Kenneth Arrow

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Kenneth Joseph Arrow ( à New York) est un économiste américain. Il est co-titulaire, avec John Hicks, du prix « Nobel d'économie » en 1972. Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'École néoclassique moderne (c'est-à-dire post-Seconde Guerre mondiale).

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au lycée de Townsend Harris (New York), Kenneth Arrow passe sa licence au City College of New York en 1940, puis il obtient un master à l'Université Columbia en 1941, où il effectuera finalement un Ph.D en 1951. De 1946 à 1949, il passe son temps en partie en tant qu'étudiant diplômé de l'université de Columbia et en partie en tant qu'associé de recherches à la Cowles Commission for Research in Economics, à l'université de Chicago. En même temps, il est professeur auxiliaire dans les sciences économiques à l'université de Chicago. En 1951, il reçoit son Ph.D. de Columbia. Il est actuellement expert dans les sciences économiques et professeur de recherche opérationnelle honoraire à l'université Stanford.

Il est récipiendaire de la National Medal of Science 2004, l'honneur scientifique le plus élevé de la nation, remise par le Président George W. Bush, pour ses contributions à la recherche sur les problèmes de prise de décision en information imparfaite dans la prise de risque. Il est un des membres fondateurs de l'Académie pontificale des sciences sociales. Arrow est également un administrateur de Economists for Peace and Security. Il avance la notion d'effet d'expérience pour expliquer le changement technique au sein de la théorie néoclassique

L'impact des travaux de Kenneth Arrow en sciences économiques a été énorme. Pendant plus de cinquante ans, il est un des économistes les plus écoutés. Il doit à juste titre sa notoriété dans cette discipline à son théorème d'impossibilité, et à ses importantes contributions à la théorie du choix social, à la théorie de la croissance endogène, à l'économie de l'information ainsi qu'à ses travaux sur la théorie de l'équilibre général. C'est lui qui a introduit le premier en économie, le concept de l'apprentissage par l'action (learning by doing). Les individus sur le marché deviennent de plus en plus rationnels en échangeant car ils apprennent (de leurs erreurs), d'où les coordinations possibles.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Le théorème d'impossibilité[modifier | modifier le code]

Démontré dans sa thèse Choix social et valeurs individuelles (Social choice and individual values) le théorème d'impossibilité d'Arrow montre que des règles pour établir un choix collectif ne peuvent répondre à quelques critères pourtant jugés « raisonnables » : Arrow montre qu'il est impossible de définir l'intérêt général à partir des choix individuels. Ce résultat très théorique, surnommé le paradoxe d'Arrow ou la « démocratie impossible », a été utilisé par les économistes libéraux pour montrer que l'aspect démocratique d'un État ne rend pas forcement légitimes ses décisions. Ce théorème confirme ce qu'avait déjà établi Condorcet, connu sous le nom de paradoxe de Condorcet.

Arrow's impossibility theorem : There is no social decision (voting) rule that converts individual preferences into a consistent aggregate decision without either (1) restricting preferences to single-peaked preferences or (2) imposing a dictatorship.

Théorie de l'équilibre général[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Équilibre général.

En collaboration avec Gérard Debreu, Arrow est le premier à fournir une preuve rigoureuse de la possibilité d'existence, sous des conditions précises et extrêmement restrictives, d'un équilibre général de marché. Ce modèle est depuis devenu la version moderne du modèle de concurrence pure et parfaite.

Le modèle d'apprentissage par la pratique[modifier | modifier le code]

Arrow est un des économistes qui ont cherché à comprendre les origines de la croissance sur une longue période. Selon Arrow, l'efficacité des facteurs de production dépend de l'apprentissage par la pratique: la combinaison productive devient de plus en plus efficace au fur et à mesure qu'elle est mise en pratique. Romer reprendra cette analyse dans la théorie de la croissance endogène selon laquelle le processus de croissance est cumulatif.

Quelques ouvrages et articles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]


Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]