Maxime Vuillaume

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Maxime Vuillaume, né à Saclas le 19 novembre 1844 et mort à Neuilly-sur-Seine le 25 novembre 1925, est un ingénieur et pamphlétaire français, personnalité de la Commune de Paris. Chevalier de la Légion d'honneur.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Claude Joseph Vuillaume et Augustine Grégoire son épouse, Maxime Marie Abel Joseph Guillaume, né en Seine-et-Oise (Essonne), est ancien élève de l'École des mines'. Dans sa jeunesse parisienne, il a fréquenté les milieux révolutionnaires. Il est l'auteur, en dehors des 'Cahiers rouges', de nombreux ouvrages de vulgarisation scientifique et a été principalement journaliste après son retour d'exil.

Il fonde en 1871 avec Eugène Vermersch et Alphonse Humbert le Père Duchêne, reprise du nom du journal d'Hébert.

Après la Semaine sanglante, il se réfugie avec Eugène Protot et d'autres communards en Suisse, en passant en mai 1871 par le Jura. Il est alors engagé en 1872 comme secrétaire par l'entrepreneur Louis Favre. Il séjourne à Altdorf dans le canton d'Uri pour les besoins de l'entreprise. Vermersch qui a quitté Londres en 1874 revoit son ami Vuillaume à Altdorf avant de retourner à Genève puis à Londres. Grâce à ses nombreux articles publiés dans La Nature (revue des Sciences) sous le nom de plume Maxime Hélène, il fait connaître l'avancement des travaux au grand tunnel du Gothard et la personne de Louis Favre. Il publie aussi des articles sur les explosifs, son domaine.

En 1878, Louis Favre lui confie, pour les besoins du percement du tunnel, la direction de la fabrique de dynamite installée à Varallo-Pombia au Piémont. En 1882, il est directeur d'une nouvelle fabrique de dynamite en Ligurie. Il retourne ensuite à Paris. Il intervient comme journaliste dans diverse revues et dans L'Aurore. C'est un chroniqueur et mémorialiste de premier ordre, étonnant glâneur de petits faits. Il a été syndic de l'Association des journalistes républicains. Veuf et âgé, il séjourne à la fondation Galignani à Neuilly-sur-Seine et y meurt le 25 novembre 1925.

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Nature, nombreux articles de vulgarisation sous le pseudonyme de Maxime Hélène, 1876 à 1889
  • Les galeries souterraines, Maxime Hélène, Paris : Hachette, 1876
  • La poudre à canon et nouveaux corps explosifs, sous pseudo Maxime Hélène, Hachette, 1878
  • Les nouvelles routes du Globe, sous pseudo Maxime Hélène, G. Masson, 1882
  • Le bronze, sous pseudo Maxime Hélène, Paris, Hachette, 1890
  • Mes cahiers rouges au temps de La Commune, livre souvenirs de mai 1871 (réédition coll. Babel juin 1999).
  • Mes Cahiers rouges (souvenirs de de La Commune) ; 10 cahiers parus entre 1908 et 1914 (réédition intégrale éd. La Découverte avril 2011)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Maxime Vuillaume, Vingt-et-une lettres de Vermersch,
  • Mes Cahiers rouges pendant la Commune, Cahiers de la quinzaine, vol. X, 1914

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