MS Express Samina

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

37° 05′ 52″ N 25° 06′ 08″ E / 37.097642, 25.102214

Express Samina
Autres noms Corse, Golden Vergina
Histoire
Mise en service 25 juin 1966
Statut naufrage le 26 septembre 2000
Caractéristiques techniques
Longueur 115,0 m
Maître-bau 18,11 m
Tirant d'eau 4,36 m
Propulsion 2 Atlantique-Pielstick 16c
Puissance 10 945 kW
Ponts 11
Autres caractéristiques
Passagers 1 500 et 170 véhicules
Chantier naval Chantiers de l'Atlantique Drapeau de la France France
IMO 6613548

Le MS Express Samina (grec : Εξπρές Σαμίνα) était un ferry-boat pouvant transporter passagers et véhicules construit en 1966 aux Chantiers de l'Atlantique à Saint-Nazaire pour la Compagnie générale transatlantique et initialement nommé Corse. En 1969 il fut transféré à la Compagnie générale transméditerranéenne. Après six ans de service, le bateau fut racheté par la SNCM. En 1982 le navire est revendu à la compagnie grecque Agapitos Lines, puis sera à nouveau revendu à Minoan Flying Dolphins pour servir en mer Égée.

Le naufrage[modifier | modifier le code]

L’Express Samina quitte le Pirée pour les Cyclades avec 534 personnes à son bord. Mais cette nuit du 26 au 27 septembre 2000 s'avère difficile. Par un vent de force 8, vers 22 h 30 l’Express Samina heurte le récif de Portes, à 2 milles du port de Paros, se remplit immédiatement d'eau puis sombre à 23 h 2 , entraînant le décès de 82 personnes sur un total de 473 passagers et de 61 membres d'équipage. Le fait qu'une partie de l'équipage n'ait pas aidé les passagers à évacuer le navire et ait usé en priorité pour lui-même des canots de sauvetage a contribué au nombre de ces décès.

Le récif des Portes, où le navire à fait naufrage.

L'équipage avait laissé le bateau sur le pilote automatique sans qu'aucun de ses membres ne surveille la navigation. Même avec le pilote automatique, il est nécessaire qu'un membre de l'équipage soit présent pour surveiller la dérive créée par le vent et les courants qui peuvent modifier la route du bateau à un point qui ne peut pas être compensé par les systèmes électroniques. L'équipage avait déployé les stabilisateurs d'aileron pour diminuer les mouvements de roulis ; malheureusement l'aileron gauche de stabilisateur ne s'était pas déployé, augmentant encore la dérive du navire. Comme dans nombre de tragédies maritimes, les cloisons étanches du navire n'avaient pas été fermées, en infraction avec le règlement.

Sur les autres projets Wikimedia :