The Byrds

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec The Birds.

The Byrds

Description de cette image, également commentée ci-après

The Byrds (1970)

Informations générales
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre musical folk rock, rock psychédélique, country rock
Années actives 1964 - 1973
Labels Columbia
Site officiel www.byrds.com
Composition du groupe
Anciens membres Roger McGuinn
Chris Hillman
David Crosby
Gene Clark
Mike Clarke

Gram Parsons
Kevin Kelley
John York
Clarence White
Skip Battin
Gene Parsons

The Byrds est un groupe de rock des années 1960 et du début des années 1970 originaire de Los Angeles, fondé par Roger McGuinn (guitare, chant), Chris Hillman (basse, chant), David Crosby (guitare, chant), Gene Clark (chant, percussions) et Mike Clarke (batterie). Ils sont des pionniers du folk rock, mais également du psychédélisme puis du country rock.

Histoire[modifier | modifier le code]

Aux origines du folk rock[modifier | modifier le code]

Chaque membre du groupe était déjà une célébrité locale sur la côte ouest des États-Unis. Ce sont donc des professionnels qui se réunissent autour de Roger McGuinn. Tous passionnés de Bob Dylan, celui-ci leur fait écouter sa chanson Mr. Tambourine Man en 1964, alors qu'elle n'était pas encore publiée, et ils ont une idée fort simple pour en faire un tube : l'électrifier.

Les choses auraient pu se borner à une simple reprise, mais les Byrds lancent ainsi un nouveau genre, le folk rock. Après le single, qui atteint le sommet des charts aux États-Unis et au Royaume-Uni, leur premier album, Mr. Tambourine Man, sort au début de l'année 1965. Le groupe connaît un succès fulgurant et se produit dans le célèbre Ed Sullivan Show. La même année, ils enchaînent avec un second album, Turn! Turn! Turn!

Expérimentations psychédéliques[modifier | modifier le code]

Leur musique prend alors des reflets psychédéliques avec le single Eight Miles High, qui sort en mars 1966. Gene Clark quitte le groupe peu après, paralysé par sa peur de l'avion qui l'empêche de suivre le groupe dans ses tournées ("If you're a Byrd, then you must fly..." aurait dit McGuinn).
McGuinn, Crosby et Hillman continuent à creuser dans la même direction avec leur troisième album, Fifth Dimension, dont le succès médiocre s'explique par le boycott de ces « chansons de drogués » par les radios. Le groupe revient en 1967 avec Younger Than Yesterday.

Un single composé par Crosby, Lady Friend, est un nouvel échec, et la prestation tendue du groupe au festival de Monterey, en juin, accroît le malaise au sein du groupe, où Crosby est de plus en plus isolé du fait de ses escapades avec le groupe Buffalo Springfield. Pendant l'enregistrement de leur cinquième album, Crosby est viré (on peut entendre une dispute entre ce dernier et Michael Clarke à la fin des titres bonus du disque). Malgré ces complications, The Notorious Byrd Brothers sort en janvier 1968, mais Mike Clark a également quitté le groupe entre-temps.

Retour aux sources: le country rock[modifier | modifier le code]

McGuinn et Hillman, seuls rescapés, veulent un nouveau départ pour les Byrds. Hillman, principal artisan du virage country rock du groupe, rencontre puis recrute un jeune chanteur-compositeur du nom de Gram Parsons. Ce dernier va tenter de prendre les rênes du groupe en proposant d'enregistrer le prochain album à Nashville, avec les requins de studio du coin. Le résultat, Sweetheart of the Rodeo, est le premier album de country sorti par un groupe de rock américain reconnu.

Peu après la sortie du disque, lors d'une tournée en Angleterre, Parsons quitte le groupe avant les dates prévues en Afrique du Sud, sans doute sous l'influence de Keith Richards, avec qui il se lie d'amitié. Hillman le suit bientôt pour s'en aller former avec lui les Flying Burrito Brothers. McGuinn est alors le seul membre rescapé des Byrds originels. Pour compenser les départs de Hillman et Parsons, il recrute des musiciens chevronnés à leur place : Clarence White à la guitare (déjà guitariste de studio pour certains titres des Byrds depuis 1966 et remplaçant de Parsons pendant la tournée sud-africaine de l'été 1968), Gene Parsons à la batterie (aucun lien avec Gram) et John York à la basse. Certains, dont David Crosby, verront dans cette nouvelle version des Byrds une carrière solo de Roger McGuinn déguisée sous le nom plus vendeur des Byrds. McGuinn tentera pourtant avec plus ou moins de succès d'instaurer une sorte d'égalité au sein du groupe, en partageant le chant et l'écriture avec les autres membres.

De nouveaux membres : « Les temps ont changé »[modifier | modifier le code]

Le premier disque des Byrds nouvelle version, Dr. Byrds & Mr. Hyde, voit le jour début 1969. Sans doute pour ne pas effrayer les fans de la première heure, c'est McGuinn qui chante tous les titres de l'album. Les ventes sont faibles, et en raison d'anciens contrats signés sous le nom des Byrds à honorer, le groupe doit tourner souvent et devient un habitué des festivals hippies pullulant à cette époque.

McGuinn rencontre peu après Jacques Lévy, metteur en scène à Broadway, et les deux décident d'écrire une comédie musicale, McGuinn se chargeant de la musique, Lévy des textes. C'est pourquoi l'album suivant des Byrds est rempli de reprises et de titres écrits par les autres membres du groupe. Roger McGuinn compose Ballad of Easy Rider pour le film Easy Rider de Dennis Hopper et Peter Fonda, deux vieux fans des Byrds. Le succès du film offre quelques retombées positives au groupe : leur album, également intitulé Ballad of Easy Rider, entre dans le top 40 aux États-Unis et au Royaume-Uni. Entre-temps, le projet de comédie musicale avec Lévy est tombé à l'eau, et McGuinn utilisera les chansons écrites avec Lévy pour les trois albums à venir des Byrds.

Les années 70 et la fin des Byrds[modifier | modifier le code]

Le premier à venir s'appelle tout simplement (Untitled) (1970), un double album avec un disque live et un autre en studio. La partie live, où les Byrds reprennent leurs anciens succès et quelques nouveaux titres, montre leur aisance technique, avec l'arrivée d'un nouveau membre : Skip Battin remplace John York à la basse. Battin, ami de Kim Fowley, devient le second compositeur du groupe en écrivant 3 chansons pour (Untitled). Chestnut Mare, extrait du disque studio, est un succès inattendu, qui se classe dix-neuvième au Royaume-Uni.

(Untitled) est suivi en 1971 de Byrdmaniax, descendu par la critique comme par le public, principalement en raison de l'orchestration ajoutée sans le consentement du groupe par le producteur Terry Melcher. Celui-ci est promptement renvoyé par le groupe, qui produit lui-même son album suivant, Farther Along, toujours en 1971. Farther Along échoue à rattraper le désastre de Byrdmaniax, n'atteignant que la 152e place dans les charts américains.

Le groupe continue à donner des concerts en 1972 et 1973, avec John Guerin remplaçant Gene Parsons. Ce line-up du groupe apparaît sur deux titres de la bande originale du film Banjoman, ainsi que comme groupe d'accompagnement sur l'album solo de Skip Battin Skip. Battin et Guerin quittent le groupe en février 1973 et son remplacés par Chris Hillman et Joe Lala pour les deux derniers concerts des Byrds, les 23 et 24 février.

Entre-temps, les cinq Byrds originaux s'étaient réunis fin 1972 pour un unique album, Byrds, qui sort en mars 1973. La réaction mitigée qu'il suscite annule tout projet de tournée qui aurait pu être envisagé. Par la suite, McGuinn, Clark et Hillman travaillent ensemble, mais la fin des années 1980 est marquée par de nombreuses querelles concernant l'usage du nom « The Byrds », repris par Mike Clarke sans l'accord de McGuinn, Hillman et Crosby. Finalement, ces derniers obtiendront qu'aucune formation où ils n'apparaissent pas puisse porter le nom de « Byrds ».

Les Byrds sont entrés dans le Rock and Roll Hall of Fame en 1991, sous leur formation originelle. Gene Clark est mort la même année, suivi deux ans plus tard par Michael Clarke.

Discographie[modifier | modifier le code]

Entre parenthèses, les classements aux États-Unis (U.S.) et au Royaume-Uni (UK).

Albums[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1965 : Mr. Tambourine Man / I Knew I'd Want You (U.S. #1, UK #1)
  • 1965 : All I Really Want to Do / I'll Feel a Whole Lot Better (U.S. #40, UK #4)
  • 1965 : Turn! Turn! Turn! / She Don't Care About Time (U.S. #1, UK #26)
  • 1966 : Set You Free This Time / It Won't Be Wrong (U.S. #63)
  • 1966 : Eight Miles High / Why (U.S. #14, UK #24)
  • 1966 : 5D (Fifth Dimension) / Captain Soul (U.S. #44)
  • 1966 : Mr. Spaceman / What's Happening?!?! (U.S. #36)
  • 1967 : So You Want to Be a Rock 'n' Roll Star / Everybody's Been Burned (U.S. #29)
  • 1967 : My Back Pages / Renaissance Fair (U.S. #30)
  • 1967 : Have You Seen Her Face / Don't Make Waves (U.S. #74)
  • 1967 : Lady Friend / Old John Robertson (U.S. #82)
  • 1967 : Goin' Back / Change Is Now (U.S. #89)
  • 1968 : You Ain't Goin' Nowhere / Artificial Energy (U.S. #74, UK #45)
  • 1968 : I Am a Pilgrim / Pretty Boy Floyd
  • 1969 : Bad Night at the Whiskey / Drug Store Truck Drivin' Man
  • 1969 : Lay Lady Lay / Old Blue (U.S. #132)
  • 1969 : Wasn't Born to Follow / Child of the Universe
  • 1969 : Ballad of Easy Rider / Oil in My Lamp (U.S. #65)
  • 1969 : Jesus Is Just Alright / It's All Over Now, Baby Blue (U.S. #97)
  • 1970 : Chestnut Mare / Just a Season (U.S. #121, UK #19)
  • 1971 : I Trust (Everything Is Gonna Work Out Alright) / (Is This) My Destiny
  • 1971 : Glory, Glory / Citizen Kane (U.S. #110)
  • 1971 : America's Great National Pastime / Farther Along
  • 1973 : Things Will Be Better / For Free
  • 1973 : Full Circle / Long Live the King (U.S. #109)
  • 1973 : Cowgirl in the Sand / Long Live the King

Liens externes[modifier | modifier le code]