Sécurité sanitaire

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La sécurité sanitaire traite de la sécurité et de la gestion du risque concernant la santé. C'est un enjeu d'intérêt public et général qui mobilise d'importants moyens humains et financiers. Elle est nécessairement pluridisciplinaire et traite d'enjeux dépassant les cadres habituels des États-nation.

Principes[modifier | modifier le code]

La sécurité sanitaire s'appuie théoriquement sur :

Objectifs[modifier | modifier le code]

Il s'agit de prévenir ou contrôler, dans la mesure du possible, c'est-à-dire dans les conditions scientifiques, techniques et matérielles du moment, en hiérarchisant les enjeux en termes de balance coût-avantages ; les risques d'exposition des individus (y compris in utero) susceptibles d'altérer la santé (physique et/ou psychique) de tous et chacun.

Selon les cas et les moyens mis en œuvre, la sécurité sanitaire porte théoriquement sur tous les risques sanitaires, qu'ils soient :

  • directs ou indirects,
  • immédiats ou différées
  • avérés, émergents ou potentiels (avec dans ce dernier cas des limites qui sont celles de l'incertitude et du principe de précaution).

Pour les entreprises et les États, les employeurs elle est parfois un gage de Sécurité juridique.

Domaines d'application[modifier | modifier le code]

Ils sont nombreux, mais quelques domaines sont prioritairement suivis:

Échelles de travail[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de mondialisation et de mobilité croissante des biens et personnes, toutes les échelles spatiotemporelles sont concernées ; du local au global.

  • Aux échelles globales des institutions telles que l'OMS, la FAO et l'OIE coopèrent au sein de l'ONU et avec les échelles locales. Elles ont mis en place des outils de veille et de normes partagées (codex alimentarius), en associant certaines parties prenantes, industriels en particulier.
  • Aux échelles les plus locales, c'est le comportement des individus et des collectivités qui sont sollicités, ou moteurs.

Les maladies émergentes impliquent souvent des causes environnementales ou des pathogènes liés à la faune (sauvage, ou domestiquée et d'élevage) et aux déplacements de pathogènes, d'espèces antibiorésistantes ou à risque nosocomial ou d'espèces invasives, ou à des déséquilibres écologiques.

Le cas de l'eau[modifier | modifier le code]

Le risque sanitaire et environnemental (qui fait en France l'objet de projets (en 2011) de grille d'évaluation à utiliser pour justifier les obligations de travaux d'assainissement[1] inclus ;

  • le risque de contact direct ou indirect avec des eaux usées non traitées ou pré-traitées (Cf. risques de transmission de pathogènes ou de toxiques présentes dans les effluents industriels, artisanaux, agricoles ou eaux grises domestiques) ;
  • risque sanitaire direct ;
  • risque de contamination (microbiologique ou phsysico-chimique) de la ressource en eau quand notamment si l'usage de cette ressource présente un enjeu sanitaire (eau potable, baignade, pêche, activités nautiques, irrigation de légumes…)
  • risques associés aux émissions d'odeurs et de gaz ou composés nocifs pouvant aussi affecter la santé des personnes ou l'environnement (dont à long terme via le méthane ou d'autres gaz à effet de serre) .
  • risques de défaut de sécurité physique des ouvrages (barrages, berges, barrières et autres protections... pouvant entrainer chutes, blessures, noyades...).
  • risques sanitaires liés à une transmission vectorielle (moustiques essentiellement) de parasitoses (paludisme) ou maladies infectieuses (arbovirose (chikungunya, dengue, fièvre de la vallée du Rift, West Nile, etc.) quand les eaux polluées sont des lieux de pontes.

En France, des zones à enjeux sanitaires pourraient être dessinées là où l'assainissement non collectif (ANC) est au sein d'un périmètre de protection rapprochée de captage public fournissant de l'eau potable, ou à moins de 35 mètres d'un puits privé déclaré, près d'un périmètre de protection éloignée de captage, des zones situées près d'une zone de baignade ou de conchyliculture, pisciculture, ramassage de coquillages pourraient également être concernées[1].

Le cas de l'alimentation[modifier | modifier le code]

La santé passe aussi par l'alimentation. Un volet important de la sécurité sanitaire est donc la sécurité sanitaire des aliments. Les professionnels des filières agroalimentaire y accordent une attention croissante, suite à une législation plus pointue mais aussi à une demande sociale sensibilisée par plusieurs "scandales sanitaires" et par une perception plus fine des risques sanitaires.

La vigilance sanitaire se développe, se rapprochant de l'écocitoyenneté, visant une meilleure qualité sanitaire de la nourriture.

Les industries agroalimentaires s'organisent autour de guides de bonnes pratiques, méthodes certifiées) et des processus de certification et de traçabilité, sous la contrainte ou non de lois et directives européennes.

Articles détaillés : et sécurité sanitaire des aliments.

La sécurité sanitaire s'appuie aussi sur des dispositifs tels que :

Ces organismes, sur des bases scientifiques, socio-politiques et parfois économiques, œuvrent à mieux évaluer la sécurité des biens et produits, sécuriser les autorisations de mise sur le marché, à interdire et retirer du marché des produits non conformes ou dangereux, à informer (notamment sur les apports nutritionnels conseillés).

En France[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Source : bulletin "Actu-Environnement" du 10 août 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]