Max Aub

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Max Aub

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Extrait d'une fresque du collège Max Aub de Valencia

Nom de naissance Max Aub Mohrenwitz
Autres noms Max Aub
Activités Auteur dramatique, romancier, essayiste et critique littéraire
Naissance 2 juin 1903
Paris Drapeau de la France France
Décès 22 juillet 1972 (à 69 ans)
Mexico Drapeau du Mexique Mexique
Langue d'écriture Espagnol
Genres Nouvelle, poésie, théâtre

Max Aub Mohrenwitz, dit Max Aub, né le 2 juin 1903 à Paris et mort le 22 juillet 1972 à Mexico, est un auteur dramatique, romancier, essayiste et critique littéraire qui a eu quatre nationalités au cours de sa vie : Français, Allemand, Espagnol, Mexicain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Gérard Malgat a écrit à son sujet : « Max Aub est né à Paris en 1903 avant de devenir espagnol par l’exil — le premier — de la famille en 1914. Car lorsque la guerre éclate entre l’Allemagne et la France, son père Guillermo Aub, Allemand qui avait choisi de vivre à Paris, comprend que lui-même, sa femme Suzanne, et leurs enfants Max et Magdalena n’ont d’autre choix que l’exil pour éviter d’être considérés comme des ennemis[1]. » Ils s'installent donc à Valence.

Durant la guerre civile espagnole, il fait partie de la délégation espagnole républicaine à Paris. Il entre en contact avec Pablo Picasso et lui commande un tableau pour le compte du gouvernement républicain. Ce sera Guernica.[réf. nécessaire]

Sous l'Occupation, Max Aub est interné sur ordre de l'administration du gouvernement de Vichy, d'abord au camp de concentration du Vernet, puis, en Algérie, à Djelfa. Max Aub, a mis en vers pour le théâtre, un récit de son internement[2].

Il fonde en 1965 le périodique littéraire Los sesenta, qui compte parmi ses rédacteurs les poètes Jorge Guillén et Rafael Alberti.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans
  • Luis Álvarez Petreña, 1934 ; 1965 ; 1971
  • El laberinto mágico. Comprend : Campo cerrado, 1943 ; Campo de sangre, 1945 ; Campo abierto, 1951 ; Campo del Moro, 1963 ; Campo francés, 1965 ; Campo de los almendros, 1967
  • Les bonnes intentions (Las buenas intenciones), 1954
  • Jusep Torres Campalans, 1958
  • La calle de Valverde, 1961
  • Juego de Cartas, 1964
Nouvelles
Plaque commémorative au 3 cité de Trévise à Paris où naquit Max Aub en 1903
  • No son cuentos, 1944
  • Ciertos cuentos, cuentos ciertos, 1955
  • Crimes exemplaires (Crímenes ejemplares), 1957), Phébus, 1997. Réédition Phébus Libretto, 2001
  • Cuentos mexicanos, 1959
  • La Véritable Histoire de la mort de Francisco Franco (La verdadera historia de la muerte de Francisco Franco y otros cuentos), 1960
  • Le Zopilote et autres contes mexicains (El zopilote y otros cuentos mexicanos), 1964
  • Historias de mala muerte, 1965

Poésie

  • Impossible Sinaï,(fr) Introduction et traduction de l'espagnol par Bernard Sicot, Ed. Mare Nostrum,Perpignan,2012, 96 p., ISBN 9782363910097

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gérard Malgat, Max Aub et Manuel Azaña, l’écriture au service de la République, Éd. Arkheia, hors-série 2, Azaña, 2008.
  2. Norbert Bel-Ange, Quand Vichy internait ses soldats juifs d'Algérie : Bedeau, sud Oranais, 1941-1943, L'Harmattan, 2005, p.100.

Sources[modifier | modifier le code]