morceau surf rock cuivré et hésitant, Pet Sounds (intitulé à l'origine Run James, Run, avec l'idée de l'offrir pour être utilisé dans un film de James Bond). Le sous-titre de Let's Go Away for Awhile était un slogan provenant de l'album comique préféré de Wilson, How to Speak Hip (1959) de Del Close & John Brent (sur lequel Wilson s'exprime dans une chute de l'album disponible dans le coffret Pet Sounds). Les deux morceaux devaient servir de playback pour des chansons existantes, mais lorsque l'album fut presque complet, Wilson décida que les chansons fonctionnaient mieux sans texte et les laissa sous forme instrumentale. Un troisième instrumental, Trombone Dixie, fut enregistré, mais demeura inédit jusqu'à son inclusion dans la réédition CD remasterisée de 1990.

Enregistrement[modifier | modifier le code]

Alors que l'écriture était déjà bien avancée, Wilson commença à travailler rapidement de janvier à début février 1966, enregistrant six playbacks pour les nouvelles chansons. Lorsque les autres Beach Boys revinrent d'une tournée de trois semaines au Japon et à Hawaï, Wilson leur présenta une partie déjà conséquente d'un nouvel album, dont la musique était par bien des aspects radicalement différente de leur travail jusque-là[21]. Asher et Wilson ont tous deux mentionné qu'il y eut des réticences au projet au sein du groupe, mais à ce moment-là, l'enthousiasme de Wilson pour ce nouvel album permit de convaincre les autres membres[16]. Les playbacks de Pet Sounds furent enregistrés sur une période de quatre mois dans les studios d'enregistrement les plus importants de Los Angeles (Gold Star Studios, Western Studios et Sunset Sound), avec un panel de musiciens de studio très en vue, comprenant le guitariste jazz Barney Kessel, la bassiste Carol Kaye et le batteur Hal Blaine. Brian Wilson produisit, arrangea, écrivit ou coécrivit tous les morceaux de l'album.

Brian Wilson en 1966, à l'époque de l'enregistrement de l'album.

Wilson avait développé ses techniques de production sur plusieurs années, les portant à leur zénith lors de l'enregistrement de l'album de fin 1965 à début 1966. L'approche de Wilson était par certains aspects une version développée et affinée de la technique du « Wall of Sound » créée par son mentor Phil Spector. Grâce aux nouveaux magnétophones Ampex huit-pistes, Wilson produisit des morceaux d'une grande complexité avec les musiciens du « Wrecking Crew[22]. »

La méthode de production typique de Wilson sur Pet Sounds consistait à enregistrer les playbacks instrumentaux de chaque chanson au cours d'une seule session avec l'ensemble des musiciens sur des magnétophones quatre-pistes. Son ingénieur du son Larry Levine a déclaré que Wilson mixait généralement les playbacks en direct pendant qu'ils étaient enregistrés, avant de les transférer sur des magnétophones huit-pistes[23]. Comme Spector, Wilson était un pionnier de l'idée que le studio était un instrument en soi, exploitant de nouvelles combinaisons de sons provenant de l'utilisation de plusieurs instruments électriques et de plusieurs voix dans un ensemble et en les combinant avec l'écho et la réverbération. Il doubla souvent les lignes de basse, de guitare et de clavier, les mélangeant avec la réverbération et y ajoutant des instruments moins courants[24].

Bien que l'autodidacte Wilson ait souvent déjà pensé à l'intégralité de l'arrangement dans sa tête à l'avance (qu'il faisait généralement sténographier par un de ses musiciens studio pour l'ensemble du groupe), des enregistrements ayant survécu de ces sessions indiquent qu'il était très ouvert aux suggestions des musiciens, prenant en compte leur opinion et intégrant même parfois des « erreurs » si elles offraient un aspect intéressant, voire utile[réf. nécessaire].

Malgré l'existence d'enregistrements multipistes complexes, Wilson mixait toujours les enregistrements en mono, comme le faisait Phil Spector. Il le faisait pour plusieurs raisons ; l'une d'entre elles était qu'il trouvait que la mastérisation en mono offrait plus de contrôle sur le son pour se faire une idée du résultat que l'auditeur écouterait, indépendamment du placement des haut-parleurs et de la qualité de la sono.

Il était également influencé par le fait qu'à l'époque, la radio et la télévision étaient diffusées en mono, et que l'essentiel des radios portatives, des autoradios et des lecteurs étaient encore en mono. Une autre raison plus personnelle pour cette préférence de Wilson était qu'il est presque totalement sourd de l'oreille droite, surdité que la rumeur attribuait à une blessure d'enfance au tympan causée par les coups de son père Murry Wilson, réputé pour sa violence. Cependant, Brian Wilson prétend qu'il est né sourd de cette oreille[25].

Ces playbacks furent donc ensuite mixés sur une seule piste sur des magnétophones huit-pistes (au Columbia Studio, le seul de Los Angeles disposant d'un huit-pistes à l'époque), et bien que des subtilités de l'arrangement furent couvertes par les riches harmonies vocales du groupe, l'arrangement interagissait avec le chant. Cet enregistrement mono signifiait qu'un mixage stéréo ne pouvait être réalisé. La surdité partielle de Wilson le rendait indifférent au stéréo et il fallut attendre l'arrivée de l'époque numérique pour que l'on puisse combiner les pistes instrumentales et vocales et réaliser une édition stéréo véritable[26]. Six des sept pistes restantes du magnétophone étaient en général réservées au chant de chacun des Beach Boys (le groupe de cinq membres bénéficiait à l'époque souvent de l'ajout de Bruce Johnston, qui en devint membre permanent plus tard). La dernière piste était utilisée pour des raffinages, comme l'ajout de chants ou d'instruments supplémentaires.

Wilson revint en studio avec le groupe de session le 17 février 1966 pour réaliser les premières prises d'un nouveau morceau, Good Vibrations[16]. Autour du 23 février, Wilson envoya à Capitol Records une première liste des morceaux du nouvel album, qui comprenait Sloop John B et Good Vibrations. La présence de Sloop John B contredit la croyance longtemps répandue que le morceau avait été ajouté de force par Capitol Records pour avoir un tube sur l'album, à l'époque le single de Sloop John B ne devait pas sortir avant plusieurs semaines[16],[27].

Wilson passa le mois de février et une partie du mois de mars à raffiner les playbacks de l'album. En mars, il réalisa un nouvel enregistrement de Good Vibrations avec un Thérémine, le dernier, mais pourtant à la surprise des autres membres du groupe il choisit de ne pas l'intégrer à Pet Sounds, déclarant que le morceau ne collait pas avec le reste de l'album et qu'il voulait de toute manière le perfectionner encore afin de l'intégrer à un album futur[28]. Al Jardine déclara à ce sujet : « À ce moment-là, on pensait tous que Good Vibrations serait sur l'album, mais Brian choisit de l'écarter. C'était un choix personnel de sa part, on avait un avis différent mais nous lui laissâmes la décision finale[16]. »

Le mois de mars et début avril furent consacrés à l'enregistrement des derniers playbacks et des pistes vocales, ce qui représenta le travail le plus exigeant entrepris par le groupe jusqu'alors. Mike Love déclara à ce sujet : « On a travaillé et retravaillé les harmonies et, s'il y avait le moindre soupçon d'une note trop aiguë ou d'un bémol, ça ne passait pas. On a dû le refaire jusqu'à ce que ce soit bon. [Brian] cherchait les nuances les plus subtiles qu'on puisse imaginer. Chaque voix devait être exacte, chaque voix et sa résonance et sa tonalité devaient être exactes. Le timing devait être exact. Le timbre des voix devait être correct, selon son ressenti. Et il pouvait, le lendemain, tout jeter et on devait tout refaire de zéro[réf. nécessaire]. »

Concept[modifier | modifier le code]

Plusieurs des disques sortis en 1966 étaient considérés comme des « concept albums » dans le sens qu'ils présentaient des chansons liées par leur thème, et encouragèrent d'autres musiciens à utiliser le format album de cette manière. Pet Sounds est un reflet de l'état d'esprit de Wilson à l'époque (et une inspiration majeure de Paul McCartney)[29]. Bien que l'album présente un thème commun du point de vue des émotions, Wilson et Asher ont plusieurs fois répété qu'il ne présentait pas de narration spécifique. Cependant, Wilson concède qu'on peut considérer Pet Sounds comme un « concept album » de par la manière dont il a été produit et structuré[4]. Ses chansons racontent l'histoire d'une relation tumultueuse, reflet de la vision de Wilson sur le passage difficile de l'enfance à l'âge adulte dans l'Amérique des années 1960, la nature excitante mais fugace de l'amour, et l'attente d'un futur meilleur[réf. nécessaire].

Titre et pochette[modifier | modifier le code]

L'entrée du zoo de San Diego, où a été prise la photo servant de couverture à l'album.

L'origine et la signification du titre de l'album, Pet Sounds, restent incertaines. À un moment donné, Brian Wilson déclara que le titre rendait hommage à Phil Spector, par le biais de ses initiales[30]. Carl Wilson déclara plus tard au sujet du titre : « Son idée était que tout les gens ont ces sons qu'ils adorent, et qu'il s'agissait d'une collection de « ses sons domestiques. » Ça a été dur de penser à un titre pour l'album, parce qu'on ne pouvait sûrement pas l'appeler Shut Down Vol. 3[réf. nécessaire]. »

Mike Love a également prétendu être à l'origine du titre : « On se trouvait dans le couloir de l'un de ces studios d'enregistrement, Western ou Columbia, et on n'avait pas de titre. On avait pris ces photos au zoo et... Il y avait des sons d'animaux sur l'enregistrement, et on se disait, et bien, que c'est notre musique favorite de l'époque, alors j'ai dit, pourquoi on l'appellerait pas Pet Sounds [16]? »

En Australie, l'album sortit sous le titre The Fabulous Beach Boys sur le label Music for Pleasure[réf. nécessaire].

Le 15 février, le groupe visita le zoo de San Diego pour prendre les photos pour la couverture du nouvel album, qui s'appelait déjà Pet Sounds[16],[21]. George Jerman est crédité comme l'auteur de la photo de la pochette[31]. Selon le livret de l'album, les photos des Beach Boys nourrissant des chèvres étaient un jeu de mots sur le titre, Pet Sounds.

Réception et influence[modifier | modifier le code]

Réception commerciale[modifier | modifier le code]

Pet Sounds et ses singles, n'ont pas eu énormément de succès aux États-Unis, mais en ont connu plus au Royaume-Uni. L'image montre Here Today en face B de Darlin'.

L'album fut terminé à la mi-avril et présenté à Capitol Records, pour une sortie officielle le 16 mai 1966. L'album ne rencontra pas le succès espéré par Wilson, atteignant au maximum la dixième position du hit-parade américain[32]. Pet Sounds rencontra son plus grand succès au Royaume-Uni, atteignant la deuxième position du hit-parade[33]. Son succès dans ce pays s'expliqua notamment par un soutien appuyé de l'industrie musicale britannique. Paul McCartney a fréquemment évoqué l'influence de l'album sur les Beatles. Bruce Johnston a également souvent mentionné qu'il s'envola pour Londres en mai 1966 et passa l'album à John Lennon et Paul McCartney[34]. Par contre, bien qu'il ait été dit que le manager des Rolling Stones, Andrew Oldham, a soutenu Derek Taylor pour publier des publicités non demandées par le label vantant l'album dans la presse musicale britannique, une revue de la presse pop britannique de 1966 n'a pas permis de retrouver de telles publicités[35],[36].

Le premier single de l'album, Caroline, No parut au nom de Brian Wilson en solo. Le single atteint la 32e place du hit-parade américain[37]. Sloop John B connut le plus de succès, atteignant la troisième place du hit-parade américain[37] et la deuxième place du hit-parade britannique[33]. Wouldn't It Be Nice atteint la huitième place aux États-Unis[37], mais sa face B, God Only Knows, n'atteint que la 39e place aux États-Unis[37]. Cependant, au Royaume-Uni ou les deux faces avaient été inversées, God Only Knows atteint la deuxième place[33]. Here Today sortit plus tard en face B de Darlin' et Let's Go Away for Awhile sortit en face B de Good Vibrations.

Tout comme Beach Boys' Party! avant lui, Pet Sounds ne fut pas certifié disque d'or à sa sortie aux États-Unis, ce qui déçut profondément Brian Wilson. La responsabilité de cet échec a essentiellement été imputée à Capitol Records, qui n'a pas soutenu l'album aussi fortement que les sorties précédentes du groupe[15]. L'album ne fut certifié disque d'or, puis de platine, qu'en 2000[38].

Le journaliste David Waist estime que l'échec de l'album auprès des fans du groupe vient du fait que ceux-ci n'étaient pas préparés à accepter un album très orchestré, aux mélodies complexes et aux textes recherchés, alors que jusqu'à présent le groupe composait des chansons uniquement destinées à un public adolescent. Le fait que l'album constitue un changement radical sans lien avec leur travail antérieur repoussa les fans du groupe[39].

Rééditions[modifier | modifier le code]

L'album fut réédité au format CD en 1990 (en version mono) avec trois pistes bonus : Unreleased Backgrounds (en fait une section vocale non utilisée de Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder)), Hang On to Your Ego (la version originale de I Know There's an Answer) et Trombone Dixie, toutes inédites[40].

En 1997, Capitol publia le coffret The Pet Sounds Sessions qui comprenait la version mono originale, la première version stéréo et trois disques de chutes et de répétitions[41]. Le mixage stéréo a été publié au format vinyle et CD en 1999. L'édition CD actuelle de l'album comprend la version mono d'origine, suivie de Hang On to Your Ego en piste bonus, et l'album en stéréo[41].

Lors de la tournée solo de 2002 de Brian Wilson, l'intégrale de l'album fut jouée à plusieurs reprises. Des enregistrements furent publiés sur l'album Pet Sounds Live[42].

Le 29 août 2006, une édition 40e anniversaire fut publiée. Cette nouvelle version comprend une remastérisation du mixage mono, des mixage DVD (en son stéréo et Surround) et un documentaire « Making of[43]. » L'album a été édité au format boîtier cristal normal et en édition deluxe dans un boîtier vert spécial. Une album vinyle double en édition limitée a également été publiée, avec un disque jaune comprenant le mixage mono et un disque vert comprenant le mixage stéréo.

Le 2 septembre 2008, Capitol a publié une version vinyle simple reproduisant exactement l'édition d'origine (y compris l'intérieur) avec le mixage mono d'origine sur un vinyle 180 grammes[44].

Réception critique[modifier | modifier le code]

Bien qu'il n'ait pas été un grand succès commercial, Pet Sounds a commencé à avoir une influence dès le jour de sa sortie[45]. Au Royaume-Uni, l'album fut accueilli avec enthousiasme, engrangeant les hommages des stars du rock de l'époque et de la presse musicale, qui déclara que l'album comprenait certaines des « plus grandes et des plus impressionnantes mélodies, avec des textes très spirituels[46]. »

L'album permit aux Beach Boys d'être désigné meilleur groupe de l'année dans un sondage de la revue New Musical Express, devant les Beatles notamment[47].

Aujourd'hui, la critique musicale dans son ensemble considère l'album comme le meilleur du groupe et l'un des meilleurs des années 1960, déclarant que l'album était d'un tel niveau que son contenu musical n'avait pas encore été apprécié dans toute son étendue[48].

D'autres artistes ont également vanté l'album. Les Beatles, par exemple, ont déclaré que l'album avait eu une grande influence sur leur album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band[49]. Leur producteur George Martin a déclaré que « sans Pet Sounds il n'y aurait pas eu Sgt. Pepper, affirmant également que Sgt. Pepper n'a été qu'une tentative pour atteindre le niveau de Pet Sounds[50]. » Paul McCartney a plusieurs fois déclaré que Pet Sounds était son album préféré (et que God Only Knows était sa chanson préférée), refermant un cercle ayant commencé par l'influence des Beatles sur Wilson. McCartney a déclaré : « C'est Pet Sounds qui m'a fait sortir la tête de l'eau. J'aime tant cet album. Je viens d'acheter une copie pour chacun de mes enfants pour leur éducation... Je pense que personne ne peut dire qu'il a reçu une éducation musicale avant d'avoir entendu cet album... [...] C'est peut-être aller loin de dire que c'est le classique du siècle... Mais pour moi c'est certainement un album classique absolu qui ne peut être dépassé sous bien des aspects... Je me suis souvent passé Pet Sounds et je me suis mis à pleurer. Je l'ai tellement passé à John [Lennon] que ça a dû être difficile pour lui d'échapper à son influence... C'était l'album de son époque. [...] God Only Knows est une de mes favoris... Forte en émotions, qui me prend toujours un peu à la gorge, celle-ci. Sur You Still Believe in Me, j'aime cette mélodie, elle me tue[51]... »

D'autres artistes ont présenté l'album comme un classique. Eric Clapton a dit que « nous tous, Ginger Baker, Jack Bruce et moi considérons Pet Sounds comme l'un des meilleurs albums pop jamais faits. Il couvre tout ce qui m'a jamais touché[52]. » Elton John a déclaré que « pour moi, dire que j'ai été captivé serait bien en dessous de la vérité. Je n'avais jamais entendu des sons aussi magiques, aussi bien enregistrés. Il a sans aucun doute changé l'approche que j'avais, et celle de nombreux autres, du processus d'enregistrement. C'est un album intemporel et surprenant, d'un génie et d'une beauté incroyables[43],[53]. » Roger Waters a mentionné qu'avec Sgt Pepper, Pet Sounds « a complètement changé mon approche des albums[54]. »

Parmi les anciens Beach Boys, Carl Wilson a déclaré : « C'était tellement plus qu'un album ; il avait une telle puissance spirituelle. Je ne me suis pas lancé dedans pour faire un nouveau Top Ten. Ça voulait dire bien plus que ça[55]. » Même Mike Love, qui s'était opposé à l'album à l'origine, concéda lors d'une interview que selon lui, le meilleur album des Beach Boys était Pet Sounds[56].

Impact sur Brian Wilson[modifier | modifier le code]

À cause du manque de succès commercial de Pet Sounds, Brian Wilson ressentit une profonde déception, l'incitant à commencer à expérimenter avec davantage de drogues, avec un effet négatif sur son travail ultérieur[57]. Dans une tentative de faire mieux que l'album Pet Sounds[49], Wilson commença à travailler sur son nouveau projet, SMiLE, cependant, du fait de ses problèmes de drogue et du manque de soutien du reste du groupe et du label, Wilson abandonna ce nouveau projet. Un autre facteur important, selon un documentaire sur SMiLE, fut la sortie de Strawberry Fields Forever, le nouveau single des Beatles aux États-Unis. Brian écouta la chanson alors qu'il roulait dans sa voiture et fut si impressionné qu'il dut arrêter la voiture pour l'écouter, à la fin de la chanson il déclara à la personne l'accompagnant que les Beatles avaient réussi ce qu'il cherchait à faire dans sa conception de SMiLE[58].

Influence[modifier | modifier le code]

Selon le site Acclaimedmusic.net [59], l'album est premier sur la liste des albums les plus acclamés de tous les temps par la critique.

En 1995, presque trente ans après sa sortie, un panel de musiciens, de compositeurs et de producteurs réunis par le magazine britannique Mojo l'a élu « plus grand album jamais créé ». Dans la liste des « 100 meilleurs albums » du New Musical Express, il est arrivé no 1. En 1997, Pet Sounds a été nommé 33e meilleur album de tous les temps dans un sondage britannique réalisé par HMV, Channel 4, The Guardian et Classic FM[60]. En 2006, les lecteurs de Q magazine l'ont élu 12e meilleur album de tous les temps ; des critiques du magazine allemand Spex l'ont élu meilleur album du XXe siècle ; en 2001 la chaîne télévisée VH1 l'a placé 3e.

Le magazine Rolling Stone l'a, en 2003, déclaré « deuxième meilleur album de tous les temps », juste après Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Il est également inclus dans l'ouvrage Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie[61]. En 2004, l'album a fait partie de 50 albums choisis par la Bibliothèque du Congrès américain pour être ajoutés au Registre national des enregistrements. En 2006, l'album a été choisi par le magazine TIME comme l'un des 100 meilleurs albums de tous les temps[62]. L'album a inspiré des groupes de rock progressif et le magazine Classic Rock l'a intégré à sa liste de 50 albums qui ont créé le rock progressif[63],[64].

En novembre 2004, le magazine Rolling Stone dans sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps a inclus trois chansons provenant de Pet Sounds : God Only Knows à la 25e position, Caroline, No à la 211e position et Sloop John B à la 271e position[65].

Hommages[modifier | modifier le code]

Pet Sounds a inspiré un certain nombre d'albums hommage tels que Do It Again A Tribute To Pet Sounds par Patrick Wolf. De nombreuses chansons de Pet Sounds sont apparues sur des albums hommage aux Beach Boys ou à Brian Wilson comme Making God Smile de Sixpence None the Richer et Smiling Pets de divers artistes comprenant Thurston Moore de Sonic Youth[66]. Il y a aussi des hommages parodiques à Pet Sounds tels que Punk Sounds de The Huntingtons[67]. Il y a eu des mashups comme Sgt. Petsound's Lonely Hearts Club Band mélangeant Pet Sounds et Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles. Il a été publié sous le pseudonyme « The Beachles[68]. » Le groupe folk de Seattle Fleet Foxes a souvent rendu hommage à l'album en concert[69]. Simon Neil du groupe écossais Biffy Clyro a la ligne « God only knows what I'd be without you » tatouée sur sa poitrine en hommage à la chanson et à sa femme Francesca. Il s'agit de la première chanson sur laquelle ils ont dansé[70],[71]. Une chanson intitulée Caroline, Yes se trouve sur l'album Employment (2005) des Kaiser Chiefs en référence à Caroline, No[72].

Titres[modifier | modifier le code]

Face 1[modifier | modifier le code]

No Titre Auteur(s) Chant principal Durée
1. Wouldn't It Be Nice Brian Wilson, Tony Asher, Mike Love B. Wilson et Love 2:25
2. You Still Believe in Me Brian Wilson, Tony Asher B. Wilson 2:31
3. That's Not Me Brian Wilson, Tony Asher Love et B. Wilson 2:28
4. Don't Talk (Put Your Head on My Shoulder) Brian Wilson, Tony Asher B. Wilson 2:53
5. I'm Waiting for the Day Mike Love, Brian Wilson B. Wilson 3:05
6. Let's Go Away for Awhile Brian Wilson instrumental 2:18
7. Sloop John B traditionnel, arrangement : Brian Wilson, Al Jardine (non crédité) B. Wilson et Love 2:58

Face 2[modifier | modifier le code]

No Titre Auteur(s) Chant principal Durée
8. God Only Knows Brian Wilson, Tony Asher Carl Wilson 2:51
9. I Know There's an Answer Brian Wilson, Terry Sachen, Mike Love Love, Jardine et B. Wilson 3:09
10. Here Today Brian Wilson, Tony Asher Love 2:54
11. I Just Wasn't Made for These Times Brian Wilson, Tony Asher B. Wilson 3:12
12. Pet Sounds Brian Wilson instrumental 2:22
13. Caroline, No Brian Wilson, Tony Asher B. Wilson 2:51

Pistes bonus Réédition CD 1990[modifier | modifier le code]

No Titre Auteur(s) Chant principal Durée
14. Unreleased Backgrounds Brian Wilson The Beach Boys 0:50
15. Hang On to Your Ego Brian Wilson, Terry Sachen, Mike Love B. Wilson 3:18
16. Trombone Dixie Brian Wilson instrumental 2:53

Piste bonus Réédition CD 2001[modifier | modifier le code]

No Titre Auteur(s) Chant principal Durée
14. Hang On to Your Ego Brian Wilson, Terry Sachen, Mike Love B. Wilson 3:20

Personnel[modifier | modifier le code]

La majorité des informations concernant le groupe, les musiciens de session et les ingénieurs proviennent des contrats des syndicats de musicien, de sources web et de livres mentionnant des informations sur l'album. Aussi, certaines manquent de précision et restent incertaines. De plus, bien que les contrats comprennent les dates des sessions, les titres des chansons et les heures de réservation, leur précision n'est pas absolue, et les dates présentes sur les contrats ont souvent été modifiées pour satisfaire les exigences des syndicats. Les informations présentes dans cette section proviennent de Russ Waspensky[73], Laura Tunbridge[4] et Brad Elliott[17], sauf indication contraire.

The Beach Boys[modifier | modifier le code]

Musiciens de session[modifier | modifier le code]

L'astérisque (*) indique les instruments dont la présence sur l'album est incertaine.

Production[modifier | modifier le code]

  • Ralph Balantin : ingénieur du son
  • Bruce Botnick : ingénieur du son
  • Chuck Britz : ingénieur du son
  • H. Bowen David : ingénieur du son
  • Larry Levine : ingénieur du son

Positions dans les hits-parades[modifier | modifier le code]

Album[modifier | modifier le code]

Année Classement Position
1966 Billboard 200[32] 10
1966 UK Albums Chart[77] 2
1972 Billboard 200[32] 50
1990 Billboard 200[32] 162
2001 Top Internet Albums[32] 24

Singles[modifier | modifier le code]

Date Chanson Positions[78],[77] Numéro de catalogue
Drapeau des États-Unis Drapeau du Royaume-Uni Drapeau de l'Australie Drapeau des Pays-Bas Drapeau de la Norvège Drapeau de la Nouvelle-Zélande
mars 1966 Sloop John B / You're So Good to Me 3 2 1 1 Capitol 5602
juillet 1966 Wouldn't It Be Nice /
God Only Knows
8
39

2
2

11

6
12
Capitol 5706
octobre 1966 Good Vibrations / Let's Go Away For Awhile 1 1 2 4 1 Capitol 5676
décembre 1967 Darlin' / Here Today 19 11 21 10 Capitol 2068

Notes et références[modifier | modifier le code]

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  2. Mike Cobley, « Brighton Beach Boys: 'Getting Better' All The Time! », The Brighton Magazine,‎ 9 septembre 2007 (consulté le 3 mars 2009)
  3. « Critique de Pet Sounds par Richie Unterberger », Allmusic
  4. a, b et c Laura Tunbridge, The Song Cycle (Cambridge University Press, 2011), ISBN 0-521-72107-5, p. 173.
  5. « Pet Sounds Billboard charts », Allmusic
  6. « British Psychedelia », Allmusic (consulté le 07 juin 2011)
  7. « New Musical Express Writers Top 100 Albums », NME,‎ 2 octobre 1993 (consulté le 3 mars 2009)
  8. « The 100 Greatest Albums Ever Made », Mojo (consulté le 3 mars 2009)
  9. « The Times All Time Top 100 Albums », The Times (consulté le 3 mars 2009)
  10. « 500 Greatest Albums of All Time: The Beach Boys, 'Pet Sounds' », Rolling Stone
  11. The Pet Sounds Sessions: "The Making Of Pet Sounds" pages 25-26 du livret
  12. Richie Unterberger, « Great Moments in Folk Rock: Lists of Aunthor Favorites », richieunterberger.com (consulté le 26 janvier 2011)
  13. (en) Robert Stevens, « An Evening with Brian Wilson: The Palace Theatre in Manchester, England—September 23, 2007 », wsws.org,‎ 24 octobre 2007 (consulté le 3 mars 2009)
  14. (en) Peter Ames Carlin, Catch a Wave : The Rise, Fall, & Redemption of the Beach Boys' Brian Wilson, New York, Rodale Books,‎ 2006 (ISBN 978-1-59486-320-2)
  15. a et b Larry Katz, « Apoteosis de Pet Sounds », Entertainment News Service,‎ 25 janvier 1998 (consulté le 3 mars 2003)
  16. a, b, c, d, e, f et g Livret de Pet Sounds et liner notes
  17. a, b, c, d, e et f Brad Elliott, « Pet Sounds Track Notes », beachboysfanclub.com,‎ 31 août 1999 (consulté le 3 mars 2009)
  18. (en) John Tobler, Brian Wilson and The Beach Boys : The Complete Guide to Their Music, Omnibus Press,‎ 2004 (ISBN 1-84449-426-8, lire en ligne), p. 50
  19. (en) David Stuart Ryan, John Lennon's secret (ISBN 0-905116-08-9), p. 139
  20. Tobler 2004, p. 49
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  23. (en) Virgil Moorefield, The producer as composer : shaping the sounds of popular music, MIT Press,‎ 2005 (ISBN 0-262-13457-8), p. 18
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  25. (en) Scott Schinder, Icons of Rock : An Encyclopedia of the Legends Who Changed Music Forever, Santa Barbara, CA, Greenwood Press,‎ 2007
  26. David Leaf, Booklet notes, Pet Sounds stereo/mono CD release.
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  36. Jim Fusilli, Pet Sounds, (Continuum International Publishing Group 2005), ISBN 0-8264-1670-5, p. 111.
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  56. (30 décembre 2010) «Mike Love, membre du groupe The Beach Boys, parle sur W Radio» W Radio. Consulté le 30 décembre 2010.
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  61. Dimery, Robert - Les 1001 albums qu'il faut avoir écoutés dans sa vie; page 658
  62. « The All-Time 100 Albums », Time,‎ 13 novembre 2006 (lire en ligne)
  63. Classic Rock magazine, juillet 2010, numéro 146.
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  66. « Smiling Pets review » (consulté en 16 décembre 2012)
  67. « Pet Sounds parodies » (consulté le 7 avril 2011)
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  69. « The Culture Show "Fleet Foxes – musical genius or just too sappy?" »
  70. Ayshire Post, 9 janvier 2008, Sweet music
  71. « "Weird Rock": A Conversation with Simon Neil and Ben and James Johnston of Biffy Clyro », Pop Zap (consulté le 17 mars 2011)
  72. « Employment review », Allmusic (consulté le 29 avril 2011)
  73. "Sessionography". In Pet Sounds: 40th Anniversary Edition [CD booklet]. Los Angeles: Capitol Records
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  76. « Larry Knechtel biography » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 17 mars 2011
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  78. mountvernonandfairway, « Charts » (consulté en 29 décembre 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gaël Tynevez (préf. François Gorin), PET SOUNDS : L'achèvement de Brian Wilson, coll. « Cahiers du Rock »,‎ juin 2007, 160 p. (ISBN 978-2916560-069)
    Raconte l'histoire de cet album: ses origines, sa conception et son influence.

Sources[modifier | modifier le code]