Errigoiti

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Errigoiti
Blason de Errigoiti
Héraldique
Drapeau de Errigoiti
Drapeau
Ferme à Errigoiti
Ferme à Errigoiti
Administration
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Communauté autonome Pays basque Pays basque
Province Drapeau de Biscaye Biscaye
Comarque Busturialdea
District judic. (Udal / Municipio)
Maire Iñaki Madariaga Otazua (PNV)
Code postal 48309
Démographie
Gentilé Errigoitiarra
Population 532 hab. (2013)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 19′ 12″ N 2° 43′ 26″ O / 43.32, -2.7238888943° 19′ 12″ Nord 2° 43′ 26″ Ouest / 43.32, -2.72388889  
Altitude 265 m
Superficie 1 642 ha = 16,42 km2
Localisation
Localisation de Errigoiti

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Liens
Site web www.errigoiti.net
mairie d'Errigoiti

Errigoiti en basque ou Rigoitia en espagnol est une commune de Biscaye dans la communauté autonome du Pays basque en Espagne.
Le nom officiel de la ville est Errigoiti.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom Errigoiti provient de l'expression basque, herri (ville) et goitia (haut), signifiant la ville d'en haut.

Il s'agit d'une ancienne ville médiévale créée en 1376 pour protéger le chemin qui unissait la vallée de la rivière ButronMungia) avec celle de la rivière Oka (Guernica). Du point de vue de quelqu'un qui allait de Guernica à Mungia, Errigoiti était effectivement la ville d'en haut.

C'est le toponyme officiel depuis le 10 mars 1986 (publié dans le BOE[1] en avril 1989).

Quartiers[modifier | modifier le code]

  • Atxikas-Rekalde (57 habitants.) :
  • Eleizalde-Olabarri (159 habitants.) : Eleizalde est le quartier de l'église. C'est le noyau originaire de l'elizate.
  • Metxikas (117 habitants.)
  • Errigoiti (Quartier d'Uri ou de la Villa) (178 habitants.) : de fondation médiévale, il est le principal quartier de la commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines de cette commune se trouvent dans l'elizate de Santa María d'Idoibalzaga, dont les origines se perdent dans le Moyen Âge.

Afin de consolider et protéger la voie qui unit Guernica avec Mungia, en 1376 le seigneur de Biscaye Don Juan de Castille concède les territoires étendus aux habitants de Santa María Idoibalzaga et du droit de régir par le For de Logroño, en fondant dans son territoire une Villa[2] appelée Rigoitia.

À 500 mètres de distance du noyau original de l'elizate (actuel quartier d'Eleizalde), apparaît un petit noyau urbain organisé dans des rues qui suivent le modèle de villa caminera medieval. Bien qu'ayant le rang historique de Villa, Errigoiti est toujours resté dans des dimensions modestes.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église de Santa María de Idoibaltzaga: c'est l'église paroissiale de Rigoitia qui fait partie d'un ensemble constitué d'une église, ermitage, cimetière et maisons rurales situé hors du noyau urbain original de la population. Du début du XVIe siècle dont il conserve une partie des murs et du portail, elle a été largement modifiée dans une réforme effectuée au XIXe siècle par Martín de Echaburu.
De plan rectangulaire (double en longueur par rapport à sa largeur) et trois nefss de hauteur égale qui forment une église salon, aussi appelée columnaria ou hallenkirche. Elle ne possède pas de tête et les nefs sont séparés par des colonnes toscanes de type classique, baída de tabiquería. Cette réforme a donné au temple l'aspect des églises salon de transition gothique-Renaissance typiques.
Le portail, situé dans le centre de la paroi droite, est Renaissance. C'est un arc d'un demi - point qui est encadré dans des pilastres ioniques de fût réduits. Sur l'arc s'ouvre un fronton triangulaire avec miroir dans le tympan. Il y a deux médaillons aux deux côtés de la porte représentant San Pedro et San Pablo et au centre, un relief de l'Assomption.
Un grand porche entoure toute la construction. La tour, qui est placée aux pieds, permet le passage d'un côté à l'autre. C'est un bâtiment de trois étages dont le dernier est équipé de cloches. Début du XVIIe siècle, elle l'œuvre de Juan Ochoa Uría et de Domingo de Erezuma.
À l'intérieur, le retable du grand utel a été construit pendant la réforme mais profite des motifs décoratifs du précédent qui datent d'entre 1649 et 1653. Les autres retables sont : un de 1747 d'Andres de Uribe et l'autre de 1760 Pedro de la Lastra. Dans la chapelle du Corps Saint, se conserve un corps momifié connu comme Gorputz Santue (corps saint en basque) qui a été très vénéré dans la comarque. Avec cette momie il y a un tableau en bas-relief daté du XVIIe siècle qui illustre la légende d'Idibaltzaga qui raconte le transfert par la vierge des travaux de l'église que les habitants voulaient construire dans le village. (commentaire personnel: Cette légende revient très souvent en Pays basque, principalement en Navarre)[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Bulletin officiel de l'État (BOE, Boletín Oficial del Estado, en espagnol) est le journal officiel de l'État espagnol, dans lequel sont consignés tous les évènements législatifs (lois, décrets), règlementaires (arrêtés), déclarations officielles et publications légales relevant des institutions nationales (Gouvernement, Cortes Generales…), ainsi que les dispositions générales des communautés autonomes.
  2. Une villa est une population rurale de taille intermédiaire entre une aldea et une ciudad. Le terme «villa» dérive du latin villa, domaine rural.
  3. (es)(eu) Iglesia de Santa María de Idibaltzaga

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]