Méthodes d'exécution

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Les méthodes d'exécution faisant suite à une décision de justice prononçant la peine capitale sont nombreuses et très variables en fonction des époques et des pays.

Elles sont généralement appliquées au condamné à mort par un ou des bourreau(x).

Sommaire

[modifier] Méthodes anciennes

Considérées comme particulièrement cruelles, ces méthodes sont réputées disparues, même si des témoignages font apparaître que certaines subsistent dans certaines parties du monde.

Écrasement par un éléphant, gravure de 1868.
  • la cage à marée
  • le crucifiement, pratiqué dans la Rome antique (révolte de Spartacus, par exemple ou bien Jésus)
  • la décapitation à l'épée, à la hache ou à la guillotine
  • le découpage consiste à sectionner les membres avec un instrument plus ou moins tranchant : hache, sabre ou même scie. Ceci inclut le dépeçage vivant, pratiqué surtout en Chine sous le nom de Lingchi jusqu'au début du XXe siècle, pour des crimes exceptionnels, comme ceux envers la famille impériale.
  • le sciage, soit longitudinal en commençant par l'aine, soit transversal.
  • méthodes diverses utilisant des animaux :
    • écartèlement par des chevaux
    • dévoré par des animaux sauvages affamés
    • morsures de serpent
    • écrasement par un éléphant
    • le tapis : chez les Mongols, cette méthode d'exécution était réservée aux nobles (membres des familles royales, issus de la lignée de Genghis Khan) qui étaient intouchables par des humains. Subir le tapis était donc en quelque sorte une marque d'honneur. Le condamné était allongé sur le sol, un tapis sur lui, et l'on faisait courir des chevaux par troupeaux sur celui-ci.
  • l'écrasement
  • le fracassement du crâne, qui fut utilisé par les indiens d'Amazonie, les noirs d'Afrique équatoriale et les Polynésiens.
  • l'emmurement dans une chambre hermétiquement close (privation d'air, de nourriture et de boisson)
  • l'enfouissement vivant
  • l'éventration
Juifs sur le bûcher en Allemagne, 1493

[modifier] Méthodes actuelles

La première chaise électrique, qui a été utilisée pour exécuter William Kemmler en 1890

La plupart des méthodes d'exécution citées plus haut ne sont plus utilisées. Les méthodes d'exécution modernes sont aujourd'hui au nombre de huit (neuf si on considère deux manières différentes de pratiquer la pendaison) :

Certaines de ces méthodes sont conçues pour minimiser les souffrances du condamné (fusillade, décapitation, injection létale, pendaison avec chute), d'autres sont plus cruelles (lapidation, pendaison sans chute). La pendaison avec chute se fait au moyen d'une trappe et d'une corde à taille calculée, permettant une mort très rapide par rupture des vertèbres cervicales. Elle a été mise au point pour réduire les souffrances du condamné, qui endure un terrible supplice lors d'une pendaison sans chute. La pendaison et l'arme à feu sont les deux méthodes les plus répandues dans les textes de loi. En 2001, 75 pays prévoyaient l'arme à feu et 58 la pendaison[7].

[modifier] Inhalation d'azote : méthode proposée mais jamais utilisée

Certains spécialistes ont proposé une méthode d'exécution qui selon eux serait complètement indolore et meilleure que n'importe quelle autre méthode. L'air que nous respirons est composé environ à 78% d'azote (nitrogen en anglais) et à 21% d'oxygène. L'oxygène est le seul gaz nécessaire à l'organisme, nous inhalons constamment une grande quantité d'azote sans difficulté et bien que ce gaz soit absolument inutile à la vie, d'où vient d'ailleurs son étymologie française : a- (privatif) et du radical grec ζωτ-, zote « vivant » et signifie donc « privé de vie ».

L'idée serait de faire inhaler au condamné un air concentré à 100% en azote, celui-ci sombrerait dans inconscience sans douleur en moins d'une minute et son cœur cesserait de battre au bout de plusieurs minutes (au moins 7). Par rapport à la chambre à gaz, cette méthode n'implique pas d'utiliser un poison provoquant une suffocation. Dans la mesure où l'azote est un gaz inhalable et non un poison dangereux, cette méthode ne nécessiterait même pas de placer le condamné dans une chambre à gaz, il suffirait d'attacher le condamné à un lit ou une chaise et d'installer sur sa tête un masque similaire à celui des hôpitaux pour les anesthésies. Contrairement à l'injection létale, cette méthode ne nécessiterait pas l'emploi de personnels ayant reçu une formation pour insérer une aiguille[8].

Cette méthode n'a jamais été utilisée pour exécuter un être humain, mais elle est parfois utilisée pour euthanasier certains animaux.

[modifier] Pour les exécutions sommaires

Parmi d'autres méthodes, exécutées plus ou moins sommairement avec ou sans décision de justice, citons :

[modifier] Notes et références

  1. a, b et c (en) Adam Liptak, « Nebraska's Top Court Forbids Electrocution », The New York Times. Consulté le 09-02-2008
  2. (en) Death Penalty Information Center. Executions in the United States in 2007. Page consultée le 30 mars 2008.
  3. [1]
  4. (en) Death Penalty Information Center. Searchable Database of Executions. Page consultée le 9 avril 2008.
  5. Article d'Ensemble Contre la Peine de Mort sur la situation au Soudan
  6. (en) Terance D. Miethe, Hong Lu, Punishment: a comparative historical perspective, Cambridge University Press, 2005, 240 p. (ISBN 0521605164) [lire en ligne], p. 63 
  7. article du Quid sur la peine de mort (Archive, Wikiwix, que faire ?)
  8. Article du National Review, "Killing with kindness – capital punishment by nitrogen asphyxiation" (Creque 1995) ; http://www.gistprobono.org/ihhp/index.html
  9. grands-reporters.com

[modifier] Lien externe

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  • (en) Internationalist Review Article published in the Internationalist Review on the evolution of execution methods in the United States
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