Tron

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Tron (film))
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tron (homonymie).

Tron

Réalisation Steven Lisberger
Scénario Steven Lisberger
Bonnie MacBird
Sociétés de production Walt Disney Pictures
Lisberger/Kushner
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Sortie 1982
Durée 96 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Tron est un film de science-fiction américain réalisé par Steven Lisberger, sorti en 1982. Une suite, Tron : L'Héritage, a été réalisée en 2010 par les studios Disney.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Kevin Flynn était un programmeur de génie chez ENCOM, mais la paternité des jeux vidéo qu'il y a développés a été usurpée par un de ses collègues, Ed Dillinger. Ce dernier a également réussi à le faire licencier.

Devenu tenancier d'une salle d'arcade où tournent ses propres jeux au bénéfice d'ENCOM, Kevin tente, chaque soir depuis chez lui, de pénétrer le système informatique de la société éditrice. À l'aide de son programme CLU (Codified Likeness Utility en anglais) il recherche des preuves du vol dont il a été victime. Mais le système est bien protégé, sous le contrôle du MCP (Maître Contrôle Principal ou Master Control Program en version originale), un ancien programme d'échecs créé jadis par Dillinger, qui a atteint le stade d'intelligence artificielle par une évolution autonome incontrôlée. Dillinger a lui même suivi un chemin parallèle puisqu'il est devenu PDG de l'entreprise.

CLU ayant été neutralisé par le MCP, Kevin n'a d'autre choix que de s'introduire chez ENCOM pour accéder de l'intérieur au système informatique. Pour cela, il peut compter sur la complicité d'anciens collègues : Lora et Alan. Il rejoint un terminal situé dans les laboratoires d'ENCOM où est mené un projet de recherche sur la dématérialisation (téléportation) des objets. Le MCP prend alors le contrôle du laser expérimental et réussit à dématérialiser Kevin pour l'injecter au coeur du système informatique.

À l'intérieur de l'ordinateur, les programmes ont l'apparence de leur concepteur. Il y retrouve donc ceux qui reprennent les traits de Lora (programme YORI) et Alan (programme TRON) mais aussi Dillinger (programme SARK).

Kevin est capturé par les entités à la solde du MCP qui tentent de l'éliminer en le lançant sur la grille de jeux d'ENCOM (combats de disques et motocycles lumineux). Étant le créateur de ces jeux, il parvient à leur échapper et entreprend de libérer le système de la main-mise du couple SARK/MCP. Il y parviendra en récupérant au passage la preuve de ses droits de propriété, provoquant la chute de Dillinger dont il récupère le poste de patron.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Light Cycle, véhicule présent dans le film

Distribution[modifier | modifier le code]

Origine et production[modifier | modifier le code]

Le film provient d'un concept du réalisateur Steven Lisberger, passionné d'informatique[1]. Avec le producteur Donald Kushner, Lisberger a passé deux ans à rechercher les technologies pour réaliser le film[1].

Tron est le premier à utiliser l'imagerie informatique de manière intensive, non seulement comme un élément d'effets spéciaux comme dans Mondwest (1973) ou Star Wars (1977) mais pour concevoir un monde virtuel[1]. Parmi les responsables de l'équipe des effets spéciaux, on peut noter Syd Mead, Jean Giraud (Moebius) et l'illustrateur Peter Lloyd, tous supervisés par Harrison Ellenshaw et Richard Taylor[1]. Quatre sociétés d'informatique ont fourni les images de synthèse du film. Deux de Los Angeles : Information International Inc (Triple-I) et Robert Abel & Associates (RA&A) (fondé en 1971 par Robert « Bob » Abel (1937-2001) et Con Pederson), deux de New York : Digital Effects (fondée par Jeff Kleiser) et Mathematic Application Group Inc (MAGI) (fondée en 1966 par Phillip Mittelman), ce dernier ayant fourni la plus grande partie du travail grâce à l'installation d'un lien transcontinental avec les studios de Disney à Burbank[1]. Toutefois la durée de calcul nécessaire pour une scène permettait de couper le lien deux jours et demi à cinq jours entre chaque transmission[1]. Les scènes du monde virtuel étaient tournées à Burbank (puis retravaillées) tandis que les scènes du monde réel ont été tournées à Los Angeles et au Laboratoire national de Lawrence Livermore d'Oakland en Californie[1].

Afin d'assurer la promotion du film, le studio a produit une émission spéciale de 30 minutes, intitulée Computers are people, too! diffusée le 23 mai 1982 en syndication[3].

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Tron est le premier film à utiliser des séquences retravaillées ou conçues par ordinateur. De plus, il faut se rappeler qu'en 1980, la souris (avec ses boutons et sa boule) n'était pas encore répandue. L'invention de la souris à boule date de 1979, et est restée confinée dans les universités et parcs de recherche et n'a émergé pour le public qu'en 1983 sur l'Apple Lisa. Et comme Disney ne possédait pas de ces ordinateurs expérimentaux, les informaticiens engagés par Disney ont travaillé de longues heures uniquement avec un clavier, en mode texte.

Le rendu lissé et artificiel que l'on obtenait avec les images de l'époque n'est pas un défaut, puisqu'il permet de donner un caractère artificiel au monde de l'ordinateur par rapport à la réalité. Ce rendu a par ailleurs été utilisé plus tard par John Carpenter en 1996 pour le sous-marin dans Los Angeles 2013, les trucages ayant été faits par Buena Vista Visual Effects, qui est une branche de Disney.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Pour l'améliorer, ajouter en note des références vérifiables ou les modèles {{Référence nécessaire}} ou {{Référence souhaitée}} sur les passages nécessitant une source.
  • Sur un des murs lumineux de la salle de surveillance où Sark donne ses ordres et s'isole pour dialoguer avec le MCP, un petit Pac-Man clignote sur la droite de l'écran. (0:43:30)
  • Lors du passage en voilier solaire, on peut apercevoir une tête de Mickey Mouse au sol (1:09:29)
  • La majeure partie du film se passe en un temps réel extrêmement court. En effet, tous les évènements dont l'action se situe dans le monde virtuel sont à l'échelle de l'informatique, c'est-à-dire que les temps sont mesurés en nanosecondes. On peut donc supposer que toute l'aventure de Flynn dans le monde virtuel ne dure que quelques secondes dans le monde réel.
  • Sur une affichette dans le bureau d'Alan Bradley, on peut lire les mots « Gort klaatu barada nikto », en référence à la formule qu'utilise Klaatu, l'alien du film Le Jour où la Terre s'arrêta (The Day the Earth Stood Still) (Robert Wise, 1951) pour diriger son robot, Gort. (0:27:11)
  • Le nom du film (et du personnage interprété par Bruce Boxleitner) TRON vient de elecTRONique. Bien avant la création du film, ses créateurs avaient inventé un personnage rétro-éclairé dont l'apparence renvoyait à un univers électronique. Cette première esquisse a d'abord été utilisée pour promouvoir des chaînes de radio aux États-Unis avant de donner naissance à un projet de film basé sur ce concept.
  • Sur les vieux systèmes informatiques, la fonction "Trace On", appelée par la chaîne de commande "TRON" permettait de suivre les processus de fonctionnement d'un programme. Certaines rumeurs veulent que le personnage principal porte ce nom à cause de la fonction qu'il opère initialement dans le système informatique où il évolue.
  • MCP est l'acronyme de Maître Contrôle Principal en français et de Master Control Program en version originale. Master Control Program est le nom d'un système d'exploitation réel Burroughs MCP qui fonctionnait sur Burroughs large systems les plus grands mainframes de la compagnie Burroughs Corporation.
  • La forme du MCP fut également reprise par la série South Park pour représenter Moïse, la première fois dans l'épisode Les Scouts Juifs. Toujours dans la série South Park : dans l'épisode 4 de la saison 14, Vous avez 0 ami, Stan se fait happer par son profil Facebook devenu trop puissant et se retrouve dans un monde virtuel où tous les profils sont représentés par leur propriétaire et où, à l'image de l'univers de Tron, tous sont vêtus de combinaisons et de casques luminescents.
  • La bande originale du film comprend deux compositions du groupe Journey : Only Solutions et 1990's Theme.
  • Le clip de la chanson From Paris to Berlin d'Infernal, sorti en 2005, s'inspire de l'univers épuré de Tron, notamment ses courses de moto.
  • Le clip de la chanson Qu'en est-il de la chance de Pierre Lapointe, sorti en 2006, est lui aussi inspiré de la course de moto Tron, mais au lieu de laisser un mur derrière la moto, elle efface les lignes.
  • Le clip de la chanson The Tron girl de The key of Awesome s’inspire de l'univers de Tron.
  • Le groupe français de musique électronique Daft Punk, lors de sa tournée mondiale "Alive 2007", rend hommage au film Tron : pendant leur concerts, lors du rappel (titre "Human After All/Together/One More Time (Reprise)/Music Sounds Better With You), les deux membres du groupe apparaissent vêtus de costumes de scène noirs à bandes orange rappelant les combinaisons cybernétiques des personnages du film. Ils participeront à la bande originale du film Tron : L'Héritage.
  • Dans le film I, Robot, réalisé par Alex Proyas, on peut relever plusieurs similitudes ; à la fin, l'officier de police Del Spooner (Will Smith) se jette dans un immense rayon lumineux qui est en fait l'ordinateur principal qui dirige tous les robots, afin de lui injecter un « virus » pour le détruire. À la fin de Tron, Kevin Flynn se jette dans un rayon lumineux qui est en fait le MCP, pour permettre à Tron d'y placer un programme qui le détruira.
  • Dans la série Chuck, qui prend place à Burbank, le héros Chuck Bartowski, geek devenu agent secret contre son gré, est un grand fan de Tron. On peut remarquer un poster du film dans sa chambre.
  • L'univers de Tron apparaît dans le jeu vidéo Kingdom Hearts 2 où il fait partie du système de l'ordinateur d'Ansem.
  • L'univers du clip du morceau Abiura di me, interprété par l'Italien Caparezza, reprend le design visuel de Tron ainsi que le Light Cycle.
  • La série Automan entre le 15 décembre 1983 et le 2 avril 1984 sur le réseau ABC (en France, à partir du 25 décembre 1987 sur La Cinq), reprend en partie l'univers de Tron. Le héros est un hologramme au costume lumineux dont la voiture prend des virages à 90°.
  • Dans l'épisode (Fin de partie) du Laboratoire de Dexter, Dexter tombe dans un univers similaire à celui de Tron. À noter aussi que dans cet épisode, il y a les mêmes "Light Cycle" du film et le maître du virtuel ressemble au MCP.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Lauréat 
Saturn Award des meilleurs costumes[4]
Nominations 
Meilleurs costumes : Eloise Jensson et Rosanna Norton
Meilleur son : Michael Minkler, Bob Minkler, Lee Minkler et James LaRue
Meilleur film d'animation
Meilleur film de science-fiction
  • 1983 : BAFTA Award des meilleurs effets spéciaux : Richard Taylor et Harrison Ellenshaw

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Film[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tron : L'Héritage.

Série télévisée d'animation[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Jeu de société[modifier | modifier le code]

Bandes originales[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]