Nüshu

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Nüshu
Image illustrative de l'article Nüshu
« Nǚshū » en écriture nüshu
Caractéristiques
Type Syllabaire
Langue(s) Mandarin ; utilisé dans le district de Jiangyong en Chine, exclusivement par les femmes
Direction Haut en bas
Historique
Époque XVe siècle - 2004
Codage
ISO 15924 Nshu

Le nüshu (chinois simplifié : 女书 ; chinois traditionnel : 女書 ; pinyin : Nǚshū ; Wade : Nü³shu¹ ; EFEO : Nuchu) (« écriture des femmes ») était un système d'écriture, exclusivement utilisée par les femmes du district de Jiangyong, dans la province du Hunan en Chine.

Cette écriture est aujourd'hui disparue après le décès, le 20 septembre 2004, de Yang Huanyi, la dernière femme sachant l'utiliser.

Présentation[modifier | modifier le code]

Contrairement à ce qui a été régulièrement dit dans les médias après la mort de Yang Huanyi, le nüshu n'est pas une langue, mais une façon d'écrire le mandarin de façon incompréhensible aux hommes qui ne l'ont pas apprise. Il faut noter que le nüshu constitue un syllabaire et non une écriture logographique. Si certains des sept cents graphèmes environ que compte cette écriture sont inspirés librement des sinogrammes habituels, d'autres sont entièrement inventés.

Il y a peu d'écrits en nüshu car les manuscrits étaient brûlés ou enterrés avec leurs auteurs. Un dictionnaire de mille huit cents caractères nüshu est publié en 2002 par Zhou Shuoyi (周硕沂 / 周碩沂 / Zhōu Shuòyí), le premier homme à avoir appris le nüshu. Une exposition a eu lieu à Pékin en avril 2004, montrant des écrits ainsi que des mouchoirs, tabliers, écharpes et autres objets décorés avec des calligraphies en nüshu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Raphaël Jacquet, « Le nüshu: une forme de sous-culture féminine », Perspectives chinoises, année 1992, vol. 3, n° 3, ps 37-39. [lire en ligne]

Ilaria Maria Sala, « Le Nüshu, signes de femmes du Hunan méridional », Perspectives chinoises, année 1995, vol. 30, n° 30, ps 53-60. [lire en ligne]

Liens externes[modifier | modifier le code]