Durango (Biscaye)

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Durango
Blason de Durango
Héraldique
Palais Zabala à Durango
Palais Zabala à Durango
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Biscaye Biscaye
Comarque Durangaldea
District judic. (Début du XIIIe siècle)
Maire Aitziber Idigoras (PNV)
Code postal 48200
Démographie
Gentilé Durangarra
Population 28 691 hab. (2013)
Densité 2 630 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 10′ 00″ N 2° 53′ 00″ O / 43.166667, -2.88333343° 10′ 00″ Nord 2° 53′ 00″ Ouest / 43.166667, -2.883333  
Altitude 119 m
Superficie 1 091 ha = 10,91 km2
Localisation
Localisation de Durango

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Durango
Liens
Site web www.durango-udala.net

Durango est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.
Le nom officiel de la ville, fondée au XIIIe siècle, est Durango.
La ville compte plus de 26 000 habitants au sein de la comarque de Durangaldea sur la rivière Ibaizabal. La ville a une économie fortement tournée vers l'industrie, que ce soit la fabrication de machines-outils ou le transformation du fer.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Julio Caro Baroja [1] a suggéré que le toponyme Durango pourrait dériver du toponyme latin Duranicus, issu lui du nom propre Duranius. Ce nom propre est à l'origine d'un autre des toponymes basque comme Durana.

À l'origine, Duranicus faisait référence à une possession de Duranius, un ager [2] Duranicus, par exemple. L'évolution du toponyme est DuranicusDuranigoDurango.

Au Moyen Âge, le nom de Durango faisait référence à toute la comarque et a été un organisme politique différent de celle de Biscaye. À partir de 1212, Durango est intégré à la Biscaye comme une de ses merindads, maintenant toutefois leurs institutions sont propres et particulières.

À une date indéterminée du Moyen Âge (probablement débuts du XIIIe siècle), on fonde la ville de Tabira de Durango sur son territoire. Tabira sera connue plus tard comme Villanueva de Durango et ce nom sera maintenu jusqu'au XVIe siècle, quand la ville sera connue comme Durango. Parallèlement, la Merindad de Durango se fait connaitre comme Durangaldea, nom de la comarque actuelle.

Géographie[modifier | modifier le code]

Avec une surface de 10,79 km², Durango occupe un espace ouvert sur la rive gauche de la rivière Ibaizabal. Vers le sud, un petit anticlinal, comprimé et fracturé, avec des couches presque verticales, a donné naissance à une ligne de crêtes qui continue vers l'est par les sommets connus comme les monts du durangualdea (Alluitz, Anboto, Mugarra). Dans la commune il faut noter le mont de Mugarra (960 mètres) et la montagne Neberondo (453 mètres), qui forment un petit volume calcaire avec de nombreuses formations de type karstique.

La rivière Ibaizabal, au passage dans la municipalité, reçoit les eaux du ruisseau Mañaria, qui traverse la commune du nord au sud, et du courant Larrinagatxu.

Économie[modifier | modifier le code]

Vue générale de Durango.

L'économie de Durango est basée sur le secteur secondaire et est pleinement industrielle. Elle maintient encore un certain niveau d'activité dans le secteur primaire avec quelques petites exploitations familiales. Le secteur des services a eu une grande avance à la fin du XXe siècle et débuts du XXIe siècle.

Le secteur primaire: centré les quartiers ruraux, peu nombreux de par la faible taille de l'aire municipale, on maintient une activité familiale de produits destinés à la propre consommation ou à la vente sur les marchés de la comarque. Il est normal que cette activité s'effectue comme activité secondaire car la principale est le travail dans l'industrie bien située dans la commune elle-même ou dans les communes voisines.

Le secteur secondaire: un grand développement occupe la majorité de la population active et constitue la principale source de richesse de la ville. La tradition du travail du fer remonte au temps des forges. Ses industries, centrées sur la transformation du métal et plus particulièrement sur la fonderie abandonnent les petites parcelles de terrains urbains pour être se localiser dans les nombreux et nouvelles zones industriels des communes de la comarque. À noter des entreprises du secteur de machine-outils comme Ona Electroerosión, de la quincaillerie, comme Ferretera Vizcaína et le Centre d'Investigación Metalurgica Azterlan.

Le secteur des services: en tant que tête de comarque, Durango centralise les services administratifs, sanitaires et d'enseignement secondaire, baccalauréat et formation professionnelle.

Parmi les écoles de Formation Professionnelle importante, il y a celle de San José, fondée par les frères Maristas en 1904, appelés Maristak.

Le commerce est développée mais l'influence de la capitale de la province, Bilbao, distante de 30 km de la ville, fait que le commerce n'a pas l'essor qu'aurait celui-ci dans une autre ville de rang. L'hôtellerie est remarquable grâce à quelques bons restaurants et la proximité de Bilbao a favorisé l'établissement de quelques établissements hôteliers.

Langue[modifier | modifier le code]

Armoiries de la ville

À Durango, outre l'espagnol (ou castillan), on parle le dialecte biscayen (bizkaiera) du basque avec la caractéristique propre à la comarque. En 1869, L.L. Bonaparte, a classé cette localité dans le sous dialecte occidental et la variété de Gernika.

Comparatif de[3]:

Année 1996

  • Total 22 821
  • Bascophones 7 218
  • Bilingues d'origine 949
  • Neo-bascophones 1 930
  • Neo-bascophones partiels 2 922 * Partiellement hispanisés 905 * Totalement hispanisés 248 * hispanophones 8 649.

Année 2001

  • Total 23 600
  • Bascophones 6 604
  • Bilingues d'origine 1 321
  • Neo-bascophones 3 856
  • Neo-bascophones partiels 959
  • Partiellement hispanophones 226
  • Totalement hispanophones 8 649
  • Hispanophones 7 877

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte de Durango en 1857.

La ville appelée Tabira de Durango et postérieurement Villanueva de Durango et actuellement Durango, ne dispose pas de Carta Puebla (chartae populationis en latin) comme les autres villes basques, mais les historiens situent généralement la date de sa fondation au début du XIIIe siècle, avec une confirmation du for en 1372 par l'infant don Juan. Bien que dans la "Crónica" d'Ibargüen et de Cachopín du XVIe siècle ils disent que Sancho III [4]

  • nommé le Sabio ou le Valiente, a donné des juridictions à la ville de Durango qui agora est Biscaye qui alors jusqu'au lieu de Navarre du peuple et elizate de Hechano de la merindad de Çornoça hera le sien…[5].
  • nombrado el Sabio y de otra manera, el Valiente, dio fueros a la villa de Durango que agora es Vizcaya que entonces hasta el lugar de Navarra del pueblo e anteiglesia de Hechano de la merindad de Çornoça hera suyo

Sancho III a vécu entre 1150 et 1194.

Tabira, serait le nom le noyau primitif et Durango celui de la merindad. Il est ainsi nommé dans la confirmation du for (juridiction) en 1372 et on sait que jusqu'au XVIe siècle elle était nommée Villanueva de Durango. Dans le blason apparaît la référence à Tabira en mémoire de l'origine de cette ville.

Maison de don Carlos à Durango en 1837 (dessin de Isodoro Magués)

Le noyau urbain original se trouve entre les églises de Santa María Uribarri et de Santa Ana, dont la structure a été conservée. Durango, comme une partie de la Merindad du Durangaldea a fait partie du Royaume de Navarre jusqu'à ce qu'en 1200 elle soit incorporée, définitivement, au Royaume de Castille et 12 années plus tard, cette commune a été cédée, en compensation pour les services rendus dans la Bataille de Las Navas de Tolosa, au Seigneur de Biscaye, Diego López II de Haro.

Les guerres des bandes [6] ont eu, pendant le Moyen Âge, une présence active dans la ville. Les différentes maisons nobles qui dominaient la merindad se sont inclinées, quelques-unes du côté gamboíno et d'autres du côté oñacien.

La ville n'est jamais arrivée à faire partie de la Merindad de Durango puisque celle-ci était composée des elizates, c'est-à-dire, par les voisins protégés par la juridiction de la Lur Laua [7] de Biscaye. La ville avait sa représentation dans les Juntes de Guernica.

Un des faits les plus connus de son histoire est celui qu'on nomme Herejía de Durango (Hérésie), qui a eu lieu entre 1442 et 1444, et a été initié par le moine franciscain frère Alonso de Mella, obtenant la promulgation de la Communauté des biens et des femmes. Plus de cent de leurs partisans ont été condamnées à mort et ont été brûlées publiquement dans la rue Kurutziaga. On a érigé une croix du même nom comme monument expiatoire de l'hérésie[8].

Le développement économique de la ville de Durango était basé sur le commerce et l'industrie. Le commerce a été développé car la commune se trouvait sur un point important, dans une des routes qui unissaient la Castille avec les ports de la côte, tandis que l'industrie se basait sur la production des fonderies et des forges.

Pendant la Première Guerre Carliste, Durango a été du côté de Carlos María Isidro. Pendant cette guerre, ce qu'on a appelé le Decreto de Durango (Décret de Durango) a été célèbre, celui par lequel on ordonnait de fusiller les combattants étrangers rendus ou emprisonnés par les troupes carlistes, en désobéissant le "Convenio Lord Eliot" [9]. Il a été aussi occupé par les carlistes pendant la seconde guerre carliste.

La guerre civile à Durango[modifier | modifier le code]

Au XXe siècle, après les élections de février 1936, les requetés [10] de Durango font déjà des pratiques de guérilla en Urkiola et on prépare pour le coup d'État de du 18 juillet [11] Une fois exécuté le coup militaire, le groupe de traditionalistes duranguais, voyant que les forces de la Guardia Civil (Garde Civile, équivalent de la gendarmerie française) ne viennent pas grossir les rangs du soulèvement de l'armée, décident de passer au territoire contrôlé par les insurgés. Ils sont arrêtés le 25 juillet. La défense de la République est organisée par les partis et les syndicats de gauches qui forment le Comité de Défense à Durango. Le PNB est indécis jusqu'au 26. On arrête des partisans du soulèvement et on occupe le collège de Jésuites et les couvents de Santa Susana et San Antonio pour y établir divers services de guerre.

Le 25 septembre 1936 Durango est bombardé, produisant 12 morts et un déchaînement de représailles d'exécution de 22 détenus pour affinité avec les attaquants. Le front est stabilisé dans les alentours de la comarque pendant tout l'automne et l'hiver 1936-1937. Le 31 mars 1937 Emilio Mola [12] ordonne l'attaque générale dans le but d'éliminer le front nord. Ce même jour on bombarde la ville. L'action est effectuée par les avions du 214e escadrille du groupe 24 de bombardement lourd Savoia 21 et chasseurs du type CR-32.

À 8 h 30 du matin, le 31 mars, 5 bombardiers et 9 chasseurs arrivent dans les cieux de Durango en déchargeant 80 bombes de 50 kg. À ce moment avaient lieu des offices religieux dans l'église de Santa María et dans celle du collège des Jésuites. Dans le grand porche de Santa María il y avait aussi le marché. Les bombes détruisent les deux édifices, faisant beaucoup de morts parmi les fidèles ainsi que le couvent de Santa Susana. À 17 h 45, 8 bombardiers et 15 chasseurs effectuent une nouvelle attaque dans laquelle ils déchargent sur la ville 22 bombes de 100 kg et 54 de 50 kg. La seconde attaque a pour objectif la diagonale qui va depuis le cimetière à la rue Zeharkalea, zone très fréquentée par les gens qui vont à l'identification des victimes du bombardement du matin. Les mitraillages des chasseurs font beaucoup de blessés parmi la population civile. Durango manquait de défense antiaérienne.

Le 2 avril on bombarde à nouveau la ville où se trouvait une commission internationale dont la France et la Grande-Bretagne, étudiant les dommages subits par l'attaque précédente. Le 4 elle est bombardée de nouveau.

On estime qu'on a jeté sur la ville de Durango quelque 281 bombes pour un total de 14 840 kg d'explosifs. Les victimes ont été au nombre de 336, on a détruit 71 bâtiments et 234 autres ont été touchées, dont plusieurs églises et couvents.

Le 27 avril on a combattu aux portes de la ville, par son côté est. Les attaques sont formées par des bataillons de requetés et se sont étendus sur la partie nord, afin d'isoler la population. Les troupes de défense se sont retirées vers Bilbao et essayent de mettre en place une ligne de feu dans le quartier de Berna, aux alentours d'Iurreta. Ils restent à Durango quelques miliciens embusqués dans les bâtiments qui font face aux traditionalistes du Tercio de Montejurra qui prennent la ville le 28 avril.

Le 29 juillet on constitue la nouvelle mairie en nommant comme maire Adolfo Uribasterra qui remplace Ramón Oralde qui avait exercé ces fonctions depuis l'entrée des insurgés contre la légitimité républicaine dans la population[11].

Après guerre à nos jours[modifier | modifier le code]

Après la période d'après-guerre le Durangaldea, avec Durango comme capitale régionale, s'ajoute l'industrialisation du pays. De l'ancienne tradition ferronnière et textile, on construit une infrastructure industrielle significative. L'émigration de quelques industries eibarraises qui sont installées dans la vallée de l'Ibaizabal, ainsi que la création de nouvelles entreprises transforment Durango en une ville éminemment industrielle, en soulignant les secteurs des machines-outils et de l'automobile, avec des entreprises avancées en R&D.

Le développement de la ville commence à la fin des années 1970 et prend un grand élan à la fin du XXe siècle, atteignant une population de 28 000 habitants, en déduisant ceux appartenant à l'Iurreta désannexée, et occupant pratiquement, tout le terrain constructible dont dispose la commune.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Palais Zabala.
  • Tour de Lariz. Très réformée et détériorée (en restauration depuis 2007). Sur sa façade on peut noter une série de Barbacane taillés (pour soutenir un balcon ou une projection) et des fenêtres ogivales. En 1483 a découché Isabelle la Catholique quand les fors de Biscaye et de la Merindad de Durango ont juré.
  • Arc de Sainte Ana. C'est la seule porte qui reste des anciennes murailles. Il a été construit en 1566 et a été restauré en 1744. Il est de style baroque. Il montre le blason impérial sur une face, et une niche où se trouve une Vierge.
  • Palais d'Etxezarreta. Château où se trouve le musée d'histoire.
  • Maison consistorial. Style classique et influence napolitaine, à noter leurs façades totalement peintes de fresques avec des histoires, réalisées en 1772. Elle a un certain air napolitain, des artistes de Carlos III. Elles ont été restaurées dans la seconde moitié du XXe siècle en récupérant les peintures qui avaient souffert lors du bombardement de 1937.
  • Palais Garai. De style éclectique, actuelle bibliothèque municipale française, ainsi que le Palacio Cuadra, tous les deux dans le quartier de Kurutziaga.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

San Pedro de Tabira.
  • Sainte María Uribarri ou d'Uribarriko Andra Maria en basque. La basilique de Santa María a été construite adossée à la tour d'Arandoño qui a été utilisée comme clocher. Début du XIVe siècle et est fondamentalement de style gothique auquel se superposent des éléments Renaissance. Ses retables et autres éléments ont été restaurés durant les dernières années. Son immense porche avec couverture de bois qui est la plus grande du Pays basque et sert de marché pour diverses activités s'effectuant à l'abri.
  • Paroisse de Santa Ana, d'architecture herreriane [13] et avec trois nefs a été construite au XVe siècle. Il a subi des réformes très profondes entre les années 1720 et suivantes.
  • Église de San Pedro de Tabira, a la réputation d'être la plus ancienne du territoire historique, est rectangulaire et a des éléments romans et gothiques. Le premier noyau de population de Durango a été établi autour de l'ermitage de San Pedro de Tabira. Il s'agit d'un temple très cher pour les duranguais, qui a été reconstruit au XVIe siècle.
Croix de Kurutzeaga.

Carnaval[modifier | modifier le code]

Le carnaval à Durango est arrivé à avoir beaucoup d'importance qu'il a perdue après la dictature franquiste. Les carnavals commençaient à la ville le dimanche précédent le carnaval. Ce jour, connu avec le nom de basokoipetsu ou txitxiburduntxi, on accueillait généralement les amis ou la famille pour manger sur la base de chorizo et d'autres produits de la cochonnaille, rôtis au feu. Cette coutume est toujours maintenue dans les programmes scolaires.

Les jours de carnaval ont leur dénomination propre, à Durango ils sont appelés eguenzuri (jeudi blanc ou jeudi gras), bariku argi (vendredi lumineux), zapatu erregular (samedi régulier), domeka karnabal (dimanche de carnaval), astelen karnabal (lundi de carnaval) et martitzen karnabal (mardis de carnaval).

À noter que ce ne sont pas véritablement des mots basques pour la plupart.

Un dantzari dansant un aurresku, avec les txistulariak et tambourins au fond, devant la paroisse de San Pío.

L'eguenzuri était publié, ou on lisait le décret municipal dans lequel on rappelait certaines interdictions et bonnes mœurs qui devaient être respectées pendant les festivités. Après la messe principale, la banda de tambours faisait un Passacaille (pasacalle en espagnol) jouant le zortziko [14] et courait un taureau dans le sokamuturra (celui-ci est attaché par le museau). L'après-midi du jeudi Gras on faisait un pèlerinage auquel allaient toutes les autorités et dans lesquels on effectuait différentes danses, dont l'aurresku [15] et l'arin-arin où prenaient part les habitants déguisés et les autorités. Les plus jeunes parcouraient les rues de la ville en demandant de l'argent ou "viandas" et en interprétant des vers, appelés vers d'eguenzuri. Les sommes ainsi récoltées servaient à organiser un goûter.

Dimanche de carnaval était le jour de fête suivant le jeudi. Les groupes cherchaient généralement un financement en chantant des vers. Le programme était semblable à celui du jeudi : passacailles, sokamuturra et pèlerinages.

Lundi, qui était aussi une fête, on sortait déguisé en ours, coutume très répandue dans le pays, et on suivait un programme semblable à celui des jours précédents.

Mardi de carnaval c'était le grand jour des festivités. Sortaient généralement dans les cavalcades des jeunes célibataires déguisés. Par exemple les surandis qui portaient des abarkak et pantalons de berger, avec des sonnailles fixées à la ceinture et un masque avec un grand nez. Ils couraient dans la rue en foulant les flaques d'eau pour mouiller le public qui se concentrait sur les chaussées et taper les avec un châle qu'ils portaient comme une corde. Le jour finissait après le pèlerinage et le discours. Une fois terminé le discours le groupe de tambourins commençaient un passacaille de retrait qui parcourait les tavernes en informant les gens de la fin de la festivité. Ces tambourins et autres personnel qui avaient collaboré a la festivité recevaient une gratification, du vin doux et des gâteaux, et l'alguazil (officier municipal) annonçait au moyen de fusées la fin de cette dernière.

Comme dans le cas du début des festivités de carnaval dans lesquelles on avançait dimanche précédent, celui du txitxiburduntxi, dans la fin arrivait la même chose, la festivité était étendue au Mercredi des Cendres où on effectuait l'enterrement de la sardine (Entierro de la Sardina en espagnol) [16],[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument dédié à fray Juan de Zumárraga au parc de Ezkurdi
  • Tomás Meabe (1879-1915): fondateur en 1903 des Juventudes Socialistas de España [18],[19](JSE)- Jeunesse Socialiste d'Espagne-, organisation des jeunes du PSOE.
  • Eneko Arieta-Araunabeña (1933-2004): connu comme Arieta I, Eneko a été un joueur de football qui a été le plus grand buteur de l'histoire de l'Athletic Club, où il était considéré comme le successeur de Telmo Zarra. Son frère Antón (Arieta II) est aussi un joueur de football de l'Athletic club.

D'autres personnalités du XVIIIe siècle à Durango :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Julio Caro Baroja (Madrid, 13 novembre 1914 – † 18 août 1995), anthropologue, historien, linguiste et essayiste espagnol.
  2. L'Ager est la partie du domaine cultivée selon la classification d'espaces à l'époque romaine. Si nous suivons cette classification : la silva serait le territoire boisé et le saltus la zone naturelle impossible à cultiver sauf cas exceptionnels. Dans les espaces péri urbains à noter les hortus de caractère privé, et les mansos, de caractère latifundistes.
  3. Source : Département de Culture (Vice-conseillère de Politique Linguistique du Gouvernement Basque), EUSTAT. La carte sociolinguistique. Recensements Population et Habitations.
  4. Pas trouvé de trace de ce Sanche III ? ? ?
  5. la Crónica d'Ibargüen et de Cachopín du XVIe siècle
  6. La guerre des bandes opposait les partisans de deux familles: les Oñas et les Gamboins. Les Oñaciens étaient des partisans de la lignée guipuscoane des Oñas. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille. Les Gamboins étaient les partisans de la lignée guipuscoane des Gamboa. Ils étaient alliés aux Agramontais (qui apparaissent pour la première fois au début du XIIe siècle avec Sanche VII le Fort) et le Royaume de Navarre.
  7. La Lur Laua (Terre De niveau) est une ancienne dénomination administrative de Biscaye, en Pays basque (Espagne), qui du temps de la Seigneurie groupait les territoires et les populations qui étaient régies, juridiquement, par le for (fuero) de Biscaye. La législation traditionnelle de la Seigneurie était composée des elizates organisées dans des merindades. Ils restaient hors de la Lur Laua, avec des juridictions différentes, la Ville et les villas, le Durangaldea et les Enkarterri.
  8. Xosé Estévez, José Luis Orella (1996). Euskal Herria. Piedra y memoria. San Sebastián: EDITORIAL: Diario Egin y Editorial Txalaparta. (ISBN 84-89077-42-8).
  9. Le Convenio Lord Eliot ou Convention de Lord Eliott, a été signé en avril 1835 entre le chef carliste Tomás de Zumalacárregui et le pro Isabelle I d'Angleterre Gerónimo Valdés grâce à l'intervention de Lord Eliot, envoyé par le gouvernement britannique, pour cesser les exécutions non-discriminés de prisonniers et promouvoir l'échange de ces derniers.
  10. Les requetés sont les miliciens carlistes espagnols, reconnaissables à leur béret rouge, essentiellement paysans et artisans, défendant « Dieu, la Patrie et le Roi ».
  11. a et b Jon Irazabal Agirre, La guerra civil en el Duranguesado (1936-1937), 2007, publié à: Abadiño : Gerendiaga Elkartea, (ISBN 84-933999-7-3)
  12. Emilio Mola (9 juin 1887 - 3 juin 1937) est un général espagnol, principal instigateur du coup d'État du 17 juillet 1936.
  13. L'architecture herreriane, ou style herrerian, encadrée dans l'architecture de la Renaissance espagnole, suppose l'évolution plateresque vers le purisme classique. Doit son nom à son principal représentant, Juan de Herrera, auteur du Monastère de l'Escorial.
  14. Le zortziko (du basque signifiant de huit ou huitième) est un rythme typique de danse au Pays basque, Navarre et Pays basque français), bien qu'il soit aussi utilisé comme rythme pour accompagner des mélodies chantées (par exemple les vers). C'est une des danses de l'aurresku.
  15. L'aurresku d'honneur (ohorezko aurreskua en basque) est une danse basque qui est dansée comme une révérence. Elle est interprétée par un txistulari (musicien qui joue du txistu et tambourin) et un dantzari (danseur). Cette danse est très populaire dans des mariages, hommages et actes publics dans le nord de l'Espagne, Pays basque, en Navarre et dans une moindre mesure dans quelques zones de la province de Burgos.
  16. Beaucoup de festivités d'Espagne se terminent en brûlant un symbole comme le haragán, le Judas ou l'Entierro de la Sardina, ce dernier s'effectuant dans les fins des carnavals. Avec ces symboles on essaye de représenter les vices, le dévergondage et les sentiments de libération qui apparaissent dans la festivité. C'est pour cela que l'on passe par le feu pour arranger tout cela et retourner à l'ordre. On prend ainsi le feu comme symbole libération et régénération.
  17. Jon Irazabal Aguirre, (1995). Apuntes en torno al carnaval en la villa de Durango. Abadiño, Biscaye. Espagne: Éditions: Gerendiaga elkartea.
  18. Jeunesses Socialistes d'Espagne (JSE) est l'organisation juvénile du Parti Socialiste Ouvrier espagnol. A l'indépendance ou autonomie organique et politique en ce qui concerne le PSOE. Il a été fondé à Bilbao, en 1903 par Tomás Meabe. En 2006, le JSE avait quelque 20 000 jeunes de 14 à 30 ans.
  19. Cadena Ser, 15 septembre 2006
  20. Juan de Herdoiza (Durango (Biscaye), 1697). Architecte espagnol né dans la localité biscayenne de Durango vers 1703. On sait qu'il a été actif dans sa ville natale, pendant la décennie 1730.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]