Michel-Antoine de Saluces

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Michel-Antoine de Saluces (italien: Michele Antonio Ludovico del Vasto ou Michelantonio di Saluzzo) (né à Saluces 20 mars 1495 tué à Aversa le 18 octobre 1528), homme de guerre italien au service du roi de France. Il succède à son père comme marquis de Saluces de 1504 à 1528 et exerce plusieurs gouvernements provinciaux en France et en Italie au nom du roi François Ier et reçoit l'Ordre de Saint-Michel avant 1527.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils aîné et successeur du marquis Ludovic II de Saluces et de son épouse Marguerite de Foix- Candale, régent jusqu'en 1526. Michel-Antoine est élevé à la cour de France, où il est nommé à l'âge de seulement 10 ans le 26 mars 1515, gouverneur du comté d'Asti[1]. Capitaine de 100 hommes d'armes des ordonnances d'avril 1517 à avril 1527.

Comme son père Ludovic II , il participe aux guerres d'Italie menées par Louis XII et François Ier Il devient Gouverneur du Milanais le 15 septembre 1524[2]. Gouverneur de Savone en 1525, il combat bravement lors de la Bataille de Pavie.

Il reçoit alors le Gouvernement du Dauphiné le 7 mai 1525, comte de Castres le 30 janvier 1526 et Amiral de Guyenne, il devient le dernier Gouverneur de Paris et de l'Île-de-France de mars 1526 à sa mort avant que les deux gouvernements soient séparés[3]. Cette année là capitaine à la tête de six mille hommes français, il libère Plaisance occupée par les Impériaux, et l'année suivante Lieutenant général en Italie le 17 avril 1527, il occupe Bologne et Florence. Il tente de s'opposer au Sac de Rome par les mercenaires de Charles III de Bourbon.

Battu par les Espagnols lors de la bataille d'Aversa, Michel-Antone est grièvement blessé lors du bombardement de la maison où il se trouvait. Selon ses dernières volontés, son corps est inhumé dans le Basilique Santa Maria in Aracoeli à Rome, mais son cœur est rapporté au Piémont. Cet épisode est évoquer dans une ballade qui rappelle les derniers moments de la vie du marquis, qui, en mourant, dicte ses ultimes volontés à ses soldats qui se pressent à son chevet. Cette chanson dite «  Le Testament du capitaine  » a été reprise quatre siècles plus tard par les Alpins pendant la Première Guerre mondiale.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Duquesne Dictionnaire des Gouverneurs de Province éditions Christian Paris 2002 (ISBN 2864960990) p. 258
  2. Jean Dusquen op.cit p. 257
  3. Jean Duquesne op.cit p. 98 & p. 149

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Delfino Muletti, Carlo Muletti Memorie storico-diplomatiche appartenenti alla città ed ai marchesi di Saluzzo, Volume VI, Livre 15 (1504-1528), Domenico Lobetti-Bodoni Saluzzo 1883.


Articles connexes[modifier | modifier le code]