Laroque-des-Albères

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Laroque-des-Albères
Image illustrative de l'article Laroque-des-Albères
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Argelès-sur-Mer
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Christian Nauté
2014-2020
Code postal 66740
Code commune 66093
Démographie
Gentilé Rocatins, Rocatines
Population
municipale
2 128 hab. (2011)
Densité 104 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 26″ N 2° 55′ 58″ E / 42.5238888889, 2.9327777777842° 31′ 26″ Nord 2° 55′ 58″ Est / 42.5238888889, 2.93277777778  
Altitude Min. 31 m – Max. 1 245 m
Superficie 20,51 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.laroque-des-alberes.fr

Laroque-des-Albères est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Rocatins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Laroque-des-Albères[1],[2]
Saint-Génis-des-Fontaines Palau-del-Vidre
Villelongue-dels-Monts Laroque-des-Albères[1],[2] Sorède
L'Albère La Jonquera
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune connait deux zones distinctes : au nord, la plaine, zone de cultures fruitières et viticole, et, au sud, la zone montagneuse, qui s'élève jusqu'à 1252 m (Puig Neulos), essentiellement forestière (chênes-liège, châtaigniers notamment). Le village s'étend sur la zone intermédiaire entre la plaine et la montagne.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est arrosé par plusieurs rivières prenant leur source dans le massif des Albères[3] :

  • Ribera de la Roca, affluent du Tech et ses affluents de l'amont vers l'aval :
    • Còrrec del Roc dels Tres Termes (RG)
    • Còrrec del Pou (RD)
    • Còrrec del Coll de l'Ullat (RG)
      • Còrrec del Puig d'Orella (RG)
    • Còrrec de Jaca (RG)
    • Còrrec de les Teixoneres (RD)
    • Còrrec de Mata Porcs (RD)
    • Còrrec de la Font del Pomer (RD)

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes menant à Laroque-des-Albères[4] :

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est La Roca d'Albera[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les traces d'occupation humaine sur le territoire de la commune de Laroque remontent au moins jusqu'à la période préhistorique, en témoignent les nombreuses découvertes archéologiques et un dolmen néolithique : La Balma del Moro. Laroque est mentionnée pour la première fois au IXe siècle sous le nom Roca Frusindi du nom de son possesseur : Frusindus. Il s'agit d'un ancien fundus d'origine wisigothique.

Au haut Moyen Âge l'actuel territoire de Laroque comptait cinq paroisses rurales : Roca-Vella, Tanya, Alamanys, Galicie et Laroque. Quatre de ces paroisses furent réunies au château de Laroque entre le XIIe et le XIVe siècle. L'ancien village de Laroque fut, dès le Moyen Âge, articulé autour du château seigneurial à l'intérieur des remparts. C'est dans le château de Laroque que le roi de France Philippe III le Hardi rencontra le roi de Majorque lors de la Croisade d'Aragon. Dès le XVIIe siècle, le village commença sa croissance en dehors des remparts, vers le nord, formant un "faubourg". Aujourd'hui le village est bien plus étendu et englobe, au nord, l'ancien hameau de Tanya.

Roca-Vella

Au Xe siècle est mentionnée la Villa Rochas dite aujourd'hui Villa Vella

Tanya

Ce lieu est cité dès le IXe siècle. On y cite la Cella Saint-Félix et la Celle Saint-Julien, établissements quasi monastiques rattachés à l'évêque d'Elne. Dans son Testament daté de 1187, dame Alisende déclare: «Je laisse mon corps au monastère de saint-Génis...En outre, je laisse audit monastère, comme alleud, toute ma partie d'une borde aux environs de SaintFélix de Tanya, que tenait Raimond Saurina, avec les hommes et les femmes, de sorte qu'après le décès de mon mari Pierre de Saint-Martin, ledit monastère possède librement cette borde. Je laisse aux clercs de Saint-Félix de Tanya un muid inter panem et vinum. Je laisse à Saint-Julien de Tanya, cent sols barcelonais qui seront versés l'an accompli après mon décès. Si toutefois cette somme ne leur était pas versée, les recteurs du lieu de Saint-Julien tiendront mon champ de Condamine et ma vigne de Gavarra jusqu'à ce que cette somme leur soit acquittée... »

Alamanys
Galicie

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis 1989
Période Identité Étiquette Qualité
1989 mars 1995 Pierre Romengas    
mars 1995 mars 2008 Maryse Armada    
mars 2008 septembre 2008 Jean-Pierre Bagate[6]   démissionnaire
octobre 2008 en cours Christian Nauté[7]'[8]    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1709 1720 1730
120 f 92 f 91 f 73 f 57 f 34 f 136 f 151 f 153 f
1765 1767 1774 1789 - - - - -
600 H 715 H 859 H 170 f - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 2 128 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
786 937 1 018 1 154 1 173 1 182 1 003 1 303 1 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 325 1 209 1 300 1 241 1 168 1 231 1 296 1 245 1 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 254 1 167 1 108 968 991 884 905 795 828
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
853 831 984 1 126 1 508 1 909 1 941 2 128 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fêtes patronales : 3 février et 1er août[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 360 €[12].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Longtemps tourné vers l'agriculture le village connait un nouveau développement grâce au tourisme vert. Sa proximité des côtes rousillonnaises en fait un lieu de villégiature et un point de départ des randonnées.

La population s'accroit grâce à l'arrivée de retraités et de citadins qui fuient les villes du bord de mer. Une zone d'activité artisanale a été créée.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments let lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Philippe III le Hardi (1245-1285) : roi de France, qui rencontra à Laroque le roi de Majorque Jacques II ;
  • Jean Chaubet (1815-1871) : homme politique né à Laroque-des-Albères ;
  • Marcel Darné (1901-1970) : joueur de rugby à XV né à Laroque-des-Albères, champion de France avec l'U.S.A.P en 1925 et finaliste en 1924 ;
  • Lucien Jeunesse (1918-2008) : animateur de radio, demeura plusieurs années à Laroque sur la route des Mas catalans.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Laroque-des-Albères Blason Coupé de gueules et d'argent aux trois rocs d'échiquier de l'un en l'autre mal ordonnés, à la bordure denticulée du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Photographies[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. Carte IGN 2549 OT
  4. Carte IGN 2649 OT
  5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. Mairie de Laroque-des-Albères, Compte-rendu de la séance du 6 octobre 2008, consulté le 30 juillet 2010
  8. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  11. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  12. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).