Lizzie Borden

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Lizzie Borden

Lizzie Andrew Borden (19 juillet 18601er juin 1927) était une vieille fille de Nouvelle-Angleterre, qui fut la figure centrale d'une affaire judiciaire autour du double meurtre à la hache de son père et de sa belle-mère, le 4 août 1892 à Fall River, dans le Massachusetts, aux États-Unis. Les meurtres, le procès, et le suivi du procès par les médias devinrent une « cause célèbre »[1], et ce fait divers a conservé sa notoriété dans la culture populaire américaine et dans la criminologie. Même si Lizzie Borden fut acquittée lors de son procès, personne d'autre ne fut poursuivi, et elle est devenue une icône du folklore américain. Le débat sur l'identité réelle du tueur persiste jusqu'à ce jour.

Les meurtres[modifier | modifier le code]

Le corps d'Andrew Borden

Le 4 août 1892 Andrew J. Borden, et Abby Borden, le père et la belle-mère de Lizzie Borden, sont assassinés dans la demeure familiale. Les seules autres personnes présentes au domicile au moment des faits étaient Lizzie et la bonne, Bridget Sullivan. Un oncle, John V. Morse, (le frère de la première épouse d’Andrew Borden) séjournait à la maison, mais était absent au moment des faits. Emma, la grande sœur de Lizzie, était également absente[2].

Le corps d'Abby Borden

Ce jour-là, Andrew était parti en ville faire sa promenade habituelle, passant par la banque et le bureau de Poste. Il rentra à la maison vers 10h45. Environ une demi heure plus tard Lizzie trouva son corps. Selon le témoignage de Bridget, elle dormait au premier étage quand Lizzie l’a appelée peu après 11 heures du bas des escaliers, disant que quelqu’un avait tué son père, dont le corps fut retrouvé affalé sur un canapé du séjour[3].

Peu de temps après, pendant que Lizzie avait été laissée aux soins des voisins et du médecin de famille, Bridget découvrit le cadavre de Mme Borden à l’étage, dans la chambre d’amis[4]. M. et Mme Borden avaient été tués tous les deux à coups de hache qui, dans le cas de M. Borden, n’avait pas seulement broyé son squelette mais également fendu proprement son œil gauche en deux[3].

Le mobile et l’enquête[modifier | modifier le code]

L’étude des faits révéla que pendant des années depuis la mort de la première Mme Borden, la vie au 92 Second Street, était devenue de bien des manières de plus en plus pénible, et la tendresse entre les deux générations de la famille avait considérablement faibli, s’il y en avait jamais eu un jour[5]. L’étage de la maison était divisé – l’avant étant le territoire de Lizzie et de sa sœur Emma, et l’arrière celui de M. et Mme Borden. Les repas n’étaient pas toujours pris en commun et les disputes avaient viré à l’affrontement entre les deux sœurs et leur père depuis la décision de ce dernier de partager ses biens avant sa mort – une maison devait revenir à des parents de la belle-mère, et l’oncle John Morse était venu en visite cette semaine-là pour faciliter la cession d’une ferme, dont faisait partie une maison qui avait été une villégiature pour les deux sœurs. Peu avant les meurtres, une discussion fut si vive qu’elle entraîna le départ d’Emma et de Lizzie pour des « vacances » prolongées. Néanmoins Lizzie décida d’écourter son voyage et de revenir plus tôt.

Un pharmacien de la région avait refusé de lui vendre du cyanure dont Lizzie avait déclaré avoir besoin pour nettoyer un manteau en peau de phoque. Peu avant le meurtre, toute la maisonnée - Lizzie incluse - avait été extrêmement malade. Comme M. Borden n’était pas très apprécié en ville, Mme Borden craignait qu’ils n’aient été empoisonnés mais le médecin de famille diagnostiqua une intoxication alimentaire.

Le procès[modifier | modifier le code]

William H. Moody

L’histoire de Lizzie s’avéra incohérente et son comportement suspect. Elle fut jugée pour les meurtres, défendue par l’ancien gouverneur du Massachusetts George Robinson. L'un des avocats des plaignants fut William H. Moody, futur procureur général des États-Unis et juge à la Cour suprême.

Au cours de l’enquête de police, une hache fut trouvée dans la cave, et fut présumée être l’arme du crime. Bien qu’elle soit propre, la majeure partie du manche était manquante et l’accusation déclara qu’elle avait été retirée car elle était couverte de sang. Cependant l’agent de police Michael Mullaly déclara qu’il l’avait trouvée près d’un manche de hache. Le marshal adjoint John Fleet contredit ce témoignage. Plus tard, un médecin légiste déclara que le délai n'était pas suffisant pour nettoyer le manche après le meurtre[3].

Aucun vêtement imprégné de sang ne fut jamais trouvé par la police. Cependant, quelques jours après les meurtres, Lizzie déchira et brûla une robe en coton bleu clair dans la cuisinière en prétendant qu’elle avait effleuré une plinthe fraîchement peinte et qu’elle avait été tachée.

Malgré les circonstances compromettantes, Lizzie Borden fut acquittée par le jury après une heure de délibérations. Le fait que l’arme du crime ne fut jamais trouvée et que Lizzie n’avait aucune trace de sang quelques minutes après le second meurtre conduisirent à un doute légitime. Certains critiquèrent son acquittement car son premier témoignage au cours de l’enquête n’avait pas été pris en compte lors du procès. On avait également exclu le fait qu’elle avait tenté d’acheter du cyanure à un pharmacien de la région quelques jours avant que ne surviennent les meurtres. D’autres ont suggéré qu’un jury entièrement composé d’hommes n’avait pas envie de reconnaître qu’il était possible que la fille d’un homme respecté puisse commettre un tel acte. Il est certain qu’un autre meurtre à la hache qui survint dans les parages peu de temps avant l’ouverture du procès fut un énorme coup de chance pour Lizzie[3].

Les hypothèses[modifier | modifier le code]

La maison du crime

Plusieurs théories ont été proposées au cours des années, suggérant que Lizzie n’avait pas commis les meurtres et que d’autres suspects pouvaient avoir un mobile. L’une d’elles postulait que n’importe qui en ville pouvait avoir de la rancune contre M. ou Mme Borden. Une autre était que c’était la bonne qui avait fait le coup, probablement à cause de l’affront d’avoir été sommée de nettoyer les vitres, un travail éreintant par une chaude journée, un jour seulement après avoir souffert d’une intoxication alimentaire. Toutefois une autre théorie est que Lizzie souffrait du « petit mal », des crises d’épilepsie pendant la période de ses règles, ce qui la faisait entrer dans un état de délire onirique, commettant les meurtres sans s’en apercevoir[3].

Bridget Sullivan se serait confessée à sa sœur sur son lit de mort, déclarant qu’elle avait modifié son témoignage afin de protéger Lizzie[3].

Fin 1948, après avoir vécu 50 ans avec « son » secret Bridget Sullivan est morte non sans avoir tenu tête une dernière fois à un journaliste qui souhaitait la vérité et à une foule déchaînée qui lui envoyait des courriers « parlez... avant de mourir... vous ne risquez plus rien... » et quand le shérif vint lui proposer son aide, elle se contenta de griffonner sur un papier : « Je sais. Je ne dirai rien. Les chiens auront mon héritage. Eux seuls le méritent. » Sa fortune est allée à la protection des animaux.

La réaction du public[modifier | modifier le code]

Le procès suscita un énorme tapage au niveau national, un phénomène relativement nouveau à l’époque. Il fut comparé plus tard au procès de Bruno Hauptmann et à celui de O. J. Simpson comme un procès ayant fait date au niveau de la couverture médiatique des événements judiciaires.

L’affaire fut immortalisée dans une comptine :

Lizzie Borden took an axe
And gave her mother forty whacks.
And when she saw what she had done
She gave her father forty-one.

On peut la traduire par :

Lizzie Borden prit une hache,
Et frappa 40 fois sa mère.
Elle réalisa l'horreur de sa tâche,
Et frappa 41 fois son père.

Cette comptine anonyme fut composée par un écrivain comme une petite mélodie entraînante pour vendre les journaux, même si en réalité sa belle-mère reçut 18[6] ou 19 coups[3] et son père 11. Bien qu’acquittée des meurtres, Lizzie Borden fut frappée d’ostracisme par ses voisins après les meurtres[3]. Le nom de Lizzie Borden fut de nouveau propulsé au premier plan quand elle fut accusée de vol à l’étalage plusieurs années après le meurtre.

La liaison présumée avec l’actrice Nance O’Neil[modifier | modifier le code]

Le livre Lizzie d’Evan Hunter (de son vrai nom Salvatore Lombino, également célèbre comme écrivain sous le nom d’Ed McBain), suppose que Lizzie Borden avait une liaison avec l'actrice Nance O'Neil qu'elle rencontra à Boston en 1904.

Au début du XXe siècle il était toujours socialement inacceptable pour une femme de devenir actrice. O’Neil était une dépensière, toujours avec des problèmes d’argent, et Borden venait d’un milieu aisé. Elles eurent toutes les deux une relation intense, malgré la notoriété de Borden. O’Neil était alors mariée.

Bien qu’il ne fut jamais définitivement prouvé qu’elles étaient amantes, la fin de leur relation deux ans plus tard en 1906 fut une perte profonde pour Borden, et elle eut des difficultés à s’en remettre sur le plan émotionnel. O’Neil fut plus tard l’une des actrices de la comédie musicale sur Lizzie Borden intitulée Lizzie Borden: A Musical Tragedy in Two Axe (Lizzie Borden : une tragédie musicale en deux haches, NdT ), où le rôle titre était joué par Suellen Vance.

La féministe Carolyn Gage a toujours présenté O’Neil comme étant une lesbienne[3], et quoique qu’il y ait peu d’éléments concernant d’autres liaisons qu’avec Borden, Gage affirma que ses orientations sexuelles étaient bien connues dans les lieux de divertissement, en dépit de son mariage.

La fin de sa vie[modifier | modifier le code]

Lizzie avait hérité de la moitié de la fortune de son père. Elle acheta « Maplecroft » après son acquittement, une résidence sur French Street, une rue alors à la mode sur les hauteurs de Fall River. Elle y vivait avec sa sœur Emma. Mais Lizzie était devenue une paria malgré son acquittement. En 1913, Emma déménagea brusquement et ne lui adressa plus jamais la parole. Lizzie Borden resta célibataire et y vécut seule jusqu'à sa mort, due à une pneumonie, en 1927. Elle avait 67 ans[7].

Il n'y eut pas d'annonce officielle des funérailles et peu de personnes assistèrent à l'enterrement[8]. Lizzie Borden fut enterrée dans le cimetière d'Oak Grove sous le nom "Lizbeth Andrew Borden". Selon sa volonté, 30 000 $ allèrent à la Ligue de protection des animaux de Fall River, et 500 $ furent alloués à un fonds chargé de l'entretien de la tombe de son père[9]. Sa sœur Emma est morte 9 jours plus tard d'une mauvaise chute, le 10 juin 1927, à New Market dans le New Hampshire. Une grande partie de la fortune des Borden est allée à la protection des animaux, le reste à Bridget Sullivan la domestique. Celle-ci est demeurée dans la maison du crime jusqu'à sa mort, en 1948.

La maison de Second Street où eurent lieu les meurtres est aujourd’hui transformée en Chambre d'hôtes[10]. Elle est ouverte quotidiennement au public. Quand la maison a été restaurée il y a quelques années par un de ses précédents propriétaires, une hache fut enfin retrouvée. Elle fut remise à la Police. Cela ne donna rien. Les travaux en cours ont ramené la maison à un aspect assez proche de celui de 1892.

« Maplecroft », la résidence que Lizzie acheta sur French Street après son acquittement, une rue alors à la mode sur les hauteurs, est une propriété privée et n’est qu’accessible au public qu’occasionnellement.

Généalogie[modifier | modifier le code]

Lizzie Borden est une lointaine parente du producteur de lait américain Gail Borden (1801-1874), de Robert Borden (1854-1937), Premier ministre du Canada pendant la Première Guerre mondiale, et de l'actrice américaine Elizabeth Montgomery (1933-1995), qui a incarné Lizzie Borden dans un film de 1975 sur l'histoire de sa vie.

Lizzie Borden dans les œuvres de fiction et la culture populaire[modifier | modifier le code]

Ballets[modifier | modifier le code]

  • Lizzie présentée en première par le ballet de Nashville en octobre 2006, avec la nouvelle chorégraphie de Paul Vasterling, redonne à Fall River Legend sa noirceur, invoquant des abus sexuel comme motif des meurtres.

BD[modifier | modifier le code]

  • Rick Geary a réalisé un journal fictif, écrit par un contemporain de Lizzie à Fall River, comme base de sa bande dessinée The Borden Tragedy: A Memoir of the Infamous Double Murder at Fall River, Massachusetts, 1892. NY: NBN Pub., 1997. C'était le premier titre de sa série : A Treasury of Victorian Murder.
  • Dans l'univers Marvel, son âme est réincarner pour servir dans une des Lethal Legion.
  • Un périodique. the Lizzie Borden Quarterly (le trimestriel de Lizzie Borden) comporte une BD intitulée "Princess Maplecroft".

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Mlle Borden apparaît également en tant que personnage dans Monkeybone (2001), Joe Killionaire (2004), et Saturday the 14th Strikes Back (1988), jouée respectivement par Shawnee Free Jones, Alice Alyse, et Lauren Peterson.
  • Le film National Lampoon's Class Reunion (1982) se déroule dans le lycée fictif de Lizzie Borden.
  • Le personnage de Lizzie Borden est également présent dans le film Le Territoire des ombres : Le secret des Valdemar, (2013) de José Luis Alemán.

Musique[modifier | modifier le code]

  • Lizzie était l'héroîne du Chad Mitchell Trio's, nommé avec justesse Lizzie Borden / You Can't Chop Your Poppa Up in Massachusetts (Lizzie Borden / Tu ne dois pas hacher ton papa dans le Massachusetts, NdT ). Il a été écrit par Michael Brown pour New Faces of 1952.
  • Elle était également le thème de Oh, Mother Borden une chanson de la fin des années 1980 du groupe britannique satirique The Dubious Brother.
  • La chanson She Took An Axe du groupe thrash metal Flotsam and Jetsam raconte l'histoire de Lizzie, la présentant comme une femme sous l'emprise du démon, traitant le sujet avec humour.
  • Alice Cooper dans on album de 1978 From the Inside a enregistré la chanson Inmates (We're all Crazy), ou il reprend les deux premiers vers de la comptine faite sur Lizzie.
  • Le groupe féminin "Lizzie Borden And The Axes" a réalisé plusieurs enregistrements dans les années 1980.
  • Le groupe "The Liz Borden Band's" est dirigé par la chanteuse Elizabeth Borden.
  • Le groupe américain de glam metal Lizzy Borden a adopté son nom.
  • Lizzy Borden est citée en 2006-2007 sur la chanson de Spectrum-X 3:15 A.M - tirée de l'album Tea Party With Zombies
  • Le groupe américain de Death/Grind Macabre a une chanson intitulé Lizzie Borden sur l'album Grim Scary Tales.

Parc d'attractions[modifier | modifier le code]

Pour Halloween Horror Nights VI à l'Universal Resort d'Orlando en Floride, Lizzie Borden a eu droit à sa propre pièce dans la nouvelle maison hantée. La scène place les visiteurs dans la chambre à coucher des parents avec deux cadavres coupés en morceaux. Lizzie surgit alors hors du placard avec une hache dans ses mains.

Romans[modifier | modifier le code]

  • Le livre Haunted de Kelley Armstrong, cinquième de la série Women of the Overworld, met en scène le personnage d'Eve Levine, qui rencontre Lizzie dan le monde des fantômes, forcée de revivre le crime éternellement.
  • Angela Carter a écrit une nouvelle intitulée The Fall River Axe Murders, sur les événements conduisant aux meurtres, ainsi que la nouvelle Lizzies Tiger, une drôle d'histoire parodiant les contes pour enfants.
  • Dans la nouvelle d'Avram Davidson The Deed of the Deft-Footed Dragon, un dirigeant exilé de Tong, tue le vieux Borden et sa "concubine".
  • Dans le roman de Mary Higgins Clark, No Place Like Home (Rien ne vaut la douceur du foyer), le personnage principal est comparé à Lizzie Borden pour avoir tué sa mère étant enfant.
  • Evan Hunter (Ed McBain) a écrit un récit fictif du meurtre dans son livre Lizzie.
  • The Black Bonspiel of Wullie MacCrimmon de W.O. Mitchell met en scène Mlle Borden dans un rôle secondaire.
  • Dans Dix petits nègres (And Then There Were None), également d'Agatha Christie, chapitre 11, le détective Blore compare la façon dont Mr Rogers est tué (coups de hache à la tête) à une autre affaire qu'il ne nomme pas et qui correspond à la description du meurtre des Borden.
  • Elizabeth Engstrom a écrit un roman intitulé Lizzie Borden, publié par Tor Books en 1981. La plupart des éléments de la vie de Borden sont intégrés au roman.
  • Walter Satterthwait: Miss Lizzie, publié en 1989. The Return of Miss Lizzie, publié en 2005. L'action se déroule en 1921 et en 1924.
  • Dans la nouvelle de Maxine O'Callaghan, An Insignificant Crim (un petit délit, NdT), un commerçant et son gendre se demande s'il faut arrêter ou non la jeune demoiselle qui vient au magasin et vole des petits articles car son père est un homme puissant. Ils décident de ne pas l'interrompre et on apprend dans les dernières lignes que le nom de la voleuse est Miss Borden et que l'article qu'elle choisie de voler ce jour-là est une hache.

Télévision[modifier | modifier le code]

  • Un épisode d'Alfred Hitchcock présente intitulé The Older Sister (saison 1, épisode 17) raconte à nouveau l'histoire de Borden en impliquant un autre membre de la famille.
  • Dans l'épisode 10 du populaire soap australien Prisoner, la détenue Lizzie Birdsworth prétend que son nom est en fait une sorte de surnom dérivé de Lizzie Borden pour effrayer la nouvelle détenue Helen Masters à qui elle demande comiquement de réclamer sa hache aux gardiens.
  • La série Le Petit Malin sur Disney Channel fait une allusion aux meurtres des Borden dans un épisode où Yvette et quelques amis prétendent être des « meurtriers à la hache » et chantent la comptine bien connue.
  • L'épisode d'Angel, Exorcisme (I've Got You Under My Skin), prétend que Lizzie Borden était possédée par un démon ethros, ce qui est censé expliquer les meurtres. Un autre épisode d'Angel, L'horreur sans nom (Inside Out), émet l'hypothèse que Borden a tué ses parents nue pour éviter d'avoir du sang sur ses vêtements.
  • Le nom de Lizzie Borden a été brièvement cité dans un épisode d'Histeria!, une série d'animation pour les enfants sur la chaîne américaine Warner.
  • Dans la série Time Squad de la chaîne américaine Cartoon Network, Lizzie Borden faisait partie d'une équipe de malfaiteurs recrutés par Alfred Nobel, avec d'autres personnages maléfiques, pour pouvoir créer le Prix Nobel.
  • Les Traqueurs de fantômes (Ghost Hunters), ou TAPS, de la chaîne américaine Sci Fi recherchent des phénomènes paranormaux dans la maison de Lizzie Borden dans l'épisode 12 de la saison 2.
  • le 23 janvier 2007 la chaîne américaine Crime & Investigation a diffusé un documentaire sur la Lizzie Borden des contes et légendes.
  • Dans l'épisode Tag Sale! You're It de la série The Venture Brother's, Henchman 21 et Henchman 24 débattent de qui gagnerait un combat au poing imaginaire, Anne Frank ou Lizzy Borden.
  • En 2004 la chaîne Discovery diffusa un documentaire intitulé Lizzie Borden took an Axe. Dans ce documentaire, une paire de détectives utilisent les techniques modernes de la médecine légale pour innocenter Bridget Sullivan et prouver que Lizzie aurait pu être la tueuse.
  • Dans l'épisode Le fan (Wannabe) de la série Les Experts : Miami un jeune passionné de la médecine légale à ce qu'il prétend être la hache de Lizzie Borden dans son musée privé. Il est tué plus tard avec la hache.
  • Dans l'émission Good Eats sur Food Network, Alton Brown a une hache dans la main et parle de tuer un poulet. Il dit qu'il ne veut pas faire sa Lizzie Borden avec le poulet car il parle.
  • Dans l'épisode 16 de la saison 5 de Frasier, Nikos, le cousin de Frasier, dit que sa fiancée adore jouer à faire perdre la tête à ses parents, Frasier réplique "Oui, comme le faisait Lizzie Borden".
  • Dans "Les Feux de l'amour", l'un des pseudonymes que Jana Hawkes utilise pendant sa cavale est "Elisabeth Borden".
  • Dans la série "Warehouse 13" (saison 2 ep 12), un artéfact est identifié comme étant le poudrier de Lizzie Borden et pousserait la personne regardant son reflet dans le poudrier à tuer les personnes qu'elle aime le plus au monde.
  • Dans Les Enquêtes de Murdoch, épisode 5 de la saison 3 "Suspects multiples"), l'inspecteur Brackenreid fait référence à l'affaire Lizzie Borden ; une femme étant suspectée d'avoir tué son père de plusieurs coup de hache. L'épisode se déroule chronologiquement quelques années après l'histoire de Fall River.
  • Dans l'épisode 22 de la saison 8 de Supernatural, Dean Winchester parle de Lizzie Borden comme étant possédée par un démon.

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Lillian Gish joua Effie Holden, un personnage inspiré de Mlle Borden, dans la pièce produite à Broadway en 1933 Nine Pine Street.
  • A Memory of Lizzie de David Foxton est extrait du drame d'anthologie Sepia And Song, 1987, ISBN 0-17-432409-X.
  • Blood Relations de Sharon Pollock créé au Theatre Tree, à Edmonton au Canada en 1980. La pièce se déroule en 1902, mais la "séquence du souvenir" se situe en 1892, à Fall River, dans le Massachusetts. Elle explore les événements amenant au procès.
  • Alexander Woollcott du New Yorker magazine était fasciné par Lizzie et avait commenté son histoire dans ses émissions de radio des années 1930. Lui, et son intérêt pour le meurtre des Borden, ont servi de modèle au personnage de Sheridan Whiteside dans la pièce de George S. Kaufman and Moss Hart The Man Who Came to Dinner.
  • The Testimony of Lizzie Borden d'Eric Stedman est un docudrama se déroulant dans une reproduction exacte du salon des Borden, et rejouant la majeure partie du témoignage donné par Lizzie au cours de l'enquête, créé au Theatre on the Towpath à New Hope en Pennsylvanie en 1994, et présenté à Fall River en 1995.
  • Lizzie Borden's Tempest de Brendan Byrnes fut joué au New York International Fringe Festival en 1998. Pendant que Lizzie lit le rôle de Miranda dans La Tempête (The Tempest) avec son club de théâtre, l'ouragan de Shakespeare ressuscite et réunie la famille Borden. L'idée centrale de la pièce est basé sur un programme réel présenté à la société historique de Fall River qui classe une "Miss Borden" jouant le rôle de Miranda dans la La Tempête (The Tempest).
  • La première de Lizzie Borden: The Musical, livret de Christopher McGovern, paroles de Christopher McGovern et Amy Powers, musique de Christopher McGovern fut joué en 2004 au Stoneham Theatre dans le Massachusetts.
  • Lizzie Borden: a Rock & Roll Road Show, de Tim Maner et Steven Cheslik-DeMeyer, créé par la Tiny Mythic Theater Company, en 1990. En 1994, une version longue du spectacle a été jouée au HERE à New York.

Adoption du nom[modifier | modifier le code]

En raison de sa renommée et de son infamie, plusieurs femmes ont adopté le nom "Lizzie" ou "Lizzie Borden". (cf Lizzie Borden dans Wikipédia anglophone pour une liste et Borden dans Wikipédia francophone)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. en français dans le texte, NdT
  2. Inquest Testimony of Lizzie Borden,(La déposition de Lizzie Borden), University of Missouri–Kansas City, Famous Trials
  3. a, b, c, d, e, f, g, h et i Did Lizzie Borden kill her parents with an ax because she was discovered having a lesbian affair? (Est-ce que Lizzie Borden a tué ses parents avec une hache car ils avaient découvert qu'elle était lesbienne ?), The Straight Dope
  4. Testimony of Bridget Sullivan in the Trial of Lizzie Borden, (La déposition de Bridget Sullivan au procès de Lizzie Borden), University of Missouri, Kansas City, Famous Trials
  5. Lizzie Borden Unlocked! Curious Chapbooks & Hysterical Histories, Yellow Tulip Press
  6. Lizzie Borden Took An Ax (Lizzie Borden pris une hache), Crime Library
  7. (en) « Lizzie Borden Dies », sur The New York Times
  8. (en) « Few at Borden Burial », sur The New York Times
  9. (en) « Bequest for Tomb of Slain Father », sur The New York Times
  10. Lizzie Borden Bed & Breakfast

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Un certain nombre de travaux exposant différentes théories ont été écrits au sujet du crime. Parmi ceux-ci :

  • Brown, Arnold R. Lizzie Borden: The Legend, the Truth, the Final Chapter. Nashville, TN: Rutledge Hill Press, 1991, ISBN 1-55853-099-1.
  • de Mille, Agnes. Lizzie Borden: A Dance of Death. Boston: Little, Brown and Co., 1968.
  • Kent, David Forty Whacks: New Evidence in the Life and Legend of Lizzie Borden. Yankee Books, 1992, ISBN 0-89909-351-5.
  • Kent, David The Lizzie Borden Sourcebook. Boston: Branden Publishing Company, 1992, ISBN 0-8283-1950-2.
  • King, Florence. WASP, Where is Thy Sting? Chapter 15, "One WASP's Family, or the Ties That Bind." Stein & Day, 1977, ISBN 0-552-99377-8 (1990 Reprint Edition).
  • Lincoln, Victoria. A Private Disgrace: Lizzie Borden by Daylight. NY: G.P. Putnam’s Sons, 1967, ISBN 0-930330-35-8.
  • Masterton, William L. Lizzie Didn’t Do It! Boston: Branden Publishing Company, 2000, ISBN 0-8283-2052-7.
  • Pearson, Edmund Lester. Studies in Murder Ohio State University Press, 1999.
  • Spiering, Frank. Lizzie: The Story of Lizzie Borden. Dorset Press, 1991, ISBN 0-88029-685-2.
  • Sullivan, Robert. Goodbye Lizzie Borden. Brattleboro, VT: Stephen Greene Press, 1974, ISBN 0-14-011416-5.
  • Evan Hunter a réalisé une vidéo intitulée Reopened: Lizzie Borden with Ed McBain, dans laquelle plusieurs historiens présentent leurs théories sur le meurtre des Bordens. Il donne à la fin sa théorie basée sur ses recherches pour son livre Lizzie. (cf supra)

Il y a également une revue scientifique sur Lizzie Borden, Fall River et l'époque victorienne américaine :

  • The Hatchet: Journal of Lizzie Borden Studies. PearTree Press.

Liens externes[modifier | modifier le code]