Mungia

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Mungia
Blason de Mungia
Héraldique
Drapeau de Mungia
Drapeau
Hôtel de ville de Mungia
Hôtel de ville de Mungia
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Biscaye Biscaye
Comarque Uribe
District judic. (Udal / Municipio)
Maire Izaskun Uriagereke Legarreta (PNV)
Code postal 48100
Démographie
Gentilé mungiarra
Population 17 022 hab. (2013)
Densité 327 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 21′ 17″ N 2° 50′ 50″ O / 43.354722, -2.847222 ()43° 21′ 17″ Nord 2° 50′ 50″ Ouest / 43.354722, -2.847222 ()  
Altitude 20 m
Superficie 5 212 ha = 52,12 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mungia.org
Centre-ville de Mungia
Tartaro, au parc d'attraction Izenaduba basoa à Mungia.

Mungia en basque ou Munguía en espagnol est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.
Le nom officiel de la ville est Mungia.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien qu'il y ait des traces qui démontrent que la zone qu'occupe aujourd'hui Mungia (Munguía) a été habitée depuis des temps préhistoriques (il existe un Castro à Berreaga et on a trouvé des stèles, de diverses chronologies, dans les villages voisins), la première référence documentée que nous trouvons date de l'année 1051, quand un abbé de Munguía (Mome Munchiensis abba) confirmait une donation des Seigneurs de Biscaye au Monastère de San Millán de la Cogolla.

On suppose qu'en principe, Munguía (nom qui paraît provenir de Mune-Ganean, en référence à sa situation en bordure de la rivière Butrón), ne serait rien de plus qu'un petit village a la population dispersée, avec l'église comme noyau central, mais peu à peu a acquis une importance relative, dérivée de sa condition de centre administratif ecclésiastique, comme son placement dans un point de passage entre l'intérieur de la seigneurie et la côte, principalement Bermeo, qui commençait à devenir un port d'exportation.

Dans ces conditions, d'importantes familles nobiliaires se sont installées dans les alentours de la population et ont édifié leurs maisons-tour, affirmant son pouvoir économique dans l'exploitation de la terre.

Mais à la suite de la grande crise agricole de la fin du XIIIe siècle, ces lignées se sont vues touchées économiquement et leurs profits réduits. Dans cette situation, elles ont essayé d'améliorer leurs sources de richesse, en employant souvent la ressource la plus facile, la violence : avec le prétexte « de valoir plus », ils se sont combattus entre eux et ont décimé et dépouillé les paysans, en les impliquant dans les luttes de Bandes[1].

Dans la zone de Mungia on retrouve des représentants des deux côtés, la famille Billela étant du côté Gamboin, tandis que les Butrón étaient du côté Oinaz ou Oñaz. La proximité géographique des maisons-tour à tous les deux ont fait que les luttes étaient nombreuses. La ville de Mungia est fille de cette situation, puisque certains des habitants de la zone, au vu les attaques commises par les nobles, ont alors sollicité le seigneur de Biscaye, l'Infant Don Juan, pour obtenir le titre de Villa, et ainsi pouvoir être protégés par une muraille et se défendre des attaques de qui détruisaient leur sol.

De cette manière, le 1er août 1376 naît la ville de Mungia (régie par la juridiction de Logroño) dans le centre de l'anteiglesia du même nom.

Toutes les deux appartenaient à la merindad d'Uribe et comptaient chacune avec leur mairie autonome, ainsi que différents sièges dans les Juntas de Guernica, le n.º 69 pour l'anteiglesia et le 15 pour la Villa.

Mais la nomination de Villa n'a pas évité les luttes dans la zone. Ainsi, des épisodes de conditions diverses, dérivés de la guerre des bandes se succèdent, parmi elles et une des plus importantes des petites escarmouches, il convient souligner la bataille de Berteiz connue comme bataille de Munguía. Elle s'est produite le 27 avril 1479, dans laquelle les côtés Oñaciens et Ganboins, jusqu'à présent ennemis, se sont ralliés pour combattre le comte de Haro. Mais en laissant de côté ces épisodes, la vie agricole à Mungia devait s'avérer assez calme, avec un dévouement économique principalement, avec plusieurs moulins situés dans le bord des multiples ruisseaux qui traversent la zone, outre les petits ateliers d'artisanat installés en ville.

Le devenir quotidien était interrompu à de rares occasions, comme dans l'incendie de 1602, ou dans le plus important, celui de 1778, quand le 9 novembre, ont brûlé 14 des principaux bâtiments de la ville. Depuis ce moment, et en prévention de futurs accidents, les produits inflammables comme la paille, le bois ou le charbon, ont été stockés dans un lieu proche de la ville, connue sous le nom d'Atzekaldeta, par sa situation dans la partie arrière de la ville. Il reste quelques autre sursaut de ce type, le temps avançait calmement tant pour la ville de Mungia que pour l'anteiglesia du même nom. il y avait des organismes indépendants, bien qu'ils soient réunis pour obtenir quelques services et améliorations. De cette manière, l'école était pour toutes les deux et au moment de canaliser l'eau depuis la montagne Gondramendi jusqu'à la ville, les deux mairies ont partagé des frais. Peu à peu, c'étaient chaque fois plus que les choses s'effectuaient en commun et les plus grands problèmes qu'entraînait la dualité, de telle sorte qu'on a été emmené à penser à l'union des deux parties.

Et il a été ainsi fait : le 6 octobre 1900, par une cérémonie, Villa et anteiglesia ont fusionné. La source qui aujourd'hui se trouve à Beko Kale, face à Arnaga, symbolise cette union sous la devise "Biak bat eta Biena" (Deux en un et des deux). La vie des habitants de Mungia a passé sans un grand sursaut et s'est basée sur une activité fondamentalement rurale et agricole, mais avec un développement croissant d'activités artisanales et de commerce, jusqu'en 1936. Pendant la guerre, Mungia a été un des villages punis durement par les bombardements des troupes des fascistes. Dans leur retrait de Mungia, des groupes d'anarchistes incontrôlés ont brûlé plusieurs bâtiments de la ville.

La guerre a freiné la croissance de la population, mais aux débuts des années 1960, le processus d'industrialisation de la zone a attiré à beaucoup de main d'œuvre. Cette main d'œuvre nécessaire est arrivée tant du reste de l'état, que des villes voisines et, durant quelques années, on a créé quantité de nouvelles constructions et de rues complètes, étendant notamment le quartier urbain.

À Mungia était établie l'usine Munguía Industrial S.A, fabricant sous licence la Minivoiture allemande Goggomobil[2].

La récession de la fin des années 1970 a apporté une période (assez courte) de croissance végétative négative à Mungia, ce qui s'est répercuté sur sa population, qui durant les dernières années éprouve une forte augmentation démographique.

Pendant les longues années de dictature franquiste, le mouvement de résistance s'est basé sur des associations des citoyens. Divers groupes de citoyens ont cherché de l'aide dans des institutions comme l'église qui ont servi de parapluies et aide à des groupes de type culturel, sportif et éducatif qui cherchaient la conservation et la récupération de la culture basque et l'expérience dans une culture démocratique et participante. Durant les dernières années le mouvement contre la centrale nucléaire de Lemoniz a été significatif, située dans une enclave de la mairie de Mungia à Basordas.

En 1977 on a choisi la première mairie démocratique après la dictature.

Démographie[modifier | modifier le code]

  • Mungia compte 15 104 habitants, avec une densité de population de 289,79 hab./km2. I.N.S. 2006.

Quant à la langue, nous nous trouvons dans une comarque avec un haut niveau de bascophones, 26 % des personnes est hispanophone, 16 % de bascophones, tandis que 58 % sont bascophones, dont 67 % sont alphabétisés.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La guerre des bandes opposait les partisans de deux familles : les Oñas et les Gamboins. Les Oñaciens étaient des partisans de la lignée guipuscoane des Oñas. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille. Les Gamboins étaient les partisans de la lignée guipuscoane des Gamboa. Ils étaient alliés aux Agramontais (qui apparaissent pour la première fois au début du XIIe siècle avec Sanche VII le Fort) et le Royaume de Navarre.
  2. Le Goggomobil ou Goggo est un minivoiture de l'entreprise Hans Glas à Dingolfing (Allemagne). Elle a été présentée en 1954 dans l'Exposición Internacional de Bicicletas y Motos (Internationale Fahrrad- und Motorrad-Ausstellung, IFMA) de Cologne - Elle pouvait se conduire avec un permis moto et les premiers modèles sont sortis de la ligne de production le 19 janvier 1955. Le prix était d'environ 3 500 Marcs allemands.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]