Offensive de Prusse-Orientale

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Offensive de Prusse-Orientale
L'assaut soviétique sur Königsberg (6-9 avril 1945)
Informations générales
Date 13 janvier - 25 avril 1945
Lieu Prusse-Orientale (Troisième Reich)
Issue Victoire soviétique
Belligérants
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand Flag of the Soviet Union (1923-1955).svg Union soviétique
Commandants
Drapeau de l'Allemagne Georg-Hans Reinhardt
Drapeau de l'Allemagne Walter Weiß
Drapeau de l'Allemagne Friedrich-Wilhelm Müller
Drapeau de l'Allemagne Erhard Raus
Drapeau de l'URSS Constantin Rokossovski
Drapeau de l'URSS Ivan Tcherniakhovski
Drapeau de l'URSS Alexandre Vassilievski
Drapeau de l'URSS Hovhannes Bagramian
Forces en présence
580 000 hommes
200 000 membres de la Volksturm
1 669 100 hommes[1]
Pertes
220 000 capturés[2] 126 464 tués ou disparus
458 314 blessés[1]
Batailles
Front de l’Est

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L’offensive de Prusse-Orientale (en russe : Восточно-Прусская стратегическая наступательная операция) désigne une offensive de l'Armée rouge qui eut lieu du 13 janvier au 25 avril 1945 contre la Wehrmacht en Prusse-Orientale sur le Front de l'Est pendant la Seconde Guerre mondiale. L'issue de la bataille de Königsberg, victoire soviétique, eut un impact important sur le cours de l'offensive.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le théâtre des opérations lors de l'offensive (janvier-mai 1945).

À la fin de l'année 1944, la Hongrie reste le dernier allié de l'Allemagne qui ne veut pas perdre ses ressources dont son pétrole. Les unités allemandes se retranchent donc dans la capitale Budapest et affrontent les forces soviétiques qui arrivent en vue de la ville à la fin décembre 1944. Après une proposition de reddition refusée, l'Armée rouge lance l'assaut et malgré des tentatives allemandes, vouées à l'échec (en raison du rapport de force), pour débloquer la ville, la garnison se rend le 11 février.

La Prusse orientale constitue, depuis les succès soviétiques de l'été et de l'automne 1944 la plus exposée des provinces allemandes, comme cela avait été le cas en 1914 : les pillages russes y ont laissé des traces durables dans les mémoires[3].

De plus, une première offensive soviétique, repoussée durant l'automne 1944, est stoppée, puis repoussée, un territoire restant sous occupation soviétique[4] : lors de cette opération, certaines agglomérations sont intégralement détruites par les troupes soviétiques, cette destruction entraînant le manque de réaction soviétique lors de la contre-offensive allemande[5].

Les opérations lancées à partir du 12 janvier 1945 sont une démonstration de la maîtrise de l'art opérationnel acquise par l'Armée rouge. Disposant d'une supériorité en troupes et en matériel considérable, accentuée par le redéploiement de certaines unités blindées de la Wehrmacht en Hongrie[6], quatre fronts soviétiques s'élancent des têtes de pont conquises sur la Vistule au sud de Varsovie et à l'est de Cracovie, percent les lignes défensives préparées par les Allemands pendant l'automne, exploitent la percée obtenue grâce aux armées blindées[7] et progressent en à peine 23 jours de 400 km jusqu'à l'Oder où des têtes de pont sont sécurisées autour de Kustrin. Varsovie, détruite et abandonnée par les Allemands, est libérée dès le 18 janvier, Lodz quelques jours plus tard. Le front allemand s'est complètement effondré. Les Soviétiques lancent alors une offensive en Prusse-Orientale pour renverser le flux d'invasion.

Objectifs[modifier | modifier le code]

Planifiée dès l'été 1944, alors pensée par Joukov comme un prolongement de l'opération Bagration, cette offensive est planifiée dans le détail au cours du mois de novembre 1944[8]. Une directive en fixe les cinq objectifs principaux:

  • isoler la Prusse orientale du Reich
  • prendre Königsberg
  • Protéger l'aile droite de Joukov dans le cadre de l'offensive stratégique de 1945.
  • Détruire la 2e Armée, les 3e et 4e Panzer Armées.
  • Occuper les ports qui ravitaillent le front de Courlande (Pillau, Hela, Gotenhafen, Dantzig) ainsi que Königsberg, capitale de la Prusse-Orientale.

Ces considérations sont en parties dictées par le souvenir des opérations dans la région au cours de la Première Guerre mondiale[9].

En dépit des protestations de Joukov et Rokossovski, souhaitant l'un comme l'autre asséner un choc opérationnel au Troisième Reich en menaçant, ou en prenant rapidement Berlin[9], la directive est maintenue[8].

Préparation de l'offensive[modifier | modifier le code]

Cette offensive, dotée d'un fort contenu idéologique par les Alliés[9], fait l'objet d'une préparation minutieuse, que les Allemands n'ignorent pas[10].

Préparatifs soviétiques[modifier | modifier le code]

Le Troisième front de Biélorussie, comportant 700 000 hommes a été renforcé en artillerie moderne et en unités de génie pour affronter les lignes de fortification allemandes; en outre, une aviation renforcée pour l'assaut au sol appuie cette vaste unité[11].

Positionné au Sud du Troisième front de Biélorussie, le deuxième front de Biélorussie compte 880 000 hommes, considérablement renforcé en unités du génie et par des moyens aériens très conséquents[12].

Malgré cette débauche de moyens, les forces soviétiques déployées ne peuvent remplir l'ensemble des objectifs assignés, étant en sous-effectifs devant l'ampleur de ces derniers[13].

Par la suite, les échecs tactiques soviétiques, aboutissant à des reconquêtes partielles de villes par les forces du Reich, aboutissent à une réorganisation méthodique des unités qui composent l'ordre de bataille soviétique : le premier front de la Baltique et le troisième front de Biélorussie sont dissout et fondus dans un groupe du Samland, commandé par Bagramian[14].

Préparatifs allemands[modifier | modifier le code]

Relativement bien informés des objectifs soviétiques dans la région par les services du renseignement militaire et par des reconnaissance blindées[10], les commandants allemands attendent la poussée soviétiques sur un terrain parfaitement adapté et préparé pour la défense : lacs et cours d'eau, lignes de fortification, sur lesquelles sont positionnées des unités reposées et motivées[15].

Renforcées dans la précipitation durant l'été 1944, après la double promulgation, le 13 puis le 28 juillet, de décrets l'un préparé par Koch pour son Gau[16], l'autre préparé par Guderian relatifs l'un comme l'autre à l'érection de fortifications dans les Gaue orientaux et en Pologne occupée[17], les défenses de la régions comportent à partir de cette date un fossé antichar et des blockhaus récents[18]. De plus, en application du décret du 8 mars 1944[19] et en dépit de l'inefficacité de cette mesure, certaines villes sont érigées en forteresses[20].

Face à la débauche de moyens soviétiques, les unités allemandes du groupe d'armées centre compte 580 000 soldats, 700 chars et une aviation conséquente, dont le rôle de soutien des troupes au sol est précisément défini par son commandant, Robert Ritter von Greim[21]. Ces unités doivent cependant être diluées dans la longueur du dispositif défensif, ce qui affaiblit leur efficacité[21].

Ces préparatifs militaires se doublent d'une minutieuses action de propagande orchestrée par les services de propagande nazie. C'est ainsi à Bartenstein, en Prusse Orientale, que la création du Volkssturm est officiellement annoncée le 18 octobre 1944 par Himmler[22]. Les premières atrocités soviétiques à Nemmersdorf fournissent au ministère de Goebbels des thèmes de propagande pour inciter la population et l'armée à résister fanatiquement aux troupes soviétiques[23].

L'offensive initiale[modifier | modifier le code]

Soldats allemands de la Volksturm durant la bataille de Königsberg (20 janvier 1945). On voit deux Panzerfausts

Les historiens allemands s'accordent pour nommer cette opération « seconde offensive de Prusse-Orientale » . La première offensive (également connue sous le nom de code Opération Gumbinnen) se déroule du 16 au 27 octobre 1944 et est menée par le 3e front biélorusse et le 1er front balte sous le commandement du général Ivan Tcherniakhovski Les forces soviétiques subissent de lourdes pertes lors de celle-ci en pénétrant de 30 à 60 km en Prusse-Orientale et en Pologne et l'offensive doit donc être reportée.

Offensive au Nord[modifier | modifier le code]

Lancées à l'assaut le 13 janvier au matin, les unités soviétiques du 3e Front de Biélorussie affrontent une résistance acharnée, qui se délite rapidement devant l'énorme disproportion des moyens engagés de part et d'autre[24] et devant le redéploiement des réserves blindées devant Varsovie[25].

En effet, les progressions soviétiques des trois premiers jours de l'offensive sont mineurs et non décisives et surtout, se font au prix de très lourdes pertes[26].

Le 16 janvier, un succès local, habilement exploité par les Soviétiques décide du succès et incite les Allemands à céder la première ligne de défense[27]. Après 5 jours continue d'exploitation, le 24 janvier, un coup d'arrêt provisoire est donné à la poussée soviétique en Prusse du Nord : malgré ses succès, le 3e Front de Biélorussie n'est pas parvenu à écraser des unités allemandes en retraite plus ou moins ordonnée[28].

Offensive au Sud[modifier | modifier le code]

Le deuxième front de Biélorussie, lancé dans l'offensive le 14 janvier, perce dans l'après-midi de la première journée, après d'intenses bombardements d'artillerie[27]. En dépit de succès tactiques locaux, les unités allemandes doivent se replier[29], et celles restées en avant sont harcelées et isolées dans leurs blockhaus par les sabotages des unités soviétiques infiltrées[29].

Rapidement, après la rupture, l'exploitation est lancée dans la profondeur du dispositif allemand, empêchant les unités de se regrouper[30]; cette exploitation est possible aussi en raison de la densité relative du réseau routier, les Soviétiques négligeant les axes principaux, bien défendus, pour se faufiler par les routes secondaires[31].

Rapidement dépassés, les commandants allemands sont dans l'incapacité d'opposer une résistance efficace aux unités blindées soviétiques qui progressent en colonnes et écrasent ou négligent toutes les oppositions rencontrées[32].

Tannenberg, lieu de sépulture de Hindenburg, puis Rastenburg, la tanière du loup, en ruine sont occupés dès les premiers jours de l'offensive[24].

Le 20 janvier, Rokossovski, responsable de l'attaque, reçoit l'ordre de donner une nouvelle direction à ses unités : il doit envelopper les unités allemandes stationnées en Prusse Orientale[33], en atteignant la Baltique[34]. Le 26 janvier, après plusieurs jours de combats, la Prusse orientale est définitivement isolée du reste du Reich, lorsque les unités soviétiques atteignent la lagune de la Vistule à l'Est de la ville d'Elbing[35].

Une fois la poche bouclée le 30 janvier 1945, De nombreuses tentatives de dégagement sont tentées et exécutées, mais, en dépit de succès initiaux, elles échouent rapidement[36] ou sont sans lendemain[37].

Résultats[modifier | modifier le code]

Tilsit est occupée le 20 janvier, Allenstein le 23, le 26 l'embouchure de la Vistule est atteinte, isolant la Prusse Orientale du reste du Reich[35]. 500 000 soldats allemands se retrouvent pris au piège dans différentes poches de tailles variables en Prusse et en Poméranie orientale[35].

À l'issue de ces opérations, plus des deux tiers de la Prusse orientale est passée sous le contrôle de l'Armée Rouge, tandis que des poches allemandes sont laissées sur les arrières soviétiques. Condamnées, mais pas isolées, elles sont destinées à être réduites durant les trois mois qui suivent[37].

La réduction de la poche[modifier | modifier le code]

En dépit des succès soviétiques, les unités allemandes défendent fanatiquement le terrain face à des unités soviétiques épuisées par les combats et désorganisées par le relâchement généralisé de la discipline[38].

Des capacités allemandes encore fortes[modifier | modifier le code]

En dépit des pertes, les commandants de la poche lancent au mois de février de multiples contre-attaques, parfois couronnées de succès, aboutissant même, le 20 février 1945, à lever le siège de Königsberg pour une courte période[39].

Les combats en Prusse Orientale : février-mai 1945[modifier | modifier le code]

À la suite des opérations du mois de janvier, la Wehrmacht contrôle encore de la Prusse orientale trois zones : le secteur d'Heiligenbeil, la région du Samland, avec le port de Pillau, essentiel pour le ravitaillement des unités engagées dans cette bataille, et la région de Königsberg fortifiée[40].

La poche d'Heiligenbeil[modifier | modifier le code]

La bataille de Königsberg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Königsberg.

Autour de Pillau et du Samland[modifier | modifier le code]

Dès le 7 février, les unités encerclées, motivées, soutenues par des unités de la Kriegsmarine, lancent des contre-offensives qui aboutissent au rétablissement de la voie ferrée qui relie Königsberg à Pillau, levant ainsi le siège de la capitale prussienne[38].

Cependant, le 13 mars, lors d'une puissante offensive, la route reliant Königsberg à Pillau est définitivement coupée[41]. Devant l'étendue du désastre, les officiers supplient Hitler d'ordonner la retrait et l'abandon du port de Rosenberg, évacué seulement à partir du 25 mars : le dernier convoi, avec 8 500 hommes à son bord, part le 29 mars[42].

Le Samland, sans enjeu strictement militaire depuis le mois de février, est conquis dans la foulée de la conquête de Königsberg[43]. Présenté par Erich Koch, Gauleiter de Prusse Orientale, comme un réduit combattant[44] (il l'abandonne cependant le 25 avril[45]), importante base de la Kriegsmarine, le port de Pillau est massivement fortifiée[46]. Début avril, la situation dans la poche est critique, une offre de reddition est proposée le 11 avril aux assiégés, mais ne reçoit aucune réponse[47].

Le 13 avril, l'offensive, massive, est lancée. En dépit d'une forte résistance initiale, sans soutien aérien, les Allemands perdent rapidement pied, même si les officiers déploient des trésors d'improvisation de Saucken, commandant de la poche, qui reconstitue des Kampfgruppen à partir de poussières d'unités[47]. Haché menu par les attaques soviétiques, le front tient encore quelques heures, mais le lendemain, le commandement perd le contrôle de ses troupes et de ses unités, qui refluent en désordre vers Pillau alors directement menacée[46].

Arrêtés devant un premier fossé antichar, les Soviétiques changent alors de stratégie, décident de bombarder systématiquement la poche puis d'introduire des unités d'infanterie qui submergent rapidement les unités allemandes désorganisées par l'absence de moyens de communication[48].Le lendemain, 22 avril, le second fossé est franchi, puis le 23 les ouvrages bétonnés construits en 1939 sont submergés[49]. Au milieu du chaos de l'évacuation, la ville en ruine et les installations de la Kriegsmarine détruite tombent aux mains des Soviétiques le 25 avril tandis que les derniers évacués quittent la ville sous le nez des soldats soviétiques pour la poche du Samland[50].

Selon la consigne reçue, Bagramian et les commandants soviétiques se contentent de verrouiller la poche du Samland, de la bombarder quotidiennement, puis d'en recueillir sa reddition le 9 mai 1945[50].

Pertes[modifier | modifier le code]

Les Soviétiques perdirent 126 464 tués et 458 314 blessés[1] tandis que 220 000 Allemands furent capturés lors de la seconde offensive[2].

La poche d’Heiligenbeil fut le théâtre d'une bataille majeure lors de l'offensive, lors de laquelle 450 000 civils prussiens furent déplacés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Pour le déroulement du conflit[modifier | modifier le code]

Pour les civils et les déportés[modifier | modifier le code]

Le succès de cette offensive entraîne non seulement la mise en mouvement des populations allemandes de Prusse Orientale, mais aussi l'évacuation, vers l'intérieur du Reich des déportés des camps de concentration de la région. Ainsi, le camp de Stutthof, dont l'évacuation avait été planifiée à l'automne 1944, est évacuée à la fin du mois de janvier 1945[51].

Comme dans l'ensemble des régions menacées par l'avance soviétique, les populations allemandes, qui comptent en 1944 beaucoup de réfugiés évacués d'Allemagne occidentale, sous les bombes[52], fuient devant une avance soviétique inéluctable, présentée comme l'avant-garde du retour à la barbarie la plus sauvage[53]. Maintenues dans l'ignorance des succès soviétiques par les fanfaronades de Koch[54] et des responsables locaux[55], les populations, abandonnées par les cadre du NSDAP[5] , fuient les agglomérations en pleine journée, voire en plein repas[56], au son du tocsin, après avoir enterré leurs biens les plus précieux[55], malgré les consignes de Koch, interdisant toute évacuation sans son ordre direct[54]. Cette retraite, dans la panique et la confusion, de toute une population entraîne des embouteillages sur les routes[28] et des scènes de chaos dans les gares et les ports[57].

L'offensive soviétique s'accompagne de destructions de villages, d'églises, de viols de masse, de profanations, actes que la propagande soviétique encourage[58], puis que la presse nazie rapporte abondamment[59]. Les consignes du commandement soviétiques, ambiguës, le déchaînement de la propagande soviétique durant le printemps et l'été 1944 contribuent à donner aux soldats en route vers l'Ouest, le sentiment que les civils allemands ne devaient pas être traités avec le respect qui était dû au civils d'un pays occupé, et allié à ce sentiment, une sensation d'impunité[60].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Glantz, When Titans Clashed: How the Red Army Stopped Hitler, p.300
  2. a et b (ru) Восточно-Прусская стратегическая наступательная операция (13.01—25.04.1945), consulté le 29 mars 2012
  3. Ian Kershaw, La Fin, p. 140
  4. Ian Kershaw, La Fin, p. 154
  5. a et b Ian Kershaw, La Fin, p. 156
  6. R.J.Evans, Le Troisième Reich, 1939-1945, p. 791.
  7. P.Masson, Histoire de l'armée allemande, 1939-1945, p. 448.
  8. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 248
  9. a, b et c Jean Lopez, Berlin, p. 249
  10. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 250
  11. Jean Lopez, Berlin, p. 255
  12. Jean Lopez, Berlin, p. 256
  13. Jean Lopez, Berlin, p. 257
  14. Jean Lopez, Berlin, p. 376
  15. Jean Lopez, Berlin, p. 251
  16. Ian Kershaw, La Fin, p. 146
  17. Ian Kershaw, La Fin, p. 144
  18. Jean Lopez, Berlin, p. 253
  19. Jean Lopez, Berlin, p. 328
  20. Ian Kershaw, La Fin, p. 144
  21. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 259
  22. Ian Kershaw, La Fin, p. 150
  23. Ian Kershaw, La Fin, p. 160
  24. a et b Ian Kershaw, La Fin, p. 232
  25. Jean Lopez, Berlin, p. 263
  26. Jean Lopez, Berlin, p. 262
  27. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 266
  28. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 279
  29. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 268
  30. Jean Lopez, Berlin, p. 270
  31. Jean Lopez, Berlin, p. 271
  32. Jean Lopez, Berlin, p. 272
  33. Jean Lopez, Berlin, p. 273
  34. Jean Lopez, Berlin, p. 274
  35. a, b et c Ian Kershaw, La Fin, p. 233
  36. Jean Lopez, Berlin, p. 283
  37. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 286
  38. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 375
  39. Jean Lopez, Berlin, p. 377
  40. Jean Lopez, Berlin, p. 374
  41. Jean Lopez, Berlin, p. 379
  42. Jean Lopez, Berlin, p. 380
  43. Jean Lopez, Berlin, p. 398
  44. Jean Lopez, Berlin, p. 399 note 2
  45. Jean Lopez, Berlin, p. 400
  46. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 402
  47. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 401
  48. Jean Lopez, Berlin, p. 403
  49. Jean Lopez, Berlin, p. 404
  50. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 405
  51. D.Blatman, Les Marches de la mort, p. 126-129
  52. Ian Kershaw, La Fin, p. 141
  53. D.Blatman, Les Marches de la mort, p. 88
  54. a et b Ian Kershaw, La Fin, p. 236
  55. a et b Jean Lopez, Berlin, p. 278
  56. D.Blatman, Les Marches de la mort, p. 89
  57. Ian Kershaw, La Fin, p. 237
  58. Ian Kershaw, La Fin, p. 157
  59. D.Blatman, Les Marches de la mort, p. 90-91
  60. D.Blatman, Les Marches de la mort, p. 91-92

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Anthony Beevor, Berlin: The Downfall 1945. Penguin Books, 2002. (ISBN 0-670-88695-5)
  • (fr) Daniel Blatman, Les Marches de la mort. La dernière étape du Génocide nazi, été 1944-printemps 1945, traduit par Nicolas Weill, publié avec le concours de la Fondation pour la mémoire de la Shoah, Fayard, Paris 2009. (ISBN 978-2-21363551-4)
  • (en) Christopher Duffy, Red Storm on the Reich: The Soviet March on Germany, 1945. Routledge, 1991. (ISBN 0-415-22829-8)
  • (fr) Richard J. Evans, Le Troisième Reich, 1939-1945, Flammarion Collection Au fil de l'Histoire, Paris, 2009, ISBN 978-2-08-120955-8
  • (en) Glantz, David M. & House, Jonathan, When Titans Clashed: How the Red Army Stopped Hitler, Lawrence, Kansas: University Press of Kansas, 1995. (ISBN 0700608990)
  • Ian Kershaw, La Fin : Allemagne, 1944-1945, Paris, Seuil,‎ 2012, 665 p. (ISBN 978-2-02-080301-4) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Lopez, Berlin : Les offensives géantes de l'Armée Rouge. Vistule - Oder - Elbe (12 janvier-9 mai 1945), Paris, Economica,‎ 2010, 644 p. (ISBN 978-2-7178-5783-2) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (fr) Philippe Masson, Histoire de l'Armée allemande. 1939-1945, Perrin, 1994. (ISBN 2-262-01355-1)

Liens externes[modifier | modifier le code]