Sorède

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sorède
Sureda
Image illustrative de l'article Sorède
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Argelès-sur-Mer
Intercommunalité Communauté de communes des Albères et de la Côte Vermeille
Maire
Mandat
Yves Porteix
2014-2020
Code postal 66690
Code commune 66196
Démographie
Gentilé Sorédiens, Sorédiennes
Population
municipale
3 050 hab. (2011)
Densité 88 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 31′ 53″ N 2° 57′ 27″ E / 42.5313888889, 2.957542° 31′ 53″ Nord 2° 57′ 27″ Est / 42.5313888889, 2.9575  
Altitude Min. 42 m – Max. 1 241 m
Superficie 34,54 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte administrative des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Sorède
Sureda

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées-Orientales

Voir sur la carte topographique des Pyrénées-Orientales
City locator 14.svg
Sorède
Sureda

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sorède
Sureda

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sorède
Sureda

Sorède est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales, la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Sorédiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de Sorède comporte 3 460 hectares dont 850 de plaine entre 38 et 120 mètres d'altitude, ainsi que 2 610 hectares de montagne entre 120 et 1 257 m d'altitude (soit les deux tiers du territoire global).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Sorède[1],[2]
Palau-del-Vidre Saint-André
Laroque-des-Albères Sorède[1],[2] Argelès-sur-Mer
La Jonquera
(Espagne)
Espolla
(Espagne)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La montagne dessine trois chaînons qui enclavent deux vallées principales : la vallée de la Fargue, plus connue comme « vallée Heureuse » à l'ouest ; et la vallée de Lavail à l'est. Le point culminant de la commune est le pic du Néoulous (1 257 mètres).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

On compte deux cours d'eau : la rivière de Sorède : le Tassio, et la Massane.

Le village est bâti en piémont de la montagne de part et d'autre du Tassio.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

En catalan, le nom de la commune est Sureda[3].

Le nom de Sorède vient du latin suber : liège, à laquelle c'est ajouté le suffixe -eta, donnant subereta : « forêt de chênes-lièges ». On trouve de nombreux toponymes avec la même origine dans tout le Roussillon. Sorède est mentionnée dès le IXe siècle sous l'appellation Suvereda, ce nom se transforma en Sureta, puis Sureda, francisé en Sorède au XVIIIe siècle.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines du village sont difficiles à dater. Il semblerait que le site ait été occupé depuis le Néolithique.

Le village est mentionné pour la première fois en l'an 898 dans un registre juridique où il est désigné sous le nom de locum Sunvereta. Le château seigneurial fut bâti aux alentours de l'an 950.

En 1175 le roi Alphonse II d'Aragon désigne le comte Durban comme seigneur de Sorède, sa lignée se perpétua jusqu'en 1264. Ensuite Jacques Ier d'Aragon donne la seigneurie à Arnaud de Castelnou, à sa mort son épouse Béatrice de Château-Roussillon en hérite, mais en 1344 Pierre IV d'Aragon dépossède Jacques II de Majorque de son royaume et nomme Rocasalva seigneur de Sorède.

La seigneurie passe à plusieurs familles jusqu'en 1598, avant de passer à Gaston de Foix et Béarn, damoiseau de Perpignan. Son épouse Jeanne de Vilaplana lui succède et est à l'origine de la destruction du vieux château d'Ultrère en 1675. La seigneurie passe ensuite à la famille d'Oms par le mariage de la fille de Jeanne de Vilaplana avec Jean d'Oms. François-Xavier d'Oms sera le dernier seigneur de Sorède à la Révolution.

La commune de Lavail est rattachée à celle de Sorède le 18 décembre 1822[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
1966 mars 1989 André Cavaillé    
mars 1989 en cours Yves Porteix[5],[6],[7] UDF puis MoDem  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie ancienne[modifier | modifier le code]

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1378 1470 1515 1553 1643 1720 1730 1767 1774
22 f 18 f 21 f 15 f 24 f 78 f 84 f 495 H 84 f
1789 - - - - - - - -
172 f - - - - - - - -
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaine[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 3 050 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 689 839 939 1 050 1 200 1 218 1 266 1 283
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 318 1 303 1 338 1 273 1 391 1 560 1 617 1 552 1 504
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 585 1 609 1 583 1 452 1 374 1 355 1 318 1 103 1 075
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
1 138 1 164 1 491 1 896 2 160 2 699 2 926 3 050 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2004[9].)
Histogramme de l'évolution démographique


Note : À partir de 1826, le recensement inclut la population de La Vall, annexée à Sorède en 1822.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Le site d'escalade de Notre-Dame du Château, administrativement sur la commune d'Argelès-sur-Mer, mais liée surtout à Sorède est le principal site d'escalade du Massif des Albères.

Au sommet du Puig Naud, le site de vol libre (parapente et deltaplane), http://sorede.blogs.lindependant.com/tag/parapente

Plusieurs itinéraires de rado...

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 988 €[11].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Sorède détient la dernière fabrique mondiale de fouet en micocoulier[12].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église de Sorède

L’église Saint-Assiscle et Sainte-Victoire est mentionnée pour la première fois en 1052, et rebâtie au XIVe siècle dans le style gothique. Cette seconde église disparut à son tour, semble-t-il car elle fut trop petite, il en reste cependant quelques fragments de murs dans le chœur. La troisième église, celle que l'on peut voir aujourd'hui, date des années 1730. Elle renferme notamment un élégant retable du Rosaire du XVIIIe siècle, de style baroque tardif catalan, et des fragments d'un ancien retable du maître-autel détruit au XIXe siècle, également baroque. La majorité des éléments mobiliers sont néogothique, dont les vitraux, de belle facture, issus de l'atelier du Carmel du Mans. Au-dessus de la porte principale, encastré dans le mur, un chapiteau roman, qui provient de l'ancien cloître de l'abbaye Saint-André-de-Sorède.

La chapelle Notre-Dame du Château date XVIIIe siècle, et les ruines du château d'Ultrère (VIIIe ‑ XVe siècles). Le château d'Ultrera se trouve en fait sur le territoire d'Argelès-sur-Mer mais est lié historiquement à Sorède. L'église Sainte-Marie d'Ultrera, en ruines, est l'ancienne chapelle du château d'Ultrera.

L'église Saint-Martin de Lavall est, une église romane (IXe et Xe siècles).

L'église Sainte-Marie-Madeleine de la Veda, autre église romane.

La Vallée des Tortues est un parc animalier présentant plus de trente espèces de tortues.

La Grotte de la Tortue est un abri sous roche de La Vallée de Lavail. Les silex retrouvés dans cette Grotte sont conservés à la Maison du Patrimoine Françoise-Claustre à Céret.[réf. nécessaire]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le père Manuel António Gomes, dit « Padre Himalaya », scientifique d'origine portugaise qui élabora à Sorède (à Notre-Dame du Château) le premier four solaire des Pyrénées-Orientales en 1900.
  • Jean Carbonne dit "mousquit", "el ninou" ou "el ninot" né le 6 novembre 1902 à Sorède et décédé le 13 décembre 1952. Joueur de rugby à XV. Champion de France de rugby à XV avec l'U.S.A.P en 1925 et finaliste en 1924 et 1926. Une sélection en équipe de France de rugby à XV en 1927.Demi de mêlée (1 m 60 60 kg).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sorède Blason D'or au chêne au naturel[13].
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Institut cartographique de Catalogne, « Visualisateur cartographique Vissir » (consulté le 24 août 2013)
  3. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone,‎ 2007 (lire en ligne)
  4. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS,‎ 1986, 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  5. Yves Porteix fit partie des 500 élus qui ont parrainé la candidature de François Bayrou à l'élection présidentielle de 2002.cf. Liste des citoyens ayant présenté les candidats à l'élection du Président de la République de 2002
  6. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  7. [PDF]« Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2104 », sur http://la-clau.net.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  10. a, b, c et d Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France »,‎ 1990 (ISBN 2-7399-5066-7)
  11. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  12. Sureda fa temps par Geroni & Francesc Margail, ed.Terra Nostra, Prades mai 1987
  13. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=5762