Les Cluses

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Les Cluses
Mairie des Cluses
Mairie des Cluses
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Céret
Intercommunalité Communauté de communes du Vallespir
Maire
Mandat
Alexandre Puignau
2014-2020
Code postal 66480
Code commune 66063
Démographie
Gentilé Clusiens, Clusiennes
Population
municipale
261 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 29′ 13″ N 2° 50′ 21″ E / 42.4869444444, 2.8391666666742° 29′ 13″ Nord 2° 50′ 21″ Est / 42.4869444444, 2.83916666667  
Altitude Min. 103 m – Max. 368 m
Superficie 8,91 km2
Localisation

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Les Cluses est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Clusiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune des Cluses est située dans le canton de Céret et dans l'arrondissement de Céret, à l'extrémité occidentale du massif des Albères, au nord du col du Perthus et le long de la vallée de la Rome. La commune est proche de Maureillas-Las-Illas, à l'ouest, du Perthus, au sud, de L'Albère, à l'est, et du Boulou, au nord[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes des Cluses[1]
Le Boulou
(par un quadripoint)
Montesquieu-des-Albères
Maureillas-las-Illas des Cluses[1] L'Albère
Le Perthus

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 3, correspondant à une sismicité modérée[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le cours d'eau principal est la rivière de la Rome qui traverse la commune du sud vers le nord. Après avoir pris sa source au sud-est sur le territoire de la commune de L'Albère, elle conflue dans la rivière de Maureillas, elle-même un affluent du Tech, sur le territoire de Maureillas-Las-Illas. Cette rivière possède de nombreux affluents, parmi lesquels, sur le territoire des Cluses[1] :

  • Le Còrrec del mas d'en Taulera (rive droite) ;
  • Le Còrrec del Noguer (rive gauche) ;
  • Le Còrrec d'en Mallol (rive droite).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
  • D900 en provenance du Boulou au nord
  • D13B en provenance de Maureillas-las-Illas à l'ouest
  • D900 en provenance du Perthus au sud
  • L'A9 traverse la commune du nord au sud et l'entrée la plus proche en est au Boulou.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village se divise entre La Cluse Basse, hameau situé dans la vallée, et La Cluse Haute, autre hameau situé en surplomb et à proximité des anciennes fortifications. De nouveaux quartiers se sont développés dans la vallée dans les secteurs du Mas d'en Forcada et du Mas d'en Payrot[1]

Logement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune en français est un calque du nom catalan Les Cluses[3]. Jusqu'au 19 novembre 1984, la commune s'appelait L'Écluse[4].

Le lieu est mentionné dès 673 dans un texte en latin de Julien de Tolède sous la forme Castrum clausuras qui désigne une place fortifiée (Castrum) protégeant un passage étroit (clausuras). Au IXe siècle, clausuras est raccourci en clusas, au sens proche, dérivé du verbe cludere signifiant « fermer ». Le mot dérive peu à peu pour aboutir au catalan Les Cluses, la forme au singulier La Clusa, majoritaire au cours du moyen âge, finissant par laisser place à la forme plurielle. En français, des auteurs, dès le XIIIe siècle, écrivent à tort « L'Écluse » — on aurait fort à faire à trouver une écluse dans la région. Lors de la Révolution française, à la création des communes en 1790, celle-ci est nommée d'après cette forme erronée. Malgré des protestations officielles en 1836, lors desquelles la municipalité réclame que le village soit renommé La Clusa, ce nom est conservé[5] jusqu'en 1984, où un calque du catalan est adopté.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monument aux morts

Pendant la période gallo-romaine, Clausuras, est situé sur la Via Domitia.

Les Cluses devient commune en 1790. Elle fusionne le 1er février 1837 avec la commune de L'Albère sous le nom de Perthus, mais redevient indépendante dès le 29 novembre 1837. Le 29 avril 1851, un morceau de territoire lui est amputé, ainsi qu'à la commune de L'Albère, afin de former, définitivement cette fois, la nouvelle commune du Perthus[6].

Le 1er janvier 2014, la commune intègre la Communauté de communes du Vallespir[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Canton[modifier | modifier le code]

En 1790 la commune de L'Écluse est incluse dans le canton d'Argelès au sein du district de Céret. Elle est rattachée au canton de Laroque en 1793 puis est transférée au canton de Céret en 1801, dont elle fait toujours partie aujourd'hui[6],[8].

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 en cours Alexandre Puignau[9]'[10]    
Localisation Des Cluses dans le Vallespir

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune est membre du SIVU du Tech, dont le président est le maire de Les Cluses, Alexandre Puignau[11].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720 1730
19 f 25 f 5 f 8 f 7 f 11 f 14 f 22 f 25 f
1755 1767 1774 1789 - - - - -
31 f 112 H 25 f 20 f - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 261 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
130 121 100 155 263 345 397 244 129
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
147 114 101 105 98 111 107 142 99
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
101 93 82 83 71 70 59 54 52
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
49 67 115 148 165 219 240 246 261
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête communale : dernier dimanche de juillet[14].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 31 517 €[15].

Emploi[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges des fortifications romaines des Cluses[modifier | modifier le code]

Deux ensembles de fortifications romaines sont situées en surplomb de la Via Domitia, de chaque côté de la Rome. Le fort de La Cluse constitue l'ensemble de la rive droite et est situé près de la Cluse Haute. Le château dit "des Maures" constitue l'ensemble de la rive gauche et avait une forme de trapèze de 80 mètres de large et 140 mètres de long. Il comptait 3 tours carrées. Plusieurs fois remaniées, certains éléments de ces fortifications ont été utilisés jusqu'au XVIIIe siècle. Enfin, en contrebas de ces deux ensembles et directement sur la Via Domitia se situe la Porte des Cluses, ancien lieu de péage et frontière entre l'ancienne Gaule et l'ancienne Hispanie.

L'église Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

L’église, construite à La Cluse-Haute est un joyau de l’architecture préromane et romane.

Elle fut apparemment construite au Xe siècle et a été remodelée aux XIe, XIIe et XIVe siècles. Elle se compose de trois nefs voûtées en plein cintre outrepassé s’ouvrant sur trois absidioles semi-circulaires voûtées en cul-de-four, ces dernières communiquent entre elles par un passage étroit propre à la tradition préromane.

On y trouve quelques fragments de fresques datées du XIIe siècle et qui sont de la même main que celles de Saint-Martin de Fenollar ; dans l’abside principale on peut encore apercevoir un Christ en majesté entouré de l’alpha et de l’oméga.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • B. Boivin, Sur les chemins éternels des Albères : Le Perthus, Le Boulou, Les Cluses, Latour-Bas-Elne, B. Boivin, coll. « La quête aux trésors »,‎ 2012
  • L'église Saint-Nazaire, document de la Mairie: collection "le temps de l'histoire".

Articles[modifier | modifier le code]

  • Marie-Louise Blangy, « Les Cluses – Galla Placidia », Cahiers de la Rome, no 16,‎ 2007, p. 37-40 (ISSN 1248-1793)
  • Georges Castellvi, « Les fouilles du fort de la Cluse Haute », Cahiers de la Rome, no 9,‎ 2000, p. 43-44 (ISSN 1248-1793)
  • Georges Castellvi, « Fiche-site. Les Cluses. Forts romains », Cahiers de la Rome, no 12,‎ 2003, p. 76-80 (ISSN 1248-1793)
  • Georges Castellvi et Pierre Cantaloube, « Plus de 200 ans de routes, les routes entre la Cluse del Mig et le Perthus de l'époque romaine à nos jours », Cahiers de la Rome, no 21,‎ 2012, p. 47-56 (ISSN 1248-1793)
  • Jacques Chotard, « Saint-Nazaire, martyr, patron de l’église de la Cluse Haute », Cahiers de la Rome, no 12,‎ 2003, p. 67-68 (ISSN 1248-1793)
  • Jacques Chotard, « Les Cluses, entre mairie et école », Cahiers de la Rome, no 13,‎ 2004, p. 73-76 (ISSN 1248-1793)
  • Jacques Chotard, « Légionnaires d’antan nés aux Cluses – Le Perthus (XIXe s.) », Cahiers de la Rome, no 14,‎ 2005, p. 53-56 (ISSN 1248-1793)
  • V. Moresmau et Georges Castellvi, « Le Moulin (Les Cluses) ou Vue du fort de Bellegarde par M.Melling (vers 1820) », Cahiers de la Rome, no 20,‎ 2011, p. 43-50 (ISSN 1248-1793)
  • A. Vignaud, « L’âge de Bronze aux Cluses Basses », Cahiers de la Rome, no 13,‎ 2004, p. 18-33 (ISSN 1248-1793)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Carte IGN sous Geoportail
  2. « Plan séisme »
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Fiche de la commune des Cluses, dans le Code géographique officiel, publié sur le site de l'INSEE
  5. Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra,‎ 1990, 796 p.
  6. a et b Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  7. Martial Mehr, L'Indépendant, Le Perthus, Les Cluses et L'Albère rejoignent l'intercommunalité, 6 janvier 2014
  8. Notice Cassini de Les Cluses
  9. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010.
  10. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  11. L'indépendant du 17/06/13
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  14. Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  15. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).