Muskiz

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Muskiz
Blason de Muskiz
Héraldique
Drapeau de Muskiz
Drapeau
Muskiz vue depuis Gallarta
Muskiz vue depuis Gallarta
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Statut Udal / Municipio
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Drapeau de Biscaye Biscaye
Comarque Grand Bilbao
Maire Gonzalo Riancho (Eusko Alkartasuna)
Code postal 48550
Démographie
Gentilé muskitarra
Population 7 620 hab. (2013)
Densité 354 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 17″ N 3° 07′ 34″ O / 43.321389, -3.12611143° 19′ 17″ Nord 3° 07′ 34″ Ouest / 43.321389, -3.126111  
Altitude 10 m
Superficie 2 150 ha = 21,50 km2
Divers
Saint patron Jean Baptiste (24 juin)
Localisation

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Liens
Site web www.muskiz.org

Muskiz en basque ou Musques en espagnol est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.

Suite au découpage moderne des comarques, Muskiz a été rattachée à la sous-comarque de Meatzaldea (Zona Minera en espagnol), intégrée à la comarque du Grand Bilbao. Cependant, d'un point de vue historique, Muskiz appartient aux Enkarterri (ou Encartaciones en espagnol) et à la vallée de Somorrostro, entité disparue en 1805 qui constituait l'une des dix républiques ou Conseils des Enkarterri.

Géographie[modifier | modifier le code]

Géographie physique[modifier | modifier le code]

La commune, située sur le point le plus occidental de la côte biscaïenne, est limitée au nord par la mer Cantabrique, au sud par Galdames, et à l'est par Abanto-Zierbena et Zierbena. Par l'ouest, elle est limitrophe de Castro-Urdiales, ville appartenant à la communauté autonome uniprovinciale de Cantabrie.

La commune est encaissée dans la vallée de la rivière Mayor ou Barbadun qui se jette dans la mer Cantabrique à son passage par le quartier de l'Arena, plage dont le territoire est partagé avec Ciérvana.

Parmi les montagnes qui entourent Muskiz, le sommet le plus élevé est le pic Mello, au sud de la commune, qui culmine à 626 m. Les autres sommets principaux sont le Peña Corbera (361 m), le pic Garrigue (269 m), le pic Ramos (229 m) et le Janeo (203 m).

Localités[modifier | modifier le code]

La municipalité est composée des localités suivantes : El Cerro, El Covarón (ou Kobaron), El Haya (Zelaya), El Pobal, El Valle, La Rigada (Larrinaga), La Sequilla, Memerea, Pobeña, San Juan de Somorrostro ou de Muskiz (localité principale de Muskiz), San Julián (ancienne capitale du Conseil et origine du nom de la localité), San Martín de Muñatones et Santelices.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Les Romains, suite à la conquête de la région, exploitaient déjà les mines de fer de la région. Au Ie siècle, le géographe romain Pline l'Ancien précise dans son Histoire naturelle que :

de tous les métaux, la plus longue veine est celle du fer. Dans la partie de la Cantabrie en bordure de mer, il y a une montagne extrêmement haute, tout de cette matière, chose incroyable.

Il semble donc que les Romains connaissaient l'existence de la veine de minerai de fer de la montagne Triano qui s'étendait dans l'actuelle zone minière de Biscaye, entre Barakaldo et Somorrostro.

La colonie romaine de Flaviobriga, fondée sur le site de Portugalete ou de Castro-Urdiales en 74, à l'époque de l'empereur romain Vespasien sur un noyau indigène préexistant, Portus Amanum ou Port des Amanos. Il existe également quelques preuves de présence romaine dans la ria du Barbadún et dans le territoire de Somorrostro.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Jusqu'au IXe siècle, il y a un grand vide documentaire. Dans la chronique d'Alphonse III, vers 880, on dit que son prédécesseur Alphonse Ier a repeuplé Carranza et Sopuerta. Le premier document écrit dans lequel on cite la vallée de Somorrostro, à laquelle appartient Muskiz, est daté de 1068. Apparemment, le processus d'acculturation romain ne serait pas arrivé à changer les us et coutumes de la population indigène, qui a continué d'exploiter les ressources agricoles et d'élevage des domaines mal définis territorialement.

Avec la diffusion du christianisme apparaît un nouvel élément de référence économique et social : l'église. Les églises sont généralisées à partir du XIe siècle. Parmi les plus anciennes de la zone, il faut indiquer celle de Sainte-Marie de Pobeña et celle de la Cerrada de Ranes, à Cardeo (dans la commune de Zierbena).

En 1212, Diego Lopez II de Haro, seigneur de Biscaye, fait don à Sancho Ortiz Marroquín de Montehermoso de plusieurs églises de la vallée de Somorrostro, dont celle de San Julián de Muskiz, ainsi que le droit de douane sur les minéraux qui passent par la ria de Barbadún. C'est à cette époque que San Julián de Muskiz est érigé en paroisse. Autour de sa juridiction est créé le conseil de San Julián de Muskiz. L'actuel Muskiz, situé à l’extrémité occidentale de la seigneurie de Biscaye, est alors un des quatre conseils de la vallée de Somorrostro, qui regroupe les quatre conseils occidentaux des Enkarterri, avec les trois conseils orientaux. Muskiz est alors une terre des seigneurs féodaux et de maison-tour.

Au XIVe siècle, grâce à Lope García de Salazar, nous avons une information sur les événements de la Biscaye bas médiévale parce que dans son livre Bienandanzas et Fortunas on reprend les faits les plus importants de ces conflits entre les deux côtés. La famille Salazar, à laquelle appartenait le chroniqueur, a détenu le contrôle de la vallée de Somorrostro depuis le château de Muñatones. Cette famille établie à Muskiz s'apparentant, vers 1256, avec celle des Muñatones. Tout comme d'autres parents plus grands, cette famille était propriétaire des terres et des hommes, jouissait de revenus, d'exonération fiscale et soumettait à son autorité les habitants de la zone d'influence.

La prolifération de tours à Muskiz est déterminée par le règlement des Salazar à Muñatones, ceux qui, contrôlant le territoire depuis son domaine, installent ses parents dans les différents quartiers de la commune : Pobeña, Montaño, Memerea, San Julian, Santelices, la Rigada. Ces maisons-tour étaient d'authentiques centres d'exploitation et administration des ressources des environs. La construction la plus significative de cette période est le château de Muñatones.

Le château de Muñatones, dans la vallée du Barbadun, a été construit par Juan Lopez de Salazar vers 1260. Cette maison-tour sera reconstruite au XVe siècle et, encore de nos jours, est conservé en bon état. Un autre membre de la famille, Lope García de Salazar écrira en étant emprisonné dans ce même château l'œuvre Bienandanzas et Fortunas, qui rapporte les guerres des bandes[1] médiévales en Biscaye. Le majorat personnel de Lope Garcia de Salazar à Muskiz étaient ses tours de San Martín Muñatones et de Santelices, la forge du Pobal et de l'Arenao, cette dernière à Galdames, et les moulins à eau la Puente et de Fresnedo. Indépendamment de ces bénéfices, il percevait des revenus additionnels, provenant du trafic du minerai de fer (70 000 maravédis annuels), la Prévôté de la ville de Portugalete et les péages des ports de San Martín à Muskiz (aujourd'hui disparu) et Portugalete.

Outre les Salazar, d'autres lignées des bandes ont construit leurs maison-tour dans le territoire de Muskiz. Les Salcedo, Marroquines, Puchetas, Santelices ou Bañales. La légende raconte qu'on est arrivé à avoir 17 maison-tour dans le territoire de Somorrostro réparties dans les nombreux quartiers et les lieux de population de la commune.

Période moderne[modifier | modifier le code]

Ère contemporaine[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Population de Muskiz
1897 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970 1981 1991 2001 2006
2,468 2,663 4,069 4,239 4,345 4,060 4,077 4,733 6,011 6,054 6,358 6,558 6,839

Politique[modifier | modifier le code]

Les élections aux Juntes générales de Biscaye de 2011 ont donné le Parti nationaliste basque (PNV-EAJ) vainqueur des élections à Muskiz. Les sièges ont été répartis comme suit :

Parti Sièges Nombre de voix[2]
Parti nationaliste basque (PNV-EAJ)
5
1 473 (34,75 %)
Biltzen
3
782 (18,45 %)
Parti socialiste du Pays basque (PSE-EE)
2
707 (16,68 %)
Eusko Alkartasuna
2
604 (14,25 %)
Por Muskiz, Bai
1
483 (11,39 %)
Alderdi Popularra (PP)
-
109 (2,57 %)

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie de Muskiz est liée à l'entreprise Petronor, qui y construit dans les années 1970 la plus grande raffinerie de pétrole d'Espagne. La tour de la raffinerie, de 222 mètres de haut, est appelée la Catalítica. Le logo de l'entreprise est une stylisation du château des Muñecones.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Château de San Martín de Muñatones à Muskiz

Fêtes[modifier | modifier le code]

La fête patronale de Muskiz se tient le jour de la saint Jean-Baptiste, le 24 juin. En plus de cette fête commune à toute la commune, les différentes localités peuvent avoir des fêtes supplémentaires :

  • saint Julien : le premier week-end de janvier.
  • carnaval : saint Jean (21 juin).
  • El Covarón : 1er mai.
  • La Glorieta : le premier week-end de juillet.
  • Memerea : sainte Marie-Madeleine (22 juillet)
  • La Rigada : Notre-Dame et saint Roch (15-17 août)
  • Pobeña : Vierge du Secours (8 septembre)
  • La Rabuda : en septembre.
  • fête agricole : en septembre.
  • fête de la chasse et de la pêche : en septembre.
  • Pobeña : El Socorrillo (premier dimanche d'octobre)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La guerre des bandes opposait les partisans de deux familles: les Oñas et les Gamboins. Les Oñacins étaient des partisans de la lignée guipuscoane des Oñas. Elle était menée par la famille Mendoza, avec comme alliés les Beaumontais et la couronne de Castille. Les Gamboins étaient les partisans de la lignée guipuscoane des Gamboa. Ils étaient alliés aux Agramontais (qui apparaissent pour la première fois au début du XIIe siècle avec Sanche VII le Fort) et le Royaume de Navarre.
  2. 2011ko udal hauteskundeen emaitzak euskadi.net webgunean 2011/08/14an kontsultatua

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]