Roche Tarpéienne

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41° 53′ 29″ N 12° 28′ 52″ E / 41.8913682, 12.4810588 ()

Photo du site de la roche Tarpéienne au début du XXIe siècle.

La roche Tarpéienne (en latin : saxum Tarpeium ou rupes Tarpeia ou encore le neutre substantivé Tarpeium) est une crête rocheuse située à l’extrémité sud-ouest du Capitole, à Rome. Lieu d’exécution capitale pendant l’Antiquité, c’est de là qu’étaient précipités, jusqu’à la fin de la République romaine, les criminels ; ceux qui souffraient d’une déficience mentale ou physique importante subissaient le même sort car on les croyait maudits des dieux.

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom vient de Tarpeia, la fille de Sempronius Tarpeius, gouverneur de la citadelle à l’époque de Romulus, qui avait accepté l’offre du roi des Sabins Titus Tatius, dont elle était amoureuse, d’ouvrir les portes à ses troupes alors en guerre contre les Romains.

À la fin de la bataille, Tarpeia demanda la récompense qui lui avait été promise pour sa trahison : ce que les Sabins portaient au bras droit (leurs bijoux en or). Les Sabins s’exécutèrent immédiatement mais ils lui donnèrent aussi leurs boucliers qu’ils portaient du bras gauche et dont le poids écrasa Tarpeia, selon Plutarque dans la Vies des hommes illustres - Romulus.

Le nom de Tarpeia fut d'abord donné à l'ensemble de la colline de l'actuel Capitole, puis fut réservé à l'un de ses rochers[1]

Symbolique[modifier | modifier le code]

Une citation latine l’a fait passer à la postérité  : Arx tarpeia Capitoli proxima (généralement traduite par les expressions « La roche Tarpéienne est proche du Capitole » ou « il n'y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéienne »).

Elle est généralement employée pour signifier qu’après les honneurs, la déchéance peut venir rapidement, ou plus spécifiquement pour mettre en garde sur le fait que la meilleure façon de vous faire tomber, vers une chute mortelle, est de commencer par vous inviter à monter le plus haut possible.

Quelques exécutés[modifier | modifier le code]

Les deux faces d’une pièce de monnaie romaine ; celle de droite figure la mort légendaire de Tarpeia sous les boucliers sabins. Pièce frappée en -89.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'année de l'exécution suggère qu'il ne s'agit pas de Publius Popillius Laenas consul en -132

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Roche Tarpéienne », sur roma-quadrata.com (consulté le 10 mars 2014).
  2. a, b, c, d et e Jean-Michel David, « Du Comitium à la roche Tarpéienne. Sur certains rituels d'exécution capitale sous la République, les règnes d'Auguste et de Tibère », sur Persée (consulté le 10 mars 2014), p. 136.
  3. « Oeuvres de Tite Live », sur Google Books (consulté le 10 mars 2014).
  4. Wikisource Heinrich Graetz, « Histoire des Juifs »
  5. « Oeuvres diverses de M. Pierre Bayle - Tome troisième, seconde partie », sur Google Books (consulté le 10 mars 2014), p. 583.
  6. Dureau de Lamalle, « Tacite, nouvelle traduction - Tome premier », sur Google Books (consulté le 10 mars 2014), p. 133.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]