Démographie de la Jordanie

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Démographie de la Jordanie
Pyramide des âges de la Jordanie en 2005
Pyramide des âges de la Jordanie en 2005
Dynamique (2012)
Population 6 508 887 hab.
Accroissement naturel -0,965 %
Indice de fécondité 3,36 enfants par
Taux de natalité 26,52 ‰
Taux de mortalité 2,74 ‰
Taux de mortalité infantile 15,83 ‰
Espérance de vie à la naissance 80,18 ans
Âge médian (2012)
Homme 22 ans
Femme 22,7 ans
Structure par âge
0-14 ans 33,8 %
15-64 ans 62,4 %
65 ans et plus 3,9 %
Rapport de masculinité (2011)
À la naissance 106 /100
Moins de 15 ans 106 /100
15-64 ans 103 /100
65 ans et plus 95 /100
Migration (2012)
Solde migratoire -33,42 ‰
Composition linguistique
Arabe (officiel)  
Composition ethnique
Arabes 98 %
Tcherkesses 1 %
Arméniens 1 %
Composition religieuse (2001)
Islam (sunnisme) 92 %
Christianisme 6 %
Autres 2 %

Cet article contient des statistiques sur la démographie de la Jordanie.

Évolution de la population[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

Structure de la population[modifier | modifier le code]

Évolution des principaux indicateurs démographiques[1]
Période Naissances annuelles Décès annuels Solde naturel annuel Taux de natalité (‰) Taux de mortalité (‰) Solde naturel (‰) Indice de fécondité Taux de mortalité infantile
1950 – 1955 26 000 11 000 15 000 47,4 19,3 28,1 7,38 160,9
1955 – 1960 38 000 13 000 25 000 49,4 16,5 32,9 7,38 128,9
1960 – 1965 54 000 15 000 40 000 53,6 14,5 39,1 8,00 103,2
1965 – 1970 73 000 16 000 57 000 52,3 11,8 40,5 8,00 82,8
1970 – 1975 90 000 17 000 73 000 49,0 9,4 39,6 7,79 68,3
1975 – 1980 92 000 16 000 76 000 42,8 7,5 35,3 7,38 56,5
1980 – 1985 101 000 17 000 85 000 39,7 6,5 33,2 7,05 44,4
1985 – 1990 117 000 18 000 99 000 37,5 5,7 31,8 6,44 36,0
1990 – 1995 132 000 19 000 113 000 33,9 4,9 29,0 5,14 30,6
1995 – 2000 147 000 21 000 127 000 32,0 4,5 27,5 4,34 26,7
2000 – 2005 143 000 21 000 122 000 28,1 4,2 23,9 3,60 23,6
2005 – 2010 152 000 23 000 128 000 26,4 4,1 22,3 3,27 21,0

Minorités ethniques et religieuses[modifier | modifier le code]

Les statistiques concernant les minorités ethniques et religieuses en Jordanie varient énormément selon les sources, en raison notamment des phénomènes migratoires et de la séparation entre l'ex-Cisjordanie et l'ex-Transjordanie, d'abord à cause de l'occupation israélienne depuis 1967 et ensuite lors de la création de l'Autorité palestinienne : les pourcentages datant d'avant 1967 ont parfois été « recyclés » pour la période postérieure, tant pour les deux moitiés du royaume que pour sa partie orientale. Il convient donc de prendre tous ces chiffres avec précaution.

Les groupes ethniques minoritaires historiques sont

  • les Circassiens (dénomination collective pour les Nord-Caucasiens musulmans, sauf les Tchétchènes), estimés en 1971 à 20 000 (0,8 %) par l'Encyclopédie soviétique, à 1 % de la population (27 000) en 1984 par le CIA World Factbook; les implantations circassiennes historiques étaient Amman (fondée par eux), Wadi Sir et Jerash
  • les Tchétchènes, souvent décrits à tort comme musulmans chiites, notamment à Ar-Rusayfah, Zerka et Suwailih
  • les Arméniens rescapés du génocide de 1915, au cours duquel certains furent recueillis et cachés par des tribus bédouines arabes
  • les Turkmènes à Ar-Rumman, au sud de Jerash

Plus récemment, les migrations internationales ont amené en Jordanie des Pakistanais, des Philippins, mais aussi des réfugiés et migrants syriens et irakiens qui sont venus s'ajouter aux réfugiés palestiniens (entre 40 et 60 % de la population, voire plus selon certaines sources) et aux immigrés hedjaziens (dont la famille royale des hachémites), syriens et palestiniens qui ont constitué dans les années 1920-1930 l'armature de l'État transjordanien, avec le soutien des tribus bédouines et sous la supervision du Royaume-Uni, puissance mandataire représentées sur place par "Peake Pacha" puis par "Glubb Pacha".

Les communautés confessionnelles minoritaires sont:

  • les chrétiens, originellement majoritaires, et, selon les statistiques nationales officielles, sont estimés à 6 % de la population. Ils sont présents dans les villes de Salt (un tiers des 20 000 habitants en 1935), Kerak (1 500 chrétiens sur 8 000 habitants en 1935 selon R. Montagne, dont 2 tribus sur 3 des Wadi Mousa) et Madaba et dans les villages environnants, étaient estimés en 1928 à 10 000, soit 4 % de la population (Statesman's Yearbook), et en 1949 à 30 000 (8,8 %) (A.M. Goichon, Jordanie réelle, 1967). Au recensement de 1961, ils étaient 108 838 :
    • les orthodoxes orientaux ou grecs-orthodoxes (6,4 %) représenteraient la moitié des chrétiens
    • les melkites catholiques, estimés à 46 000 (1,5 %) en 1978 par le Statistical Yearbook of the Church
    • les arméniens grégoriens
  • les druzes, notamment dans le Qasr Azraq, parmi lesquels des réfugiés de la révolte de 1925 contre les Français en Syrie

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]